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Moyen Orient et Monde - Rapport

« Nous passons du désespoir à l’espoir »

Onusida Aung San Suu Kyi a été nommée ambassadrice mondiale de l’organisation.
L’Onusida a donné hier, dans son rapport annuel 2012, des raisons d’espérer dans la lutte contre le sida avec une diminution significative et continue des décès et des nouvelles infections ces dernières années. « Nous passons du désespoir à l’espoir », car la diminution des infections est particulièrement visible chez les enfants, a déclaré Michel Sidibé, directeur général de l’Onusida, pour présenter ces résultats. « Sur les deux dernières années, la moitié de la diminution mondiale des nouvelles infections à VIH a été enregistrée chez les nouveau-nés », indique l’Onusida, et pour M. Sidibé, « il devient évident qu’il est possible d’atteindre l’objectif de zéro nouvelle infection à VIH chez les enfants ». Ainsi dans 6 pays, Burundi, Kenya, Namibie, Afrique du Sud, Togo et Zambie, le nombre d’enfants nouvellement infectés a diminué d’au moins 40 % entre 2009 et 2011. Par ailleurs, entre 2009 et 2011, le nombre de nouvelles infections chez les enfants a baissé de 23 %, soit plus que durant la période 2003 et 2009 (-19 %).
Pour l’Onusida, une approche accélérée de la lutte contre le sida a engrangé des résultats prometteurs, comme une baisse de plus de 500 000 du nombre des décès. En Afrique du Sud, pays le plus touché par le sida, le nombre de décès a diminué de 100 000 entre 2005 et 2011, de 90 000 au Zimbabwe, de 71 000 au Kenya et de 48 000 en Éthiopie.
Le recul des décès s’explique aussi par la hausse de 63 % du nombre de personnes dans le monde ayant accès à un traitement antirétroviral. En Afrique subsaharienne, un nombre record de 2,3 millions de personnes ont eu accès au traitement. La Chine, de son côté, a augmenté de près de 50 % le nombre de personnes sous traitement contre le VIH en 2011. Entre 2005 et 2011, les décès dus au sida ont diminué de plus d’un demi-million. Ainsi au Malawi, le nombre de nouvelles infections a baissé de 73 %, au Botswana de 71 %, en Namibie de 68 %, en Zambie de 58 %, au Zimbabwe de 50 % et en Afrique du Sud et au Swaziland de 41 %.
Sur les 6 dernières années, le nombre de morts en Afrique subsaharienne dus au sida a baissé d’un tiers. En outre, le nombre de personnes sous traitement antirétroviral a augmenté dans cette région du monde de 59 % entre 2009 et 2011. « Le rythme des progrès s’accélère, on peut maintenant réaliser en 24 mois ce qui prenait une décennie auparavant », s’est félicité Michel Sidibé, qui espère réaliser les objectifs 2015.
Ces objectifs, définis en 2011, prévoient notamment une diminution de moitié de la transmission sexuelle de la maladie. Le même résultat est attendu pour les transmissions chez les drogués, qui utilisent des seringues infectées.
Enfin, l’Onusida veut également réduire de 50 % le nombre de malades du sida qui meurent des suites d’une tuberculose. Parmi les moyens préconisés par l’Onusida pour diminuer les nouvelles infections, figure la circoncision volontaire, qui « pourrait permettre de prévenir une nouvelle infection sur 5 en Afrique orientale et australe d’ici à 2025 ». Le rapport relève encore que les professionnels du sexe (hommes et femmes), les hommes ayant des rapports sexuels avec les hommes, et les consommateurs de drogues injectables sont particulièrement touchés par la maladie. « Les programmes de prévention et de traitement du VIH ne parviennent pas globalement à atteindre ces populations-clés », a regretté l’Onusida.
Les experts de l’ONU ont cependant fait part de leur inquiétude concernant les nouvelles contaminations dans certaines régions du monde. Ainsi, au Moyen-Orient et en Afrique du Nord, leur nombre a bondi de plus de 25 % depuis 2001. De même, les nouvelles contaminations en Europe de l’Est et en Asie centrale ont commencé à augmenter à la fin des années 2000, après avoir été stables plusieurs années.
Par ailleurs, la lauréate du prix Nobel de la paix Aung San Suu Kyi a été nommée ambassadrice mondiale de l’Onusida pour la discrimination zéro, a annoncé hier l’organisation de l’ONU. Mme Aung San Suu Kyi est notamment chargée de plaider auprès de la communauté internationale pour « l’élimination de la stigmatisation et de la discrimination » à l’encontre des personnes porteuses du virus VIH. Selon Mme Suu Kyi, dans son pays, « plus de 40 000 personnes vivant avec le VIH sont traitées. Il est important que chaque individu qui pense être à risque demande à se faire tester et connaisse tôt son statut VIH, afin de pouvoir éviter les nouvelles contaminations et accéder au traitement salvateur si nécessaire ».
(Source : AFP)
L’Onusida a donné hier, dans son rapport annuel 2012, des raisons d’espérer dans la lutte contre le sida avec une diminution significative et continue des décès et des nouvelles infections ces dernières années. « Nous passons du désespoir à l’espoir », car la diminution des infections est particulièrement visible chez les enfants, a déclaré Michel Sidibé, directeur général de l’Onusida, pour présenter ces résultats. « Sur les deux dernières années, la moitié de la diminution mondiale des nouvelles infections à VIH a été enregistrée chez les nouveau-nés », indique l’Onusida, et pour M. Sidibé, « il devient évident qu’il est possible d’atteindre l’objectif de zéro nouvelle infection à VIH chez les enfants ». Ainsi dans 6 pays, Burundi, Kenya, Namibie, Afrique du Sud, Togo et Zambie,...
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