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Moyen Orient et Monde - France

Grande confusion à l’UMP : Copé et Fillon revendiquent la victoire

Les deux camps s’accusent mutuellement de fraudes.

Le vote des adhérents pour désigner un nouveau président à l’UMP a tourné à la foire d’empoigne hier soir, Jean-François Copé et François Fillon revendiquant chacun de leur côté la victoire.


À 23h30 heure locale, alors qu’une pluie d’annonces de contestations s’était abattue sur le scrutin, Jean-François Copé a ainsi le premier revendiqué la victoire au siège de l’UMP. « Les militantes et les militants de l’UMP viennent aujourd’hui de m’accorder la majorité de leurs suffrages et ainsi de m’élire comme président de l’UMP », a-t-il lancé devant ses partisans. Un de ses proches a assuré que M. Copé avait « 1 000 voix » d’avance sur son rival.


Peu après, c’était au tour de François Fillon de venir annoncer sa « courte victoire de 224 voix », tout en prévenant que ces résultats devaient être officialisés par la commission interne du parti, la Cocoe. « Je ne laisserai pas la victoire échapper aux militants », a averti l’ancien Premier ministre, reprenant une phrase lancée en 2008 par Ségolène Royal lors du délétère congrès du PS à Reims, où elle contestait la victoire à sa rivale Martine Aubry.


Cette guerre des nerfs, dont l’UMP se serait bien passée, s’est doublée d’accusations de fraudes mutuelles entre les deux camps. Dans la soirée, les proches de Jean-François Copé ont affirmé avoir constaté des « irrégularités » à Nice, fief des fillonistes Christian Estrosi et Éric Ciotti, et à Paris, où François Fillon est élu. Dans la 1re circonscription des Alpes-Maritimes, comme dans le XVIe arrondissement de la capitale, c’est le décalage entre les bulletins comptabilisés et les émargements qui a jeté le trouble. « Nous formulerons un certain nombre de contestations, bien supérieures à celles de Jean-François Copé », a rétorqué à Paris le député Bernard Debré, proche de François Fillon, laissant augurer une bataille difficile. Le parlementaire a notamment évoqué des procurations suspectes et parlé d’ « anomalies très flagrantes ». « Nous sommes allés porter plainte auprès de la Cocoe », a aussi affirmé le député Patrick Ollier, soutien de M. Fillon. « La fraude et le mensonge n’existent pas chez nous », s’était insurgé Christian Estrosi, également pro-Fillon. En prévision de contestations venant d’un camp ou d’un autre, des huissiers ont été mandatés dans les bureaux.


Autre objet de friction, les files d’attente devant certains bureaux. François Fillon a patienté durant près d’une heure et demie avant de pouvoir déposer son bulletin dans l’urne, peu après la clôture du scrutin, à Paris, où il est élu. Il en a profité pour « regretter l’organisation » de l’élection, laissant entendre que la désorganisation était le fait de Jean-François Copé, secrétaire général du parti. « Pique non justifiée », lui a répliqué Roger Karoutchi, pro-Copé, rappelant que le parti avait mis sur pied une structure chargée de mener à bien cette élection, et à laquelle participent des pro-Fillon. Avant la clôture du scrutin, François Fillon et Jean-François Copé avaient fait part tous deux de leur « confiance », se félicitant de la « mobilisation ».


Cette ambiance tendue risque de gâcher le premier grand exercice de démocratie interne pour l’UMP, dix ans après sa fondation. Pourtant, tout avait bien commencé, avec une bonne mobilisation parmi les quelque 300 000 adhérents, la participation semblant dépasser largement les 50 %. L’enjeu est d’importance. Le vainqueur, qui sera président de l’UMP jusqu’en 2015, aura une longueur d’avance pour la présidentielle de 2017 même si l’échéance décisive sera la primaire de 2016 et si Nicolas Sarkozy pourrait vouloir troubler le jeu.


Favori des sondages réalisés auprès d’un public plus large – les sympathisants UMP – M. Fillon a achevé sa tournée en Vendée en invitant les militants à se poser une seule question : « Qui est le mieux placé pour rassembler les Français autour de l’UMP ? » De son côté, M. Copé a mené campagne tambour battant jusqu’à la dernière minute en avalant les kilomètres et en envoyant un message audio, par téléphone, à chacun des adhérents pour les appeler à faire le choix d’un chef d’une opposition de « résistance », sur sa ligne d’une « droite décomplexée ». Pas de divergences politiques fondamentales entre les deux hommes, qui revendiquent toutefois leurs « différences ».


Après 5 ans passés à Matignon, M. Fillon se pose en « homme d’État » et se projette déjà dans le rendez-vous présidentiel de 2017. M. Copé revendique, lui, d’être « le premier des militants » et promet une « vague bleue » aux municipales de 2014.

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À 23h30 heure locale, alors qu’une pluie d’annonces de contestations s’était abattue sur le scrutin, Jean-François Copé a ainsi le premier revendiqué la victoire au siège de l’UMP. « Les militantes et les militants de l’UMP viennent aujourd’hui de m’accorder la majorité de leurs suffrages et ainsi de m’élire comme président de l’UMP », a-t-il lancé devant ses partisans. Un de ses proches a assuré que M. Copé avait « 1 000 voix » d’avance sur son rival.
Peu après, c’était au tour de François Fillon de venir annoncer sa « courte victoire de 224 voix », tout en prévenant que ces...
commentaires (8)

Lilliputiens Sarkoziens aussi Gnomes que Nains.......

Antoine-Serge KARAMAOUN

08 h 43, le 19 novembre 2012

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Commentaires (8)

  • Lilliputiens Sarkoziens aussi Gnomes que Nains.......

    Antoine-Serge KARAMAOUN

    08 h 43, le 19 novembre 2012

  • Le monde arabe se radicalise... Les USA aussi sont déjà radicalisé. L'europe n'est pas loin de suivre... En se désintégrant ( cela risque d'arriver puisque ni Chirac et ni Sarko ne sont là pour guider..Il n'y a plus de leader charismatique à l'UMP) , l'UMP pourtant modédé, va laisser la voie au FN La france se radicalisera aussi.... Franchement, c'est dégoûtant que de voir les extrémistes prendre le relais tranquillement et sûrement partout dans le monde.

    jean-Pierre EL KHOURY

    07 h 17, le 19 novembre 2012

  • et le suspens dure ! si la française des jeux nommé un gagnant du loto comme à l'UMP ,les rues de Paris seraient pleines de SDF millionnaires...!

    M.V.

    05 h 06, le 19 novembre 2012

  • De Gaulle ,réveille toi,ils sont devenus fous....

    GEDEON Christian

    05 h 04, le 19 novembre 2012

  • Faut-il FILER... ou faut-il COUPER ?

    SAKR LEBNAN

    04 h 08, le 19 novembre 2012

  • Au 21 siècle, la France de gauche comme de droite pas crédible ! mais là ...! l'UMP nous offre gratuitement un spectacle affligeant ! ces gens de droite, n'ont rien compris à la démocratie participative en France ...! M.r..de ! faites comme la gauche, mettez vous d'accord avant les élections...et privez nous de ce spectacle ridicule....

    M.V.

    03 h 21, le 19 novembre 2012

  • Franchement, je ne m'attendais pas à assister à une telle mascarade. Vivement les Guignols demain soir.

    Robert Malek

    20 h 20, le 18 novembre 2012

  • RI-DI-CU-LES.....

    GEDEON Christian

    19 h 55, le 18 novembre 2012

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