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Nos lecteurs ont la parole

L’essence de la fête de Noël

Par Carla BEJJANI ARAMOUNI
Durant sa vie publique, Jésus a manifesté une attitude de grande empathie pour les pauvres et les exclus de la société. Mais ne sommes-nous pas tous « pauvres » d’une façon ou d’une autre, quelque part ? Tout manque, toute imperfection, tout vide, toute tâche, tout défaut peut être signe de pauvreté, que ce soit au niveau individuel ou collectif. Noël, c’est Jésus qui est venu au monde pour nous annoncer la Bonne Nouvelle qui est celle de l’espérance, celle du bonheur, malgré notre pauvreté, nos manques et nos déserts, par une voie combien simple et mystérieusement agissante ; celle de l’amour. L’amour qu’il nous a appris, Lui, l’unique référence valable puisqu’Il est mort sur la croix, rien que par amour. Par amour pour nous tous. Maintenant et toujours, Il l’a promis.
Notre société tend parfois à défigurer les événements relatifs à la venue du Christ, pour n’en garder que le folklore et en pervertir le sens. D’une naissance qui évoque le partage, la pauvreté, le souci des personnes souffrantes, l’exclusion des « hôtels de Bethléem », on a fait une fête de la consommation et de la gastronomie. Les fêtes et les festins, c’est bien joli, mais il serait bon d’aller plus loin que cette tradition inspirée par notre société mercantile pour nous pencher sur le vrai message de Noël. L’arbre (le sapin) a caché la forêt, c’est le cas de le dire. Pourtant le sens de cette fête est essentiel, et plus que jamais d’actualité.
Le centre du message c’est « l’incarnation ». Personne n’a vu Dieu, mais le Christ, né d’une femme, en est l’image et le porte-parole. Il a vécu sur notre Terre, Il a pris chair et a connu nos solitudes et nos souffrances, nos joies et nos peines. Il a partagé la vie
de ses contemporains, et qu’est-ce que l’amour sans le partage ? Quelques-uns parmi ceux qui L’ont connu ont témoigné dans l’Évangile. Ce sont les premiers à témoigner de la foi chrétienne. Mais ce témoignage ne s’arrête pas là. Il est transmis de génération en génération, jusqu’à nos jours. Il nous appartient aussi de le renouveler en nous de façon vivante et de le transmettre à notre tour. Pas uniquement dans nos traditions et d’une façon machinale, mais porté par l’Esprit qui doit l’animer. Cet envoyé de Dieu nous a laissé Son esprit de sagesse et une bonne nouvelle révolutionnaire : un message de paix, de fraternité entre tous les hommes. Il nous a fait découvrir le vrai sens du bonheur et de la vie, qui ne se trouve pas dans le plaisir individuel mais dans l’amour partagé, non pas dans l’isolement égoïste mais dans la joie de voir l’autre heureux. Il nous a préparés à ce qu’est ou serait le paradis.
Noël, c’est aussi le thème de l’accueil et du souci du plus pauvre, du plus marginal. L’accueil, d’abord, celui de Marie qui dit « oui » à l’appel qui lui est donné. Elle sera mère de Jésus, en assumant toutes les conséquences. Elle supportera les critiques qui vont fuser : n’est-elle pas mère sans être mariée ? Elle devra le mettre au monde dans une crèche à cause du refus des hôteliers, qui n’ont pas de place pour un pauvre ménage de Nazareth. Pourtant elle est enceinte. Qu’importe, ces « pauvres » n’ont pas d’argent pour payer une chambre confortable dans les hôtels de Bethléem. Elle consentira à voir son fils la quitter à 30 ans car elle sait que sa mission est au service des autres avant d’être dans sa famille.
L’argent, le grandiloquent a depuis toujours pu rendre beaucoup de cœurs insensibles. Jésus, qui sonde très bien le cœur des hommes, invitera ses disciples et nous invite à notre tour à choisir entre deux maîtres, Dieu et l’argent. Cela ne veut pas dire que l’argent ne soit pas nécessaire. Mais c’est la priorité qui tranchera. En quelle vérité croyons-nous ? Quelle est notre priorité et devant qui nous agenouillons-nous ?
Noël pourrait être l’occasion de nouveaux questionnements et peut-être bien aussi celle d’un nouveau chemin, plus proche du Christ ...
Durant sa vie publique, Jésus a manifesté une attitude de grande empathie pour les pauvres et les exclus de la société. Mais ne sommes-nous pas tous « pauvres » d’une façon ou d’une autre, quelque part ? Tout manque, toute imperfection, tout vide, toute tâche, tout défaut peut être signe de pauvreté, que ce soit au niveau individuel ou collectif. Noël, c’est Jésus qui est venu au monde pour nous annoncer la Bonne Nouvelle qui est celle de l’espérance, celle du bonheur, malgré notre pauvreté, nos manques et nos déserts, par une voie combien simple et mystérieusement agissante ; celle de l’amour. L’amour qu’il nous a appris, Lui, l’unique référence valable puisqu’Il est mort sur la croix, rien que par amour. Par amour pour nous tous. Maintenant et toujours, Il l’a promis. Notre société tend...
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