Le Vatican a accueilli la semaine dernière une conférence sur la santé. Photo tirée du site art.com
La vingt-septième conférence des opérateurs sanitaires catholiques a réuni la semaine dernière au Vatican près de 600 experts d’une soixantaine de pays. Cette année, la conférence avait pour but essentiellement de promouvoir une recherche qui n’instrumentalise pas l’être humain.
Le « grand risque est d’utiliser l’homme comme moyen de la recherche, comme s’il était un objet comme un autre, privé de dignité », a déclaré le cardinal secrétaire d’État Tarcisio Bertone.
« Aucun obstacle ne sera jamais mis (par l’Église) à la recherche quand elle est en faveur de l’homme, a-t-il ajouté. De plus en plus souvent, quand on parle des malades, on fait seulement référence à l’amélioration des techniques de soins, ou à l’autonomie du malade qui décide de son propre destin. »
« Les structures hospitalières, où les personnes en souffrance sont soignées pour des maux physiques, psychiques et spirituels, sont aussi un lieu de l’annonce du royaume de Dieu », a-t-il souligné en allusion à la nouvelle évangélisation.
À l’ordre du jour de la conférence également l’assistance spirituelle aux malades, les aspects médicaux, sociaux, politiques, financiers de l’hôpital catholique, ainsi que le diagnostic prénatal ou les avortements, pratiqués parfois à la suite de « pressions politiques ».
Les femmes souffrant de migraine chronique ne subissent pas de déclin mental
Des femmes souffrant de migraines ne paraissent pas subir de déclin de leurs capacités mentales sur le long terme comparativement aux autres, selon une étude publiée dans le Journal of the American Medical Association (JAMA).
Cette recherche qui a porté sur 286 hommes et femmes ayant ou pas des migraines, suivis pendant neuf ans, montre également que les femmes migraineuses développent davantage de taches blanches sur leur cerveau mises en évidence par des IRM.
« Nous savions depuis un certain temps que les femmes souffrant de migraines ont tendance à avoir ces changements cérébraux, explique le Dr Linda Porter, de l’Institut national américain des troubles neurologiques (NINDS). Le fait qu’il n’y ait aucune indication de perte de capacité cognitive chez ces femmes est une bonne nouvelle. »
Des études précédentes avaient laissé penser qu’un lien pouvait exister entre l’apparition de ces lésions et un risque de maladies athérosclérotiques, d’accident vasculaire cérébral et de dégénérescence mentale.
« Cette étude paraît dire qu’il n’est pas nécessaire de faire des traitements plus agressifs », souligne le Dr Mark Kruit, un neuroradiologue de l’Université Leiden aux Pays-Bas, l’un des principaux auteurs de cette étude.
Contrairement aux femmes, les hommes souffrant de migraines ne montrent pas davantage de ces taches blanches que ceux du même âge qui ne sont pas migraineux.
Les dépressifs boudent les bonnes odeurs, selon une étude
Les victimes de dépression sévère distinguent moins bien les odeurs agréables, selon une étude de l’Université François-Rabelais de Tours, qui précise que les troubles olfactifs pourraient annoncer une rechute pour les dépressifs.
« Les personnes atteintes de dépression sévère ont des difficultés à expérimenter les plaisirs. Par ailleurs, la zone du cerveau impliquée dans la sensation agréable provoquée par des odeurs présente des dysfonctionnements chez ces personnes », souligne Catherine Belzung, coauteur de ces travaux publiés par l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm).
Pour le démontrer, les chercheurs tourangeaux ont soumis 18 personnes hospitalisées pour un épisode de dépression sévère à des tests olfactifs. Leurs résultats ont été comparés à ceux de 54 volontaires en bonne santé.
L’ensemble des participants ont été exposés à huit odeurs différentes, certaines agréables (amandes, vanille) et d’autres non (vomi, fromage rance), ainsi qu’à un mélange d’odeurs.
Il est apparu que les patients dépressifs distinguaient moins bien les différents niveaux d’intensité des odeurs, identifiaient moins bien celles qui étaient présentes dans un mélange et étaient peu sensibles aux odeurs censées être agréables.
(Source : AFP)

