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À La Une - 7E Art

Lara Saba au rythme des secondes

« Osset Sawani », le film de Lara Saba, est prévu pour la mi-janvier dans les salles beyrouthines. Un premier long-métrage qui témoigne de la passion de la cinéaste pour l’image.

Lara Saba, ou la passion de l’image. Photo Michel Sayegh

«Il suffit de quelques secondes ou les jeux du hasard », voilà comment on peut résumer l’action de Ossit Sawani qui relate l’histoire de trois personnes imbriquées l’une dans l’autre. Comme toile de fond de ce film, la capitale Beyrouth – véritable quatrième personnage principal – qui ballotte et remue dans tous les sens les destinées de ces personnages.
Produit et écrit par Nibal Arakji, le film a été réalisé par Lara Saba et a fait jusqu’à ces dates l’ouverture du Festival international de Beyrouth, ainsi que le Festival du film indépendant de Bruxelles (où il a obtenu le prix du meilleur interprète pour le jeune acteur principal). À propos de ce dernier, Lara Saba précise que le choix de Aala’a Hammoud pour le rôle de Marwan a été purement accidentel. « Nous promenant dans le quartier de Nabaa à la recherche d’une maison délabrée, je suis tombée sur ce jeune garçon qui avait exactement le profil que je recherchais, un enfant au regard d’adulte. Il avait abandonné ses études et faisait le “delivery narguilé”. Comme c’était un amateur, nous avons d’abord chargé un coach pour lui apprendre certains rudiments du métier et le laisser jouer son rôle librement par la suite. » Et d’ajouter : « À certains instants, je me mettais en face de lui et le jeu prenait l’allure d’un corps-à-corps. »
Si le scénario de Ossit Sawani a été écrit par la productrice, la cinéaste avoue avoir remanié par la suite l’écriture pour mettre en évidence « le croisement d’histoires ».

Manipuler le temps
Après des études à l’Iesav, Lara Saba a très hâte d’être sur le terrain. Après avoir réalisé des documentaires et travaillé dans le film de Merzak Alouache en tant que directrice de casting, elle collabore sur le tournage de La Maison rose avec Joana Hadjithomas et Khalil Joreige, ainsi qu’avec Jean-Claude Codsi sur ses deux films : Fata al-Awan et Un homme d’honneur. Cette passionnée de l’image, de ce visuel, qui sait transmettre des émotions à travers un cadrage, une photo ou un éclairage, évoque ses influences au cinéma : « C’est Michelangelo Antonioni, avec Zabriskie Point ou Blow up, qui m’a donné l’envie de faire des films. D’autre part, j’aime travailler dans l’incertitude, dans le questionnement, en invitant le spectateur à me rejoindre. Je n’aime pas lui donner une maison avec la clef en main. Il faut qu’il cherche et sente ce plaisir de trouver. D’ailleurs, le miracle du cinéma c’est de pouvoir jouer avec le spatio-temporel. Déstructurer le temps, le briser, telle est la force du 7e art qui nous permet de manipuler le temps. Je n’aime pas du tout la notion de flash-back. Pour moi, le public est assez averti pour adhérer à l’aventure d’un cinéaste. »
« Un film, conclut-elle, doit sortir des tripes car si on ne le sent pas, le spectateur ne le sentira pas non plus. Pour moi, l’image peut être organique pour laisser par la suite des impressions en soi. Il me fallait une image dure, réelle, tout en étant esthétique. » En attendant, Ossit Sawani, qui a voyagé à Montréal, en Belgique, au Portugal, en Pologne (Festival Camérimages) et Dubaï, sort en salle au Liban, et Lara Saba, qui attend un heureux événement pour février, s’est déjà mise à l’écriture d’un second long-métrage.
«Il suffit de quelques secondes ou les jeux du hasard », voilà comment on peut résumer l’action de Ossit Sawani qui relate l’histoire de trois personnes imbriquées l’une dans l’autre. Comme toile de fond de ce film, la capitale Beyrouth – véritable quatrième personnage principal – qui ballotte et remue dans tous les sens les destinées de ces personnages. Produit et écrit par Nibal Arakji, le film a été réalisé par Lara Saba et a fait jusqu’à ces dates l’ouverture du Festival international de Beyrouth, ainsi que le Festival du film indépendant de Bruxelles (où il a obtenu le prix du meilleur interprète pour le jeune acteur principal). À propos de ce dernier, Lara Saba précise que le choix de Aala’a Hammoud pour le rôle de Marwan a été purement accidentel. « Nous promenant dans le quartier de...
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