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Cinema-

À l’affiche

Brad Pitt tue ses victimes en douceur.

Killing them Softly,
d’Andrew Dominik

Avec Brad Pitt
et Richard Jenkins.

Il est rare de voir un film sans femmes, sans aucune actrice principale ni même de second rôle à part une petite apparition féminine de deux ou trois minutes. C’est que Killing them Softly est un film de mecs, de malfrats surtout et de crapules. En effet, il n’y a pas de vertueux dans cette œuvre adaptée du livre L’Art et la manière de George V. Higgins. Les personnages sont tous plus salauds l’un que l’autre. On pourrait même intituler ce film « Sales, bêtes et méchants » à la façon « Dino-risienne ». Lorsqu’une partie de poker illégale est braquée, c’est tout le monde des bas-fonds de la pègre qui est menacé. Les caïds de la mafia font appel à Jackie Cogan pour trouver les coupables. Mais entre des commanditaires indécis, des escrocs à la petite semaine, des assassins fatigués et ceux qui ont fomenté le coup, Cogan ne saura plus où donner de la tête. L’action a lieu sur fond de la première campagne d’Obama et on entend souvent en arrière-plan la télé qui diffuse des discours de Mac Caine, de Bush ou d’Obama lui-même. Un peu comme pour montrer le « dark side » de l’Amérique. Cette Amérique qui rassemble des gens à la manière d’une « entreprise », comme le dira Cogan à la fin.
Un film dark, dark, non pas à cause des scènes violentes de tueries seulement, mais des plans (excellents par ailleurs) et de cette lenteur voulue qui accentuent cette vie de bas-fonds. Et surtout cette indifférence à la vie humaine qu’on perçoit dans le dialogue ainsi que dans le regard de Brad Pitt (qui n’a plus rien à prouver) comme si tous les personnages sont déshumanisés. Un film certes glauque, d’un abord difficile mais non ordinaire et intéressant.

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Killing them Softly,d’Andrew DominikAvec Brad Pitt et Richard Jenkins. Il est rare de voir un film sans femmes, sans aucune actrice principale ni même de second rôle à part une petite apparition féminine de deux ou trois minutes. C’est que Killing them Softly est un film de mecs, de malfrats surtout et de crapules. En effet, il n’y a pas de vertueux dans cette œuvre adaptée du livre L’Art et la manière de George V. Higgins. Les personnages sont tous plus salauds l’un que l’autre. On pourrait même intituler ce film « Sales, bêtes et méchants » à la façon « Dino-risienne ». Lorsqu’une partie de poker illégale est braquée, c’est tout le monde des bas-fonds de la pègre qui est menacé. Les caïds de la mafia font appel à Jackie Cogan pour trouver les coupables. Mais entre des commanditaires indécis,...
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