Une vue de la conférence de presse.
En prévision de son vingtième anniversaire en février prochain, le Festival al-Bustan reçoit la fameuse troupe russe pour trois représentations exceptionnelles d’une pièce maîtresse de l’œuvre du grand compositeur Piotr Illich Tchaïkovski.
C’est avec un honneur partagé que Kheyrat Ahmedov, directeur du Centre culturel russe de Beyrouth, et Nada Massoud, chargée de la communication du Festival al-Bustan, ont introduit aux journalistes présents Victor Davydov, directeur du Russian State Ballet, et Vyasechlav Gordeev, directeur artistique de la troupe.
M. Ahmedov a tenu à rappeler la popularité de l’ancien danseur Vyasechlav Gordeev, « symbole du ballet contemporain », aussi connu en Russie qu’ailleurs pour sa brillante carrière, récompensée par de nombreux prix. Soulignant, avec émotion, l’honneur qui lui est donné de recevoir une telle éminence de la culture russe. De la même façon, en plus de nombreux remerciements, Nada Massoud a insisté sur la chance de recevoir une troupe d’un tel niveau. Un événement qui, a-t-elle, espéré, donnera peut-être lieu à d’autres collaborations à venir.
Vyasechlav Gordeev a, pour sa part, remercié et rendu hommage aux organisateurs du festival, signalant que « si les opportunités ont été multiples, c’est bel et bien la première fois que la venue de la troupe a pu se concrétiser ». Pour cette première, donc, M. Gordeev présentera la version originale du Lac des Cygnes, dans le but de montrer la tradition du ballet russe, qu’il considère être « la colonne vertébrale de la diffusion de la culture russe ». Il tient donc à ce que la rencontre entre Beyrouth et la culture russe se passe du mieux possible, d’autant que l’événement coïncide également avec le trentième anniversaire de la troupe.
La présence de la jeune Libanaise Nathalie Yammine dans ce spectacle n’est d’ailleurs pas une coïncidence, le Russian State Ballet est beaucoup attaché à la volonté de fonder un lien fort entre ces pays à travers le ballet. M. Gordeev s’avoue séduit par la chaleur du Liban, autant dans son climat que dans l’accueil qu’il lui a réservé. Il en vient même à souhaiter venir tous les ans « pour les cent ans à venir ! ».
Victor Davydov, directeur de la troupe, toujours en accord avec son directeur artistique, ajoute qu’il est dans la nature du Russian State Ballet de s’exporter, en Chine, Indonésie, Amérique latine, indique-t-il, mais qu’il est particulièrement intéressant pour lui de venir au Liban, où il espère trouver une jeunesse sensible à cet art, pour pouvoir établir une relation de long terme avec ce pays. Mais il rappelle aussi que cette collaboration ne pourra se faire sans un public réceptif, qu’il espère rencontrer lors des trois représentations de sa troupe, les 30 novembre, 1er et 2 décembre, à l’auditorium Émile Boustani.


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