Ce ne sont pas les révolutions qui produisent les changements, mais les changements qui déclenchent les révolutions. Beyrouth a été la première ville arabe à imploser sous l’effet de la modernisation. Dès la fin des années 50, les gens des campagnes venus dans la capitale en quête de travail se sont trouvés confrontés à un univers radicalement différent du leur, avec sa liberté, sa légèreté et ses excès. Démographes et sociologues n’hésitent pas aujourd’hui à mettre au moins l’un des facteurs de la guerre du Liban sur le compte de ce choc des civilisations. Ce siècle a bientôt 13 ans. Pas besoin de fables futuristes pour constater qu’il s’agit bien de la fin du monde connu. Les modèles traditionnels de gouvernance comme de gestion économique se révèlent inefficaces, confrontés aux changements de mœurs et de mentalités, à l’accroissement de la population mondiale, à l’épuisement des ressources, à l’appauvrissement de la classe moyenne qui entraîne dans sa chute de plus pauvres encore. Le monde entier frémit d’un mal-être qui se traduit par une colère dont l’objet est encore confus. Mardi soir à Amman, on a entendu des manifestants réclamer ouvertement le départ du roi Abdallah. C’est bien la première fois en plusieurs mois de troubles modérés qu’une telle revendication se fait jour. Hier, un journaliste du New York Times s’interrogeait à cet égard sur le sort des monarchies arabes, après la chute des pseudo-démocraties. Domino ou pas, une chose est sûre, nous vivons une époque qui exige de l’imagination. Une qualité dont dépendra la survie de tout régime dans notre partie du monde.
Le commencement du monde fini
OLJ / Par Fifi ABOU DIB, le 15 novembre 2012 à 01h35
Ce ne sont pas les révolutions qui produisent les changements, mais les changements qui déclenchent les révolutions. Beyrouth a été la première ville arabe à imploser sous l’effet de la modernisation. Dès la fin des années 50, les gens des campagnes venus dans la capitale en quête de travail se sont trouvés confrontés à un univers radicalement différent du leur, avec sa liberté, sa légèreté et ses excès. Démographes et sociologues n’hésitent pas aujourd’hui à mettre au moins l’un des facteurs de la guerre du Liban sur le compte de ce choc des civilisations. Ce siècle a bientôt 13 ans. Pas besoin de fables futuristes pour constater qu’il s’agit bien de la fin du monde connu. Les modèles traditionnels de gouvernance comme de gestion économique se révèlent inefficaces, confrontés aux changements de mœurs et de mentalités, à l’accroissement de la population mondiale, à l’épuisement des ressources, à l’appauvrissement de la classe moyenne qui entraîne dans sa chute de plus pauvres encore. Le monde entier frémit d’un mal-être qui se traduit par une colère dont l’objet est encore confus. Mardi soir à Amman, on a entendu des manifestants réclamer ouvertement le départ du roi Abdallah. C’est bien la première fois en plusieurs mois de troubles modérés qu’une telle revendication se fait jour. Hier, un journaliste du New York Times s’interrogeait à cet égard sur le sort des monarchies arabes, après la chute des pseudo-démocraties. Domino ou pas, une chose est sûre, nous vivons une époque qui exige de l’imagination. Une qualité dont dépendra la survie de tout régime dans notre partie du monde.


L'Iran ripostera de façon « décisive » à toute attaque, avertit son négociateur en chef
Le tour de tous viendra. Chacun en son temps. C'est la règle du JEU... Démocratie partout...
11 h 10, le 15 novembre 2012