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Économie - Indicateur

La BoE craint une nouvelle contraction de l’économie britannique

Le Royaume-Uni s’avance vers deux années encore ternes, confirmant les inquiétudes sur la fragilité de sa reprise alors qu’il vient à peine de sortir de récession.
La Banque d’Angleterre (BoE) a estimé hier que l’économie britannique pourrait finir l’année sur une nouvelle contraction. « Les perspectives économiques immédiates demeurent difficiles », malgré la sortie de récession au troisième trimestre grâce aux Jeux olympiques, a déclaré le gouverneur de la Banque centrale britannique Mervyn King, lors de la présentation du rapport trimestriel de l’institution sur les perspectives de l’inflation et de la croissance au Royaume-Uni.
Le Royaume-Uni est officiellement sorti de neuf mois de récession avec une forte croissance de 1 % au troisième trimestre. Cette nouvelle avait été saluée fin octobre par le gouvernement du Premier ministre conservateur David Cameron. Son ministre des Finances George Osborne se félicitant notamment du fait que s’il reste « encore beaucoup de chemin à faire (...) ces chiffres montrent que nous sommes sur la bonne voie ». Cet optimisme a été tempéré par la Banque d’Angleterre, pour qui l’ampleur du bond du troisième trimestre « a été gonflée par des facteurs temporaires », comme les Jeux olympiques d’été, qui se sont tenus à Londres fin juillet-début août. Pour Ross Walker, économiste chez RBS, « le gouverneur s’est montré plutôt morose ». En effet, la Banque centrale britannique a de plus abaissé ses prévisions pour 2013, prévoyant désormais une croissance autour de 1 % durant la majeure partie de l’année, car les perspectives de l’économie britannique sont « incertaines » du fait notamment de la crise persistante en zone euro.
La croissance ne devrait faire son retour au-dessus de 2 % qu’à la fin de l’année prochaine, et non au deuxième trimestre, comme elle l’avait estimé dans son rapport précédent publié en août. Pour l’institution, « l’économie devrait connaître une reprise soutenue mais lente au cours des trois années à venir ». Cependant, le fait que M. King prévienne que l’économie britannique pourrait de nouveau se contracter au quatrième trimestre 2012 peut être interprétée comme une volonté de laisser entendre que « la banque s’attend à une telle éventualité, et qu’elle ne nécessiterait ainsi pas de réponse », donc pas de nouvelle tranche de stimulus monétaire à court terme, a estimé M. Walker.
Ce stimulus, au sein d’un programme dit d’« assouplissement quantitatif », se traduit par des injections de liquidités dans le système financier britannique par le biais de rachats d’actifs. Il a été lancé par la BoE en mars 2009, une mesure visant, comme l’abaissement à 0,50 % du taux directeur de l’institution, à soutenir une économie alors en pleine récession. La tâche de la BoE pour aider l’économie est rendue en outre encore plus ardue par l’inflation, pour laquelle l’institution a relevé mercredi ses attentes à court et moyen terme. Ainsi, la hausse des prix à la consommation, qui s’est d’ailleurs de nouveau accélérée en octobre, devrait s’afficher autour de 2,5 % jusqu’au troisième trimestre de 2013 pour ne retomber sous la cible de 2 % que mi-2014.
L’institution prévoyait auparavant que l’inflation retomberait sous 2 % fin 2013. « Les nouvelles prévisions brossent un tableau lugubre (...) mélangeant une croissance faible et une inflation élevée à court terme », a noté Vicky Redwood, économiste chez Capital Economics. Mais malgré une inflation toujours élevée, les perspectives ternes de l’économie et les commentaires prudents de M. King font que « la porte est toujours ouverte à (de nouvelles tranches) de rachats d’actifs » par la BoE, a estimé Mme Redwood.
(Source : AFP)
La Banque d’Angleterre (BoE) a estimé hier que l’économie britannique pourrait finir l’année sur une nouvelle contraction. « Les perspectives économiques immédiates demeurent difficiles », malgré la sortie de récession au troisième trimestre grâce aux Jeux olympiques, a déclaré le gouverneur de la Banque centrale britannique Mervyn King, lors de la présentation du rapport trimestriel de l’institution sur les perspectives de l’inflation et de la croissance au Royaume-Uni.Le Royaume-Uni est officiellement sorti de neuf mois de récession avec une forte croissance de 1 % au troisième trimestre. Cette nouvelle avait été saluée fin octobre par le gouvernement du Premier ministre conservateur David Cameron. Son ministre des Finances George Osborne se félicitant notamment du fait que s’il reste « encore...
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