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Moyen Orient et Monde - Iran

Bientôt une fatwa qualifiant l’arme atomique de « haram » ?

L’Iran a affiché hier sa fermeté sur son programme nucléaire controversé, sans exclure la possibilité d’un « accord global » sur les contrôles avec l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), selon le porte-parole de la diplomatie iranienne, Ramin Mehmanparast. Mais l’AIEA doit reconnaître « pleinement les droits nucléaires » de l’Iran, a-t-il souligné, dont le droit à l’enrichissement qui est au cœur du conflit avec la communauté internationale.


Le chef de la délégation de l’AIEA, le Belge Herman Nackaerts, a pour sa part espéré des discussions « constructives », à son départ de Vienne, à la tête d’une équipe de huit experts. Il a aussi dit souhaiter avoir accès au site militaire de Parchin, où l’Iran est soupçonné d’avoir procédé à des tests de détonateurs susceptibles d’être utilisés pour déclencher une arme atomique. Mais la base « n’a aucun lien avec les activités nucléaires » de l’Iran et cette question ne pourra être discutée que dans le cadre d’un éventuel accord global, a réaffirmé M. Mehmanparast. Pour prouver sa bonne foi, Téhéran s’est dit hier prêt à « enregistrer comme un document international » des déclarations présentées comme une fatwa (décret religieux) du guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei, qualifiant l’arme atomique de « haram », c’est-à-dire interdite par l’islam. Alors que pour les Occidentaux ces déclarations n’engagent pas officiellement le gouvernement, « cette fatwa a une valeur très importante (...) montrant l’engagement des croyants et des musulmans pour empêcher l’utilisation des armes de destruction massive », a affirmé M. Mehmanparast.


Toujours selon le porte-parole iranien, l’Iran n’aurait aucune information sur le sort de l’ancien agent du FBI Robert Levinson, disparu mystérieusement il y a presque six ans en Iran, alors qu’il enquêtait sur la contrebande de cigarettes, en tant que détective privé employé par un « groupe important » non identifié.


Dans ce contexte de tensions avec l’Occident, l’Iran s’est dit capable, hier, de brouiller les systèmes de communication ennemis dans l’éventualité d’une « cyberguerre » électronique. Selon des experts occidentaux, la République islamique lance des cyberattaques de plus en plus sophistiquées contre ses ennemis que sont les États-Unis, Israël et les pays du Golfe.


Par ailleurs, les deux Iraniens jugés à Bangkok pour leur participation à un complot présumé impliquant des explosifs contre des diplomates israéliens, découvert par accident l’an passé, sont innocents, a assuré hier leur avocat en marge d’une nouvelle audience.

L’Iran a affiché hier sa fermeté sur son programme nucléaire controversé, sans exclure la possibilité d’un « accord global » sur les contrôles avec l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), selon le porte-parole de la diplomatie iranienne, Ramin Mehmanparast. Mais l’AIEA doit reconnaître « pleinement les droits nucléaires » de l’Iran, a-t-il souligné, dont le droit à l’enrichissement qui est au cœur du conflit avec la communauté internationale.
Le chef de la délégation de l’AIEA, le Belge Herman Nackaerts, a pour sa part espéré des discussions « constructives », à son départ de Vienne, à la tête d’une équipe de huit experts. Il a aussi dit souhaiter avoir accès au site militaire de Parchin, où l’Iran est soupçonné d’avoir procédé à des tests de détonateurs...
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