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À La Une - France

La libération d'Abdallah pourrait être à nouveau reportée...

Les partisans de GIA appellent à la mobilisation le samedi 19 janvier pour exiger des autorités françaises l’application du droit au retour sans délai du militant libanais.

Une photo d'archives de l'activiste libanaise Georges Ibrahim Abdallah sortant d'un tribunal parisien. Duzert Jean-Louis/

La décision sur la libération conditionnelle de l'ancien activiste libanais Georges Ibrahim Abdallah (GIA), ajournée au 28 janvier, pourrait être de nouveau reportée en raison d'un appel du parquet, a-t-on appris mercredi de source judiciaire.

Lundi, le tribunal d'application des peines (TAP) de Paris compétent en matière de terrorisme avait décidé de reporter sa décision finale sur la demande de libération de cet ancien chef des Fractions armées révolutionnaires libanaises (FARL) incarcéré depuis 28 ans en France pour complicité d'assassinat de deux diplomates, en 1982.

Il avait ajourné son jugement au lundi 28 janvier dans l'attente de la signature hypothétique d'un arrêté d'expulsion du territoire français de Georges Ibrahim Abdallah, détenu à Lannemezan (Hautes-Pyrénées). Cet arrêté du ministère de l'Intérieur est indispensable pour autoriser la sortie de prison du Libanais à laquelle le TAP s'était dit favorable en novembre.

C'est cet ajournement que conteste le parquet. Son appel étant suspensif, s'il n'est pas examiné avant le 28 janvier, le TAP ne pourra, une fois de plus, trancher à cette date.

La chambre de l'application des peines de la cour d'appel de Paris a deux mois pour examiner l'appel.

Pour expliquer sa démarche, le ministère public indique dans un communiqué qu'à ses yeux, les juridictions d'application des peines auraient dû "déclarer la demande de libération conditionnelle de M. Abdallah irrecevable, compte tenu de l'absence d'arrêté d'expulsion, préalable indispensable à l'examen de cette demande".

 

 

Réactions

Au Liban, nombreuses ont été les réactions contre la décision française et en faveur de la libération de Georges Abdallah. Le député du Hezbollah, Hussein Moussaoui, a dénoncé ce comportement "injuste et obscur" de la France. Un comportement "qui met la justice et la démocratie entre les mains de responsables sous la férule du tyran américain sioniste", a-t-il accusé. Il a également assuré que "l’atteinte permanente, depuis des décennies, aux droits et à la dignité du militant Georges Abdallah prouve que le conflit n’est en rien un conflit de religions mais un combat déclaré entre le front de l’obscurantisme et de la soumission, d’une part, et le front de la résistance et de la liberté, d’autre part".


Également parmi les réactions, celle de l’ancien ministre et député, Mikhaël Daher. Critiquant la décision française, ce dernier a observé que la décision du ministre français de l’Intérieur de ne pas exécuter la décision de la plus haute instance juridique française de libérer immédiatement Georges Abdallah est une "décision arbitraire injuste". "C’est aussi un crime de priver un homme de sa liberté en continuant à le maintenir de force en détention", a-t-il dit.

 

Mardi, les partisans de GIA ont lancé une "campagne nationale" pour sa libération et ont appelé le gouvernement libanais à former un comité ministériel chargé de suivre le dossier de l'ancien activiste libanais.


L'ambassadeur de France au Liban, Patrice Paoli, a affirmé mardi avoir fait part à Paris des préoccupations qui s'expriment au Liban concernant cette affaire.
"Ce n'est pas une décision (de justice) mais plutôt l'attente d'une décision qui est en cause. Je ne peux pas commenter des décisions de justice et je crois qu'il faut faire preuve d'un peu de patience", a-t-il dit aux journalistes à la sortie de son entretien avec le ministre libanais des Affaires étrangères Adnane Mansour.

 

Des proches et amis du détenu ont manifesté lundi dernier devant la représentation française à Beyrouth et inscrit sur son mur : "France = pute américaine" en français et en arabe, reprenant les termes de l'avocat Jacques Vergès, qui avait dénoncé la "mainmise des Etats-Unis" derrière le maintien en détention de son client.

 

Le Collectif pour la libération de Georges Ibrahim Abdallah a d'ores et déjà appelé à la mobilisation le samedi 19 janvier pour exiger l’application du droit au retour sans délai de M. Abdallah.

 

 

Pour mémoire

Les mauvais comptes, l'éditorial de Issa Goraieb

La décision sur la libération conditionnelle de l'ancien activiste libanais Georges Ibrahim Abdallah (GIA), ajournée au 28 janvier, pourrait être de nouveau reportée en raison d'un appel du parquet, a-t-on appris mercredi de source judiciaire.Lundi, le tribunal d'application des peines (TAP) de Paris compétent en matière de terrorisme avait décidé de reporter sa décision finale sur la demande de libération de cet ancien chef des Fractions armées révolutionnaires libanaises (FARL) incarcéré depuis 28 ans en France pour complicité d'assassinat de deux diplomates, en 1982.Il avait ajourné son jugement au lundi 28 janvier dans l'attente de la signature hypothétique d'un arrêté d'expulsion du territoire français de Georges Ibrahim Abdallah, détenu à Lannemezan (Hautes-Pyrénées). Cet arrêté du ministère de...
commentaires (3)

On nous a servi pour une semaine Depardieu et ses inepties, maintenant pour une autre semaine GIA, comme si le pays n'avait pas d'autres chats à fouetter...

SAKR LEBNAN

05 h 58, le 17 janvier 2013

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Commentaires (3)

  • On nous a servi pour une semaine Depardieu et ses inepties, maintenant pour une autre semaine GIA, comme si le pays n'avait pas d'autres chats à fouetter...

    SAKR LEBNAN

    05 h 58, le 17 janvier 2013

  • La france et les USA n'ontpas besoin de prendre comme bouc émissaire Georges Abdallah. Les terroristes existent par milliers. Ils kidnappent, tuent, se font exploser au nom de d'un Dieu revisité, partout dans le monde. Ce n'est pas un bougre de 60 ans, laic, qui a envie de vivre, qui ne va pas se faire exploser... qui leur fait peur ??

    ALI CHAHINE

    15 h 36, le 16 janvier 2013

  • Ca y est, c'est reparti. Dans les coulisses, les cerveaux chauffent pour essayer de noyer le poisson dans l'eau "légalement". Par des astuces légales et procédures montées, ils essaient de bloquer la libération de ce type pour satisfaire les USA d'une part. D'autre part, ils reviendront vers les Libanais pour leur dire que personne n'y peut rien: " ce sont des procédures légales et juridiques, la France est un pays de droit où il existe une séparation entre la politique et la justice...bla bla bla..."...Attendez quelques temps et vous entendrez ce discours par les représentants de la république française. C'est prendre les libanais pour des citoyens du tiers monde . Ils pourront gober tout ce qu'on leur dit.

    jean-Pierre EL KHOURY

    15 h 22, le 16 janvier 2013

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