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Économie - Liban - Rencontre

Le RDCL se penche sur les moyens de sauver l’économie libanaise

Sauver le pays de la crise, ou comment s’attaquer durablement aux maux qui gangrènent l’activité économique et étouffent la croissance, tels étaient les axes de réflexion proposés par le Rassemblement des chefs d’entreprise libanais au cours d’une table ronde qui a réuni des experts de la chose économique.

De g. à d. Abdallah Dardari, Fouad Zmokhol et Marwan Iskandar.

Le Rassemblement des chefs d’entreprise libanais (RDCL) a tenu mercredi dernier une table ronde avec pour thème « Des propositions pour un plan de sauvetage de l’économie libanaise ». Le président du RDCL, Fouad Zmokhol, a dressé les lignes directrices de ce projet, en présence notamment du directeur du développement économique à l’Escwa, Abdallah Dardari, des experts économiques, Marwan Iskandar et Nassib Ghobril, ou encore du vice-président de l’Association des industriels libanais (AIL), Ziad Bekdach.
« En ces temps de crise, nous avons imaginé cinq initiatives qui peuvent permettre d’appréhender l’année qui s’annonce optimiste », a souligné M. Zmokhol. « La première consiste à bâtir un plan de secours à court terme, basé sur des objectifs réalisables permettant d’accumuler des résultats succincts mais permanents », a-t-il indiqué. Selon le président du RDCL, il serait presque contreproductif d’essayer de mettre en place des projets à long terme « car ils risquent d’être en permanence modifiés à chaque retournement de situation dans le pays ».
Le second point essentiel, selon M. Zmokhol, est le soutien aux petites et moyennes entreprises (PME), « capables de réagir plus vite à une situation de crise et de s’y adapter, contrairement aux grandes entreprises qui ralentissent l’embauche et réduisent leurs investissements en attente de jours meilleurs ». Il propose donc la création d’un fonds de financement, non seulement pour l’investissement, mais aussi pour financer le fonds de roulement (FDR) à coût réduit en aidant les PME à honorer leurs dettes et subvenir à leurs coûts.
En troisième lieu, le RDCL encourage à revivifier le secteur touristique et attirer la diaspora libanaise. « Il devrait être un devoir national pour nos dirigeants, tous bords politiques confondus, de déployer leurs efforts pour ramener les touristes arabes et rebâtir nos liens stratégiques avec la large communauté d’expatriés », a souligné le président du RDCL.
Le quatrième point sur lequel M. Zmokhol s’est attardé concerne la réforme fiscale interne. « Toute réforme fiscale devrait débuter en priorité par une restructuration des dépenses publiques en réduisant les divers coûts bien avant de penser à augmenter les recettes », a fait valoir le président du RDCL. Selon lui, l’État devrait restructurer les écoles publiques, surveiller les prix des générateurs, réorganiser les transport publics au lieu de penser à augmenter les taxes et les impôts sur des citoyens, déjà très affectés par la crise.
Enfin, M. Zmokhol a proposé l’idée de bâtir des partenariats avec les chefs d’entreprise syriens. « Les grandes entreprises syriennes, au lieu de se diriger vers la Jordanie, l’Égypte ou les Émirats arabes unis, pourraient rapidement être délocalisées ici et s’installer dans nos régions rurales », a indiqué le président du RDCL. « Cela contribuerait à réduire notre taux de chômage et à redynamiser notre croissance sur l’ensemble du territoire », a-t-il ajouté. « Nos dirigeants sont connus pour être les spécialistes des occasions manquées, ne les laissons pas passer une fois de plus à côté d’une opportunité à portée de main ! » a conclu M. Zmokhol.
De son côté, M. Iskandar a énuméré les problèmes principaux auxquels le Liban devrait s’attaquer pour mettre fin au cercle vicieux du ralentissement de la croissance. Il a cité le déficit public, le déficit de la balance des paiements, la hausse du chômage, la baisse drastique du nombre de touristes arabes et des investissements directs étrangers, l’inflation galopante ou encore toutes les tensions sociales qui paralysent l’activité économique. « Pour réduire le déficit budgétaire, il faut à tout prix résoudre durablement le problème de l’électricité, et pour le déficit de la balance des paiements, il faudrait émettre des bons du Trésor d’une valeur de 5 milliards de dollars avec des intérêts de 6 % pendant cinq ans qui pourraient être traduits en actions dans le secteur de l’électricité », a-t-il suggéré.
Pour M. Dardari si les réformes à court terme sont essentielles, elles doivent pourtant faire partie d’une stratégie globale. Rappelant que la croissance en 2010 avait atteint un pic de 7 %, il indique néanmoins que les experts ne savent pas si les raisons de ce dynamisme étaient internes ou externes. M. Dardari a en outre insisté sur l’importance de dynamiser l’emploi et l’investissement, et d’encourager les industries créatives.
Le Rassemblement des chefs d’entreprise libanais (RDCL) a tenu mercredi dernier une table ronde avec pour thème « Des propositions pour un plan de sauvetage de l’économie libanaise ». Le président du RDCL, Fouad Zmokhol, a dressé les lignes directrices de ce projet, en présence notamment du directeur du développement économique à l’Escwa, Abdallah Dardari, des experts économiques, Marwan Iskandar et Nassib Ghobril, ou encore du vice-président de l’Association des industriels libanais (AIL), Ziad Bekdach.« En ces temps de crise, nous avons imaginé cinq initiatives qui peuvent permettre d’appréhender l’année qui s’annonce optimiste », a souligné M. Zmokhol. « La première consiste à bâtir un plan de secours à court terme, basé sur des objectifs réalisables permettant d’accumuler des résultats...
commentaires (3)

ON CONTINUE à SE PENCHER, c'est c'la !

ANTOINE-SERGE KARAMAOUN

12 h 04, le 22 décembre 2012

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Commentaires (3)

  • ON CONTINUE à SE PENCHER, c'est c'la !

    ANTOINE-SERGE KARAMAOUN

    12 h 04, le 22 décembre 2012

  • Les paroles, les souhaits et les rêves sont beaux, MAIS... l'application demande des actes et non des paroles... et avant tout LA SÉCURITÉ... Mère du développement, de la relance et de la croissance économique. Le huitième et le quatorzième parallèle de Mars, ILS SONT sur MARS... des E.T.... et pas sur Terre...

    SAKR LEBNAN

    10 h 34, le 22 décembre 2012

  • J’ai lu avec intérêt les propositions du RDCL. Cependant je considère dangereux d’ignorer, même pour une brève période, les projets à moyen et long terme. A mon humble avis, les deux doivent marcher de pair. Une politique sociale juste et efficace, remettre en état notre infrastructure, développer intelligemment notre économie et refondre notre stratégie fiscale sont aussi urgentes que les mesures a court terme. D’ailleurs les unes ne peuvent aller sans les autres. Comment peut-on réagir rapidement si les cols blancs et les cols bleus refusaient de participer a l’effort commun se sentant soit ignores, soit lésés. ? Et comment peut-on les satisfaire si l’on ne met pas au point des strategie sociales et fiscales justes et efficaces ? L’Etat perd au delà de trois milliards de dollars par an soit, presque dix millions de dollars par jour. Ne croyez-vous pas qu'une telle somme suffirait pour financer le « fonds de roulement » que le RDCL propose ? Quand aux « liens stratégiques » avec les émigres, quel meilleur moyen y aurait-il pour les renouer que de leur présenter un plan structure a long terme qui prévoirait de les y inclure directement ? Les rafistolages dont le Liban a été si coutumier dans le passe risquent de ne pas trop les enthousia

    George Sabat

    07 h 16, le 22 décembre 2012

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