Barclays Capital a ajouté que la consommation et l’investissement avaient été affectés comme en témoigne la « modeste » hausse des crédits et la contraction du taux de croissance des importations. Selon la banque d’investissement, la croissance des crédits a pratiquement été nulle au troisième trimestre de l’année en comparaison avec le trimestre précédent, tandis qu’elle a fortement chuté par rapport au premier trimestre de 2011. Par ailleurs, Barclays Capital a indiqué que le creusement du déficit de la balance des paiements combiné à la dégradation du déficit budgétaire risquaient de limiter les marges de manœuvre du gouvernement et la mise en œuvre de réformes.
En parallèle, Barclays Capital a indiqué que la faiblesse de la croissance économique couplée à la situation d’impasse politique dans lequel le paysdemeure continuent de peser sur les finances publiques. La banque a indiqué que la croissance modérée des recettes combinée à une augmentation des dépenses ont conduit à un creusement significatif du déficit budgétaire jusqu’à présent. La banque d’investissement a ainsi souligné que les 1,5 milliard de dollar estimés pour le coût du réajustement des salaires des employés du secteur public représentaient environ 40 % du déficit budgétaire de 2011. Barclays Capital a mis en garde contre la mise en place d’un tel réajustement qui « renforcerait la rigidité du budget et affaiblirait la viabilité budgétaire, et ce même si les paiements seraient versés sur une période de quatre ans ».
Barclays Capital a en outre souligné que pour la septième année consécutive, le Liban ne disposait pas d’une politique budgétaire et économique à moyen terme. Le gouvernement n’a en effet pas encore présenté son projet de budget pour 2013 et selon la banque d’investissement, « il est peu probable que ce dernier le fasse dans les semaines à venir ». Selon Barclays Capital, cela prolongerait la situation des finances publiques actuelle, caractérisée par une croissance modérée des recettes combinée à une accélération des dépenses budgétaires, principalement sous la forme de dépenses courantes. La banque d’investissement a enfin indiqué s’attendre à ce que cette tendance ne conduise à un déficit budgétaire estimé à au moins 8 % du PIB en 2013 contre un taux à 7,5 % du PIB cette année. Barclays Capital a enfin prévu que le niveau de la dette publique se stabiliserait à environ 135,5 % du PIB en 2013. Rappelons qu’en octobre dernier, la banque britannique avait revu ses prévisions de croissance pour le Liban à la baisse, tablant sur un taux de 1,8 % pour 2012 contre 3,1 % au mois de juin dernier et 3,6 % au début de l’année.


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