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CD, DVD - Un Peu Plus De...

Le père Noël est une ordure

Y’a pas à dire, l’ambiance est à la morosité. Dix jours et ce sera Noël. Sans beaucoup de neige, sans grève de la CGTL, sans Yann Barthès qui a quitté Beyrouth la semaine dernière. Ce sera Noël sans fric, sans enthousiasme, sans jolies décorations, sans beaucoup de soirées. Par contre Noël sera avec. Avec embouteillages, profusion de SMS et chansons de Noël insupportables.
Il y a un truc dans ce mois de décembre, un truc totalement absurde. C’est la crise, ça s’saura. Les gens n’achètent pas, attendent les soldes. Personne aux caisses. Même dans les boutiques pas chères. Même aux heures de pointe. Même chez ceux qui ont déjà commencé les discount, les remises. Pourtant les rues sont pleines. Bourrées de monde. De klaxons, de gens qui s’engueulent, qui font des queues de poisson ou des doigts d’honneur, de voituriers en chaleur, de 4x4 en double file. Dès que le 1er décembre s’affiche sur les boîtiers des montres, on se rue pour acheter un calendrier de l’avent aux gamins et le trafic commence. Quarante-cinq minutes pour faire 100 mètres. Impossible de (re)joindre ceux qui nous attendent. Les conversations cellulaires ne durent pas plus de 30 secondes. Le réseau est saturé paraît-il. Nous aussi. Je m’étais promis cette année pourtant de ne rien dire sur les fêtes. De laisser la magie de Noël nous envelopper de son doux manteau blanc. Mais c’était illusoire de croire que les fêtes s’annonceraient bien. D’accord c’est la crise. Partout ailleurs. Et c’est la fin du monde. Vendredi prochain. L’Apocalypse s’abat sur nous. Est-ce pour ça que tout le monde a la tronche d’un sapin jauni qui a perdu ses épines? Ou est-ce à cause des SMS qui pleuvent chaque deux minutes, nous annonçant une promo par-ci, un dîner par-là dans un resto où l’on n’a jamais mis les pieds, une soirée pourrie à 25 dollars le drink, un billet d’avion pour Larnaca dans la soute à bagages, un test pour savoir si on est enceinte, un pyjama taille 44 offert si on achète un lave-linge et des invitations en veux-tu en voilà à des ouvertures, des espaces éphémères, à des collections de Noël, à des ventes d’objets, des expositions, des trucs, des machins, des cocktails, des soirées. En deux mots : l’horreur. Déjà qu’on est sur nos nerfs parce qu’on ne sait pas où trouver le sac à dos qu’on colorie que le petit a vu sur Teletoon. Le petit qui ne croit plus au père Noël. Bonjour la magie du 25 au matin. On ne planque plus les cadeaux sur la tetkhité, on ne sort plus sur la pointe des pieds et on n’avale plus ni les cookies, ni le lait en dessous du sapin. Le père Noël n’existe pas. Notre compte en banque non plus. On est sur nos nerfs disait-on. On attend les soldes en repérant à l’avance les trucs qu’on aimerait acquérir. Et soudain, semblant venir de nulle part – non, pas un aigle noir – Jordy, Mariah Carey, Band Aid, Wham, Chris de Burgh. Last Christmas I gave you my heart, All I want for Christmas is you... Que peut-on dire? Qu’on est dépité surtout. Parce que chaque année c’est la même chose. Le même CD qui passe en boucle, à tue-tête dans tous les restaurants, malls et boutiques. Le même CD qui, loin d’offrir un soupçon de magie de Noël, nous plombe le moral. Alors voilà! Nous sommes à 10 jours de Noël. On fait quoi ? Déjà, on ne parle pas du Nouvel an. On change la musique des boutiques en leur offrant des CD où l’on entend Elvis, Sinatra, Lennon ou Dean Martin nous chanter Noël. Ensuite, on sait que les soldes arrivent à grand pas. Donc si ce n’est pas avant, eh ben on fêtera Noël le 27. Pourquoi pas d’ailleurs. On prend la tangente si on peut. On invite un tas de copains à célébrer la veillée de Noël, on fait des cadeaux à 20 dollars – sacré challenge. On demande la démission de tous nos politiques. Comme ça, on aura peut-être un réseau cellulaire moins cher et plus efficace, une connexion Internet normale, des routes non inondées, une rabta de pain à un prix ordinaire, des augmentations décentes, des droits et non pas des privilèges. Peut-être qu’avec cette liste (non exhaustive), réalisée par un père Noël qui n’existe pas, on se sentira plus léger. On ne rouspétera plus sur les routes et les chansons de Noël, ces affreuses et exécrables chansons de Noël, seront plus digestes.
Et Noël sera à nouveau Noël.
Y’a pas à dire, l’ambiance est à la morosité. Dix jours et ce sera Noël. Sans beaucoup de neige, sans grève de la CGTL, sans Yann Barthès qui a quitté Beyrouth la semaine dernière. Ce sera Noël sans fric, sans enthousiasme, sans jolies décorations, sans beaucoup de soirées. Par contre Noël sera avec. Avec embouteillages, profusion de SMS et chansons de Noël insupportables. Il y a un truc dans ce mois de décembre, un truc totalement absurde. C’est la crise, ça s’saura. Les gens n’achètent pas, attendent les soldes. Personne aux caisses. Même dans les boutiques pas chères. Même aux heures de pointe. Même chez ceux qui ont déjà commencé les discount, les remises. Pourtant les rues sont pleines. Bourrées de monde. De klaxons, de gens qui s’engueulent, qui font des queues de poisson ou des doigts...
commentaires (6)

Allez ! enlevez le " U " et dites comme moi : Plutôt un "ORDRE "... une TRADITION Joyeuse, dans ces fêtes de la NATIVITÉ de l'Enfant Divin, pour les gamins de tout âge, et pourquoi pas , pour les grands aussi... qui a traversé et vaincu la nuit des temps !

SAKR LEBNAN

08 h 23, le 16 décembre 2012

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Commentaires (6)

  • Allez ! enlevez le " U " et dites comme moi : Plutôt un "ORDRE "... une TRADITION Joyeuse, dans ces fêtes de la NATIVITÉ de l'Enfant Divin, pour les gamins de tout âge, et pourquoi pas , pour les grands aussi... qui a traversé et vaincu la nuit des temps !

    SAKR LEBNAN

    08 h 23, le 16 décembre 2012

  • Tres vrai. Difficile de sentir l'ambiance de Noel avec l'instabilite politique et le marasme economique prevalant dans le pays... Mais quid des enfants? Il faut a tout prix leur donner droit au rever et creer une ambiance de fete. Sans oublier aussi que la vraie signification de Noel, c'est la naissance du Christ.

    Michele Aoun

    08 h 28, le 15 décembre 2012

  • ON VA MANGER de la Dinde, du Késhékk et du Fattoûch ! Tous les rituels semblent bons pour faire la fête ; c'est pourquoi en matière de commémorations, n'importe lesquelles, il faut pratiquer leurs rituelles mais surtout pas le reste.Tout le monde sait que les Dindes ont avec Certains, certaines affinités en commun. Surtout que la Dinde occupe une place de choix dans le cœur de Certains. Tout cela génère ainsi des rhétoriques bizarroïdes, des prophéties apocalyptiques et un détournement agressif des logiques scientifiques, qui constituent par ailleurs l’irrésistible défi d’Ici pour la "pure logique? ! Mais celui-ci avait toujours eu pouvoir de vie ou de mort sur celle-ci Ici.... On rappelle que cette nation? a souvent vécue dans la Brutalité, et que ses gènes en avaient été maybe affectés. Ou que ce n'est jamais impunément qu'on assume le statut de puissance?, car la tentation est permanente chez Certains d'en abuser ; mais qu'aucun "empire" Tribord Anti-Libanais, aussi Minable soit-il et donc assadique, jamais n'y a résisté, Yâ wâïyéhhh ! De même, accusations récurrentes mais contradictoires, on reproche à ce Grand-Liban sa petitesse intolérable, et simultanément son irrésistible vantardise !? Sacré Liban Éternel, perpétuellement secoué par la violence consubstantielle de ses "propres!" Malsains ; et Hyper Jalousé par ces mêmes Envieux voisins d’à côté à paupières cousues bientôt…. Yâ Ïîîîch Papa Nouéééll !

    Antoine-Serge KARAMAOUN

    08 h 11, le 15 décembre 2012

  • QUE DIRAIENT LES ENFANTS EN LISANT CE TITRE ? IL FAUT LE REMPLACER PAR UN TERME NON CHOQUANT POUR LES ENFANTS... bien que les adolescents comprennent l'allusion anecdotique !

    SAKR LEBNAN

    03 h 47, le 15 décembre 2012

  • bonnes fetes quand meme....

    Houri Ziad

    02 h 55, le 15 décembre 2012

  • Dans cette frénésie annuelle, qui est né au juste et à qui on doit dire "Happy Birth Day" ? La réponse est au fond de chacun. Il faut la chercher.

    Halim Abou Chacra

    00 h 00, le 15 décembre 2012

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