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Culture

Le Centre Pen Liban : pour une littérature libre de tout clivage

Club culturel La naissance d’une nouvelle association culturelle, présidée par Hyam Schoucair Yared, a été annoncée hier lors d’une conférence de presse à Zico House.
OLJ
29/01/2013

Le Centre Pen Liban est une association qui voit le jour aujourd’hui avec pour ambition de rassembler des écrivains et intellectuels libanais attachés aux valeurs de paix, de tolérance et de liberté sans lesquelles la création devient impossible, et de leur créer un nouvel espace de rencontre sur le plan local, mais aussi avec leurs homologues régionaux et internationaux. Elle a été fondée au mois de mai 2012 et reconnue par le Pen international au titre de centre membre de leur organisation, lors de la conférence annuelle du Pen internattional qui s’est tenue en Corée du Sud, le 10 septembre 2012. À ne pas confondre avec l’ancien Pen Club Liban (fondé en 1948 et reconnu par le Pen international), dont Camille Aboussouan puis Jamil Jabre ont respectivement tenu les rennes durant de longues années. La présidente du nouveau centre, Hyam Yared, a d’ailleurs tenu à saluer leur mémoire et exprimer le respect quant à l’engagement de feu Aboussouan, «cet intellectuel pionnier de l’idée d’une collectivité d’écrivains soucieuse de réfléchir le monde par le débat et la promotion de la littérature», a indiqué l’écrivaine en espérant que l’association Centre Pen Liban puisse perpétuer cet engagement. Tout en appelant les membres du Pen Club, de même que tous les journalistes, écrivains ou intellectuels, à se joindre à cette association amie.


Par ailleurs, Yared a insisté dans son mot sur l’importance du rôle de la littérature engagée pour la diversité culturelle et la liberté d’expression, notamment dans un pays déchiré et complexe comme le Liban et dans une région confortée à des bouleversements sociopolitiques de taille.


Concernant la naissance de cette association, Yared raconte: «Lorsque le vice-président du Pen international, Eugene Schoulgin, m’a contactée pour s’enquérir d’une structure susceptible de porter les valeurs de la littérature en collaboration avec le Pen international, j’y ai tout de suite vu une opportunité pour nous, écrivains, de faire entendre les nuances qu’ils peuvent ajouter au monde de la littérature, portant par là même le droit du monde contemporain à la pluralité d’expression.


L’association culturelle du Pen au Liban a pour but d’offrir cet « espace commun capable de libérer la littérature de l’emprise des États et des élites politiques et de proposer aux écrivains et journalistes la possibilité de retrouver leur rôle légitime à l’avant-garde du débat national».


Pour l’aspect concret, le Centre Pen Liban compte mettre en œuvre une série de projets culturels et littéraires visant à encourager et soutenir tous les écrivains désirant rester indépendants de toutes pressions sociales, politiques, communautaires ou familiales. Parmi ses objectifs : défendre la liberté d’expression, de pensée ou d’action, et dénoncer la censure sous toutes ses formes; encourager de nouveaux talents par l’organisation de prix littéraires; promouvoir la littérature à travers la publication annuelle d’une revue rassemblant des textes d’adhérents au centre ainsi que d’auteurs invités; organiser des conférences autour de problématiques libanaises ou arabes et organiser un festival annuel dans le but de promouvoir l’oralité de la littérature et de permettre une meilleure diffusion des textes littéraires dans la société.
Avis donc aux intéressés.

Pour plus d’informations, consulter la page facebook : www.facebook.com/penlebanon E-mail : hyamyared@yahoo.com ou rasha.alatrash@gmail.com

À savoir

Le Pen Club international est une association internationale d’écrivains, apolitique et non gouvernementale, fondée en 1921 et ayant pour but de « rassembler des écrivains de tous pays attachés aux valeurs de paix, de tolérance et de liberté sans lesquelles la création devient impossible ». Le sigle « PEN », acronyme du mot anglais « pen » (stylo), résume les différents métiers de l’écriture : P pour « poets, playwrights » ; E pour « essayists, editors » ; et N pour « novelists, non-fiction authors ».

Le comité directeur

Président : Hyam Yared.
Vice-président : Youssef Bazzi.
Secrétaire général : Rasha el-Atrash.
Trésorier : Hassan el-Zein.
Responsable des affaires culturelles : Abbas Baydoun.
Chargé des relations publiques : Imane Humaydane.
Responsable de l’information : Hala Kawtharani.
Chargé des questions de liberté d’expression : Ziad Majed.

Le comité consultatif

Hassan Daoud, Élias Khoury, Hazem Saghieh, Alawiya Sobh et Charif Majdalani.
Membres du comité général : Mohammad Abi Samra, Suzanne Alaywan, Najwa Barakat, Dalal Bizri, Hilal Chouman, Iskandar Habache, Bachir Hleil, Diana Moukalled, Julie Mourad, Bilal Ourfali, Bassel Salloukh, Fidel Sbeity, Marie Tawk, Fady Toufaily et Abdo Wazen.

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