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Lifestyle - nos petites guerres

Centre-ville souvenirs, une chronique de Sabyl Ghoussoub


Centre-ville souvenirs, une chronique de Sabyl Ghoussoub

Illustration Charles Berberian et Michèle Standjofski issue de la bande dessinée « Et toi, comment ça va ? »

Il y avait des artisans, des banquiers, des journalistes, des restaurants en veux-tu en voilà, des commerces de luxe. Mon grand-père maternel qui travaillait dans la boutique de chaussures Bata. Mes parents qui se baladaient main dans la main en amoureux, qui allaient au cinéma. Tous ces vestiges d’un ancien temps.Il y avait de la musique, des femmes et des hommes qui dansaient, qui buvaient, qui riaient. Qui fumaient des cigarettes ou le narguilé, ici, il y avait de la vie à chaque coin de rue, mais tout a été détruit, vidé, séquestré quinze ans durant. Il restait les chiens de rue, les miliciens, les traversants. L’histoire d’une ligne de démarcation, Beyrouth, Sarajevo, les uns d’un côté, les autres de l’autre. Puis la guerre s’est arrêtée (ou pas vraiment) et le centre-ville a été photographié par Gabriele Basilico, Raymond Depardon,...
Il y avait des artisans, des banquiers, des journalistes, des restaurants en veux-tu en voilà, des commerces de luxe. Mon grand-père maternel qui travaillait dans la boutique de chaussures Bata. Mes parents qui se baladaient main dans la main en amoureux, qui allaient au cinéma. Tous ces vestiges d’un ancien temps.Il y avait de la musique, des femmes et des hommes qui dansaient, qui buvaient, qui riaient. Qui fumaient des cigarettes ou le narguilé, ici, il y avait de la vie à chaque coin de rue, mais tout a été détruit, vidé, séquestré quinze ans durant. Il restait les chiens de rue, les miliciens, les traversants. L’histoire d’une ligne de démarcation, Beyrouth, Sarajevo, les uns d’un côté, les autres de l’autre. Puis la guerre s’est arrêtée (ou pas vraiment) et le centre-ville a été photographié par...
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