L’ayatollah Ali Khamenei a appelé les dirigeants politiques à cesser de se quereller. Iranian supreme leader’s website/AFP
Cette déclaration du numéro un iranien intervient au lendemain de la confirmation par les États-Unis de nouvelles sanctions économiques contre l’Iran, quelques jours seulement après une « offre sérieuse » du vice-président américain Joe Biden à Téhéran sur des négociations directes dans le cadre du groupe 5+1 (États-Unis, France, Grande-Bretagne, Russie, Chine et Allemagne). « Vous pointez une arme sur l’Iran en disant “négociez ou nous tirons”. Mais faire pression et négocier n’est pas cohérent et la nation ne se laissera pas intimider », a ainsi lancé à l’adresse des États-Unis le guide, lors d’un discours à Téhéran dont le texte a été publié sur son site Internet (www.leader.ir). « L’Iran n’acceptera pas de négocier avec celui qui nous menace par des pressions, estimant qu’une offre de dialogue n’a de sens que quand l’autre partie montre de la bonne volonté. Je ne suis pas un diplomate, je suis un révolutionnaire. J’exprime mes opinions franchement. »
Lundi, le ministre iranien des Affaires étrangères, Ali Akbar Salehi, avait assuré que l’Iran examinerait « positivement » la proposition de M. Biden, soulignant toutefois que l’Iran se méfiait des « signaux contradictoires » de Washington. Mais l’ayatollah Khamenei, qui a le dernier mot notamment sur les activités nucléaires et la diplomatie, s’est montré inflexible. « Certains se réjouissent de cette offre de négociations, mais les négociations ne résoudront rien », a-t-il asséné, menaçant ceux qui, en Iran, voudraient revenir à une domination américaine.
« Cessez les querelles »
Parallèlement, Ali Khamenei a appelé les dirigeants politiques à cesser de se quereller, après la passe d’armes publique entre le chef de l’État, Mahmoud Ahmadinejad, et le président du Parlement, Ali Larijani. Le conflit entre les deux hommes s’est intensifié à l’approche de l’élection présidentielle de juin prochain, à laquelle M. Ahmadinejad ne pourra se présenter. Il a éclaté au grand jour dimanche, lors d’une confrontation publique en pleine séance du Majlis. « Les dirigeants doivent prendre en compte l’intérêt national et mettre de côté leurs querelles », a-t-il ainsi déclaré lors d’une intervention publique.
Drones décodés ?
En attendant, les gardiens de la révolution, l’armée d’élite du régime, ont diffusé des images présentées comme des « données décodées » d’un drone américain RQ-170 abattu fin 2011 alors qu’il survolait l’Iran, ont indiqué les médias iraniens. Les images, diffusées par la division aérospatiale des gardiens, auraient été prises par le drone lors de son atterrissage sur une base américaine de Kandahar et sur une autre base au Pakistan.
Enfin, sur un tout autre plan, l’Iran et le Sénégal ont renoué leurs relations diplomatiques, rompues en février 2011 par Dakar qui accusait Téhéran de livrer des armes aux rebelles de Casamance, a annoncé l’agence ISNA, citant un communiqué officiel iranien.
(Sources : agences)


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine
LOL...Et BIDEN lui dira "me.de" aussi. Je rigole en voyant l'arrogance des iraniens qui envoient un singe à l'aller pour le remplacer par un autre au retour...Parce que la fusée a explosé dans l'espace tout simplement....Chut..cela fait partie de la guerre psychologique...Justement ces abrutis sont en guerre...alors que le monde aspire à la paix.
11 h 01, le 08 février 2013