Si l’annonce d’une nouvelle contraction du PIB était attendue par les économistes, ce repli est toutefois supérieur à celui de 0,1 % sur lequel ils tablaient, selon un consensus établi par Dow Jones Newswires. Sur l’ensemble de l’année 2012, l’économie est restée au point mort, a ajouté l’ONS, alors que les dernières prévisions officielles tablaient sur une légère contraction de 0,1 %. Avec cette contraction du PIB au quatrième trimestre, qui pourrait toutefois être révisée lors des deux prochaines estimations, le Royaume-Uni a fait un premier pas vers sa troisième récession depuis le début de la crise financière en 2008-2009, alors qu’il vient à peine de sortir de la deuxième au troisième trimestre.
« L’économie est à mi-chemin d’une troisième récession », a commenté Howard Archer, économiste d’IHS Global Insight. Une récession est définie par deux trimestres consécutifs de contraction du PIB. D’autant plus qu’« une autre contraction au premier trimestre est possible, en particulier à cause des problèmes dus à la neige », a estimé pour sa part Vicky Redwood de Capital Economics.
La livre sterling a immédiatement accéléré sa chute, tombant à son plus bas niveau depuis six mois face au dollar et depuis plus d’un an face à l’euro. La Bourse de Londres est en revanche restée insensible et évoluait en légère hausse.
La perspective d’une troisième récession accroît la pression sur le gouvernement du conservateur David Cameron, accusé par l’opposition travailliste d’avoir tué la croissance avec sa sévère cure d’austérité. Réagissant à cette annonce, le ministre des Finances George Osborne a souligné que le pays faisait « face à une situation économique très difficile » due aux « dettes accumulées durant de nombreuses années » et aux « problèmes » de la zone euro.
Artisan d’une cure d’austérité sans précédent depuis l’arrivée du gouvernement au pouvoir en 2010, le chancelier de l’Échiquier exclut toutefois tout changement de cap malgré les appels pressants du Fonds monétaire international.
(Source : AFP)


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine