L’expert en matière financière et économique Louis Hobeika a appelé le gouvernement à mettre en place des stratégies concrètes pour restaurer la confiance des citoyens, des investisseurs et des touristes en l’économie libanaise. Dans une entrevue accordée à l’agence al-Markaziya, M. Hobeika a expliqué que la confiance sera rétablie une fois que certains dossiers importants seront traités, tels que l’infrastructure routière, l’électricité, les affaires sociales et la loi électorale. « Pour faire face aux défis socio-économiques, il faudrait que l’état améliore ses prises de décision ainsi que la mise en application de celles-ci », a-t-il souligné en précisant toutefois que l’État doit impérativement améliorer la santé de ses finances publiques en canalisant mieux ses dépenses et en contrôlant la collecte des impôts. L’expert préconise en outre de s’occuper urgemment du dossier des réfugiés syriens « car si le sujet est d’abord et avant tout humain, il est aussi financier », explique-t-il en ajoutant qu’il est impératif de trouver des solutions financières pour absorber le flux de 200 mille réfugiés fuyant la Syrie.
Parallèlement, Louis Hobeika a mis l’accent sur l’importance de garder un contrôle strict sur les institutions du secteur financier et a appelé le gouvernement à soutenir ce secteur. Il a en outre mis en avant le chômage galopant et a indiqué que la hausse du taux de chômage est directement liée à la baisse des investissements. « Les investisseurs préfèrent se tourner vers les pays du Golfe ou Erbil, mais n’ont pas confiance en l’économie libanaise », a-t-il souligné en rejetant la faute sur l’instabilité politique du pays qui pousse les investisseurs potentiels à chercher des destinations plus sûres. M. Hobeika a également appelé les responsables à faciliter les démarches administratives afin d’encourager les investisseurs à s’établir au Liban.
Pour ce qui est de la campagne des 50 % lancée par le ministère du Tourisme, Louis Hobeika pense qu’elle ne portera pas vraiment ses fruits puisque le problème ne se situe pas au niveau des prix élevés, mais de l’instabilité sécuritaire et politique.
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