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Économie - Énergie

Cafouillage autour de l’appel d’offres pour la centrale de Deir Ammar

M. Bassil hier au cours d’une rencontre avec l’ambassadrice d’Espagne. Photo Dalati et Nohra

Le ministre de l’Énergie et des Ressources hydrauliques, Gebran Bassil, a reconnu hier que le problème concernant l’appel d’offres pour la construction de la centrale de Deir Ammar, qui est supposée produire 450 mégawatts supplémentaires, n’était toujours pas résolu. Rappelons qu’il y a quelques semaines, la société espagnole Abennaire avait remporté l’appel d’offres pour la construction de cette nouvelle centrale électrique. Selon un cahier des charges bien précis, Abennaire, qui s’est alliée à la société libanaise Butec, offrait le meilleur prix, soit 13,6 centimes de dollars le kilowattheure. « Le problème est que le prix final dépasse de 160 millions de dollars le budget prévu par le gouvernement pour ce projet », a expliqué M. Bassil. Selon lui, deux options sont envisageables à ce stade. La première serait de se passer de certains travaux, « choix qui n’affecterait nullement le bon fonctionnement de la centrale électrique », selon lui. La seconde option consisterait à négocier avec l’entreprise pour qu’elle revoie son prix à la baisse. « Si les sociétés Abennaire-Butec refusaient, il faudrait lancer un nouvel appel d’offres, puisque nous ne disposons actuellement que de 502 millions de dollars pour la construction de cette centrale, contre 662 que réclament les entreprises gagnantes », a indiqué le ministre.

Kabbani critique fermement Bassil
En réaction à cette situation, le député Mohammad Kabbani a accusé hier le ministre de l’Énergie et des Ressources hydrauliques de « transgresser les lois et de provoquer des scandales au sein-même de son ministère ». M. Kabbani a ainsi pointé du doigt le refus du ministre de l’Énergie de former un comité de régulation du secteur de l’électricité et a fait allusion aux divers « scandales » relatifs à l’affaire du mazout rouge et plus récemment les travaux de la centrale de Deir Ammar. « Si M. Bassil avait travaillé conformément aux lois depuis trois ans, nous serions aujourd’hui capables d’alimenter la quasi-totalité des régions libanaises en électricité », a affirmé M. Kabbani.
Le ministre de l’Énergie et des Ressources hydrauliques, Gebran Bassil, a reconnu hier que le problème concernant l’appel d’offres pour la construction de la centrale de Deir Ammar, qui est supposée produire 450 mégawatts supplémentaires, n’était toujours pas résolu. Rappelons qu’il y a quelques semaines, la société espagnole Abennaire avait remporté l’appel d’offres pour la construction de cette nouvelle centrale électrique. Selon un cahier des charges bien précis, Abennaire, qui s’est alliée à la société libanaise Butec, offrait le meilleur prix, soit 13,6 centimes de dollars le kilowattheure. « Le problème est que le prix final dépasse de 160 millions de dollars le budget prévu par le gouvernement pour ce projet », a expliqué M. Bassil. Selon lui, deux options sont envisageables à ce stade. La...
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