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À La Une - Eclairage

Recours, par Damas, à l'arme chimique : possible, mais peu probable

Pour certains experts, ces armes sont avant tout d'un "épouvantail" agité par le régime.

Un éventuel recours aux armes chimiques par le régime syrien est peu probable ont estimé des experts réunis à Manama, certains jugeant qu'il s'agit avant tout d'un "épouvantail" agité par le régime.

La communauté internationale multiplie, ces derniers jours, les mises en garde au président Bachar el-Assad contre tout recours à des armes chimiques. Des responsables américains s'exprimant sous le couvert de l'anonymat ont assuré que l'armée syrienne avait chargé avec du gaz sarin des bombes destinées à être larguées par avion.

 

Lors d'une réunion sur la sécurité régionale à Manama ce week-end, le ministre britannique des Affaires étrangères William Hague a, lui aussi, mis en garde contre l'utilisation par Damas d'armes chimiques ou biologiques et évoqué plusieurs "scénarios dangereux", dont l'éventualité que ces armes puissent "tomber aux mains d'autres" groupes.

 

Le sénateur américain John McCain a, pour sa part, estimé que les Etats-Unis et le monde arabe allaient être confrontés à "une décision très, très difficile : celle de savoir s'il faut faire quelque chose et si oui, que faire face au danger de voir Bachar el-Assad assembler ces armes de destruction massive".

 

Participant lui aussi au "Dialogue de Manama", organisé de vendredi à dimanche par l'Institut international d'études stratégiques (IISS), le vice-ministre turc des Affaires étrangères Naci Koru a souligné que ces craintes étaient fondées car "le régime syrien a perdu tout raisonnement et toute légitimité".

 

"Je crois que si la communauté internationale trace clairement des lignes rouges, le régime syrien n'utilisera pas ses armes chimiques", estime, pour sa part, Dina Esfandiary, chercheur au programme de non-prolifération et de désarmement de l'IISS. Ce qui ne l'empêche pas de recommander la prudence. "Bien qu'il soit peu probable qu'Assad aura recours à ses armes chimiques, nous ne pouvons pas en être certains", dit-elle.

 

D'autres experts soulignent que les mouvements détectés ne signifient pas nécessairement que ces armes sont chargées et estiment que le régime pourrait être en train de placer ces stocks dans les zones sous son contrôle.

 

Damas avait reconnu le 23 juillet pour la première fois posséder des armes chimiques. Samedi dernier, le pouvoir a affirmé que ses troupes n'auraient jamais recours à ces armes et mis en garde contre l'utilisation par les rebelles d'armes chimiques dans le conflit.

La Russie, alliée du régime syrien, a également affirmé que Damas n'avait "aucune intention" de recourir à l'emploi d'armes chimiques face à l'avancée des rebelles.

 

Yezid Sayigh, analyste au Carnegie Middle East Center, indique pour sa part que le régime dispose d'armes chimiques mais pas biologiques.

Pour lui, le régime, poussé dans ses derniers retranchements, agite l'épouvantail des armes chimiques, comme il l'a fait avec el-Qaëda, "pour envoyer un message de dissuasion au monde extérieur". Mais en fait, explique-t-il, l'utilisation d'armes chimiques dans le conflit "ne changera pas la donne". "Il s'agit en premier lieu d'une arme psychologique de terreur", qui provoquera en cas d'utilisation "la panique parmi les civils", dit-il.

"Mais la véritable utilité de ces armes dans une guerre est très limitée, car elles ne peuvent pas être employées dans des zones où la présence de troupes hostiles est combinée à une population soutenant le régime, ou contre une population hostile dans une zone où sont déployées des troupes régulières", dit-il. De plus, elles ne peuvent être utilisées que par certaines unités spéciales.

 

Peu de choses sont connues sur le programme syrien, lancé dans les années 1970 avec l'aide de l'Egypte puis de l'ex-URSS. Selon Dina Esfandiary, il s'agit "du plus grand programme d'armes chimiques au Proche-Orient, créé à l'origine dans le but de contrebalancer le programme nucléaire d'Israël".

 

(Lire aussi : La panoplie d'agents chimiques de Damas "est assez robuste")

 

L'analyste indique que des informations importantes sur ce programme ont été collectées à la suite de la défection de plusieurs officiers, dont le général Adnan Silou, ancien chef du programme d'armes chimiques, mais que "ces informations sont loin d'être complètes".

La communauté internationale multiplie, ces derniers jours, les mises en garde au président Bachar el-Assad contre tout recours à des armes chimiques. Des responsables américains s'exprimant sous le couvert de l'anonymat ont assuré que l'armée syrienne avait chargé avec du gaz sarin des bombes destinées à être larguées par avion.
 
Lors d'une réunion sur la sécurité régionale à...
commentaires (4)

Les armes chimiques sont réservés aux sionistes si ces derniers devait menacer d'utiliser l'arme atomique. C'est donc une arme de dissuasion, point à la ligne! L'arme chimique si elle existe en Syrie et pourquoi pas ailleurs, ne peut être utilisés dans les guerres internes et des rues pour des raison évidente, il faut donc arrêter avec cette ridicule propagande qui est simplement destinée à justifier d'éventuelles guerres psychologiques et/ou comme celle de l'Iraq et d'où, je dois le rappeler, on en sort pas vainqueur et pourrait donner le coup de grâce à un occident qui fait déjà la dance du canard depuis des années sur le bord du gouffre. Il peut arriver un moment ou les truco-islamistes qui sont chargés de sale besogne, (peut-être pour blanchir la Turquie, qui est unie autour de ce point, officiellement et solennellement du génocide Arménien) diront aux plus injustes: B7ibbik ya iswarté bass mich 2add idé.

Ali Farhat

16 h 59, le 11 décembre 2012

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Commentaires (4)

  • Les armes chimiques sont réservés aux sionistes si ces derniers devait menacer d'utiliser l'arme atomique. C'est donc une arme de dissuasion, point à la ligne! L'arme chimique si elle existe en Syrie et pourquoi pas ailleurs, ne peut être utilisés dans les guerres internes et des rues pour des raison évidente, il faut donc arrêter avec cette ridicule propagande qui est simplement destinée à justifier d'éventuelles guerres psychologiques et/ou comme celle de l'Iraq et d'où, je dois le rappeler, on en sort pas vainqueur et pourrait donner le coup de grâce à un occident qui fait déjà la dance du canard depuis des années sur le bord du gouffre. Il peut arriver un moment ou les truco-islamistes qui sont chargés de sale besogne, (peut-être pour blanchir la Turquie, qui est unie autour de ce point, officiellement et solennellement du génocide Arménien) diront aux plus injustes: B7ibbik ya iswarté bass mich 2add idé.

    Ali Farhat

    16 h 59, le 11 décembre 2012

  • Recours par Damas, à l'arme chimique scénario similaire avant la chute de Saddan Hussein Antoine S abbagha

    Sabbagha Antoine

    09 h 26, le 11 décembre 2012

  • Beaucoup de bruit pour rien, le régime légitime n'a pas encore atteint le point où il en ferait usage, comme veulent le montrer les infos propagandistes. Mais les désillusions seront grandes par rapport à ce qu'on cherche à faire croire.

    Jaber Kamel

    08 h 13, le 11 décembre 2012

  • Qu'on arrête avec ces spéculations stériles. Le boucher de Damas fait à sa tête comme tout barbare qui se respecte, donc ça ne sert à rien d'avertir et de menacer. S'il veut utiliser l'arme chimique, il l'utilisera. De toutes façons le résultat est le même : l'extermination chère à ce nazi du XXIè siècle.

    Robert Malek

    05 h 47, le 11 décembre 2012

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