X

Moyen Orient et Monde

La « femme mystérieuse » derrière le scandale Petraeus serait d’origine libanaise

États-Unis Jill Khawam Kelley serait issue d’une famille maronite de Jounieh qui a émigré aux États-Unis vers la fin des années 70.
OLJ
13/11/2012
Des e-mails « menaçants » adressés par sa maîtresse à une seconde femme ont conduit à la démission surprise, vendredi, du patron de la CIA David Petraeus pour relation extraconjugale. « Après plus de 37 ans de mariage, j’ai fait preuve d’un énorme manque de jugement en m’engageant dans une relation extraconjugale. Un tel comportement est inacceptable à la fois comme mari et comme dirigeant d’une organisation comme la nôtre », avait-il expliqué dans un message aux employés de l’agence.
La presse américaine a rapidement découvert que sa maîtresse était Paula Broadwell, qui a eu 40 ans vendredi. Cette ancienne militaire a passé un an en Afghanistan pour écrire une biographie du général : All In : The Education of General Petraeus. Le FBI a découvert la liaison, aujourd’hui terminée, en enquêtant sur des e-mails « menaçants » de Mme Broadwell adressés à une autre femme qui, effrayée, a demandé la protection du FBI, selon les médias. Selon le New York Post citant un responsable gouvernemental, les e-mails comprenaient des phrases comme : « Je sais ce que tu as fait, va-t-en, éloigne-toi de mon mec. » Le New York Times avait auparavant indiqué que les deux femmes avaient semblé « rivaliser pour la reconnaissance (de M. Petraeus), si ce n’est son affection ». Selon le Washington Post, Paula « ressentait l’existence de cette femme comme une menace à sa relation avec Petraeus ».
Et dimanche, l’agence AP a révélé l’identité de la « femme mystérieuse » que la maîtresse de Petraeus menaçait par e-mail. Il s‘agirait de Jill Kelley, 37 ans, mariée à Scott, un médecin spécialisé dans la chirurgie des cancers et mère de trois fillettes. Elle habite Tampa, en Floride, et serait une amie de longue date du général. Elle n’avait aucun statut particulier au sein de l’armée et travaillait comme « agent de liaison social » avec une base aérienne en Floride, selon l’agence américaine.
Mme Kelley a expliqué dimanche que sa famille et celle du général Petraeus étaient amies depuis cinq ans. « Nous respectons sa vie privée et celle de sa famille, et nous voulons la même chose pour nous-mêmes et nos trois enfants », a-t-elle déclaré dans un communiqué transmis à la chaîne ABC. Selon un proche de M. Petraeus cité par ABC News, la relation entre le général et Mme Kelley est purement « amicale ». Selon les médias américains, Jill Kelley, qui a grandi à Philadelphie, est d’origine libanaise. Elle serait issue d’une famille maronite de Jounieh, dans le nord du Liban, qui a émigré aux États-Unis vers la fin des années 70. Ses parents, John et Marcelle Khawam, avaient ouvert un restaurant moyen-oriental baptisé « Sahara » dans la ville de Voorhees, au New Jersey, affirme le Philadelphia Inquirer dans son édition de dimanche. Jill a une sœur jumelle, Nathalie, avocate en Floride. Selon un article du Philadelphia Inquirer datant de 1988, le père de Jill Kelley est « un joueur d’orgue reconnu dans son pays natal ». « Sa mère était une cuisinière qui organisait des dîners pour de grandes figures politiques et culturelles », indique encore le quotidien sans plus de précisions.
Dans ce contexte, des responsables du FBI et de la CIA doivent faire le point aujourd’hui au Congrès en ce qui concerne l’enquête sur l’affaire Petraeus. Ces auditions des hauts responsables de la police fédérale et de l’agence de renseignements interviennent alors que la classe politique américaine continue de son côté à demander des explications sur le calendrier de l’enquête, ses répercussions ou d’éventuelles atteintes à la sécurité nationale derrière une affaire d’adultère.
Peter King, haut responsable républicain de la commission de la Sécurité nationale à la Chambre des représentants, a ainsi expliqué dimanche sur CNN « me poser des questions sur toute l’affaire, sur comment ces e-mails sont parvenus au FBI, comment le FBI a enquêté si longtemps, alors que le général Petraeus était impliqué. Le FBI aurait dû en parler au président, et maintenant il semble qu’en fait le FBI n’a réalisé que le jour de l’élection que le général était impliqué ». À l’inverse, pour Robert Menendez, sénateur démocrate du New Jersey, « la chaîne des événements est claire ». « À moins que l’on apprenne autre chose, je ne vois absolument pas de conspiration derrière chaque porte », a-t-il dit.
La présidente de la commission du Renseignement du Sénat américain, la démocrate Dianne Feinstein, a, elle, assuré dimanche sur Fox News qu’« il n’y a eu aucune atteinte à la sécurité nationale ». Toutefois, a-t-elle indiqué, sa commission va enquêter pour savoir pourquoi le FBI n’a pas informé cette dernière de l’affaire Petraeus. Elle a aussi affirmé qu’il n’y a « absolument pas » de lien entre la démission du patron de la CIA et l’attaque contre le consulat américain le 11 septembre à Benghazi (Libye), dont la gestion par l’administration Obama ne cesse de faire polémique.
(Sources : rédaction et AFP)

À la une

Retour à la page "Moyen Orient et Monde"

Vos Commentaires

Chère/cher internaute,
Afin que vos réactions soient validées sans problème par les modérateurs de L'Orient-Le Jour, nous vous prions de jeter un coup d'oeil à notre charte de modération en cliquant ici.

Nous vous rappelons que les commentaires doivent être des réactions à l'article concerné et que l'espace "réactions" de L'Orient-Le Jour, afin d'éviter tout dérapage, n'est pas un forum de discussion entre internautes.

Merci.

 

Jaber Kamel

La question est :pour qui ces mata hari barbouzes roulent, ?? pour alqaida vous pensez ?? moi pas !!

ANTOINE-SERGE KARAMAOUN

OUI LIBANAISE ! ET ALORS ?!

SAKR LEBNAN

Si elle était aussi belle que Marylin Monroe j'aurais compris le Petraeus et l'autre qui est encore en Afganistan, de risquer leurs carrières. Mais, est-ce que le Petraeus et l'autre sont des Casanovas ? Non plus.

GEDEON Christian

faut dire qu'il n'y a pas photo,en quelque sorte...vous avez remarqué les deux brunettes qui se marrent à l'arière-plan?

Dernières infos

Les signatures du jour

Décryptage de Scarlett HADDAD

Le travail des Palestiniens, un dossier délicat et un timing sensible

Les + de l'OLJ

1/1

Les articles les plus

A WEEKLY EDITION CURATED AND
PERSONALIZED BY OUR EDITORIAL TEAM

SIGN UP TO OUR NEWSLETTER IN ENGLISH

More Info See Sample
x

Pour enregistrer cet article dans votre dossier personnel Mon Compte, vous devez au préalable vous identifier.

L'Orient-Le Jour vous offre 5 articles

Nous sommes un journal indépendant, nous chérissons notre liberté qui découle de notre autonomie financière comme de nos principes éthiques. Votre soutien, cher lecteur, est plus que nécessaire pour pérenniser nos initiatives.

Je poursuis la lecture

4

articles restants