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Économie - Liban - Rapport

Barclays Capital : « La crise syrienne continue de peser sur l’économie libanaise »

Selon Barclays Capital, la plupart des indicateurs économiques témoignent de la morosité de la conjoncture. La banque d’investissement a en partie attribué ces difficultés à l’escalade de la violence en Syrie et ses répercussions politiques et économiques au Liban.

« Les événements en Syrie continuent de peser lourdement sur l’activité économique libanaise », a indiqué Barclays Capital, citée par le Lebanon This Week de la Byblos Bank. Selon la banque d’investissement, cette situation renforce davantage les divisions politiques dans le pays et la situation d’impasse. Indicateur synthétique de l’activité, arrivées de touristes, nombre de permis de construire octroyés et livraisons de ciment, les principaux indicateurs économiques témoignent tous de la morosité de la conjoncture.
Barclays Capital a ajouté que la consommation et l’investissement avaient été affectés comme en témoigne la « modeste » hausse des crédits et la contraction du taux de croissance des importations. Selon la banque d’investissement, la croissance des crédits a pratiquement été nulle au troisième trimestre de l’année en comparaison avec le trimestre précédent, tandis qu’elle a fortement chuté par rapport au premier trimestre de 2011. Par ailleurs, Barclays Capital a indiqué que le creusement du déficit de la balance des paiements combiné à la dégradation du déficit budgétaire risquaient de limiter les marges de manœuvre du gouvernement et la mise en œuvre de réformes.
En parallèle, Barclays Capital a indiqué que la faiblesse de la croissance économique couplée à la situation d’impasse politique dans lequel le paysdemeure continuent de peser sur les finances publiques. La banque a indiqué que la croissance modérée des recettes combinée à une augmentation des dépenses ont conduit à un creusement significatif du déficit budgétaire jusqu’à présent. La banque d’investissement a ainsi souligné que les 1,5 milliard de dollar estimés pour le coût du réajustement des salaires des employés du secteur public représentaient environ 40 % du déficit budgétaire de 2011. Barclays Capital a mis en garde contre la mise en place d’un tel réajustement qui « renforcerait la rigidité du budget et affaiblirait la viabilité budgétaire, et ce même si les paiements seraient versés sur une période de quatre ans ».
Barclays Capital a en outre souligné que pour la septième année consécutive, le Liban ne disposait pas d’une politique budgétaire et économique à moyen terme. Le gouvernement n’a en effet pas encore présenté son projet de budget pour 2013 et selon la banque d’investissement, « il est peu probable que ce dernier le fasse dans les semaines à venir ». Selon Barclays Capital, cela prolongerait la situation des finances publiques actuelle, caractérisée par une croissance modérée des recettes combinée à une accélération des dépenses budgétaires, principalement sous la forme de dépenses courantes. La banque d’investissement a enfin indiqué s’attendre à ce que cette tendance ne conduise à un déficit budgétaire estimé à au moins 8 % du PIB en 2013 contre un taux à 7,5 % du PIB cette année. Barclays Capital a enfin prévu que le niveau de la dette publique se stabiliserait à environ 135,5 % du PIB en 2013. Rappelons qu’en octobre dernier, la banque britannique avait revu ses prévisions de croissance pour le Liban à la baisse, tablant sur un taux de 1,8 % pour 2012 contre 3,1 % au mois de juin dernier et 3,6 % au début de l’année.
« Les événements en Syrie continuent de peser lourdement sur l’activité économique libanaise », a indiqué Barclays Capital, citée par le Lebanon This Week de la Byblos Bank. Selon la banque d’investissement, cette situation renforce davantage les divisions politiques dans le pays et la situation d’impasse. Indicateur synthétique de l’activité, arrivées de touristes, nombre de permis de construire octroyés et livraisons de ciment, les principaux indicateurs économiques témoignent tous de la morosité de la conjoncture.Barclays Capital a ajouté que la consommation et l’investissement avaient été affectés comme en témoigne la « modeste » hausse des crédits et la contraction du taux de croissance des importations. Selon la banque d’investissement, la croissance des crédits a pratiquement été nulle au...
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