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Moyen Orient et Monde - Société

Traite de l’être humain : Évolution « inquiétante » en Europe du Sud-Est

La traite des êtres humains connaît une évolution « inquiétante » en Europe du Sud-Est, avec une hausse de toutes les formes d’exploitation et notamment celle des mineurs, ont estimé des experts réunis jeudi et vendredi à Bucarest.
« Il y a une augmentation de la traite et pas uniquement pour l’exploitation sexuelle », a déclaré la représentante spéciale de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) pour ce dossier, Maria-Grazia Giammarinaro. De plus en plus de femmes, d’hommes mais surtout d’adolescents et d’enfants originaires des pays des Balkans, de Moldavie ou d’Ukraine sont victimes de réseaux qui les forcent à se prostituer, à travailler comme des esclaves, à mendier ou commettre des délits. Leur destination : la « vieille Europe », à l’Ouest, mais également la Russie, la Turquie, Chypre ainsi que les zones touristiques autour de la mer Noire (Roumanie et Bulgarie) et sur l’Adriatique, en Croatie et au Monténégro.
« Le phénomène de la traite en Europe du Sud-Est est inquiétant car l’exploitation des mineurs est en augmentation. Les réseaux se focalisent sur les personnes les plus vulnérables », a indiqué Éric Panloup, conseiller régional pour la France en matière de lutte contre la traite des êtres humains en Europe du Sud-Est. Ces derniers sont contraints à la prostitution, à voler ou à mendier, souligne ce gendarme français qui a sillonné 16 pays de la région.
Difficile toutefois d’évoquer des chiffres précis sur le nombre de victimes en raison de la clandestinité de ces activités, mais aussi des pratiques différentes en Europe pour comptabiliser ces affaires.
(Source : AFP)
La traite des êtres humains connaît une évolution « inquiétante » en Europe du Sud-Est, avec une hausse de toutes les formes d’exploitation et notamment celle des mineurs, ont estimé des experts réunis jeudi et vendredi à Bucarest.« Il y a une augmentation de la traite et pas uniquement pour l’exploitation sexuelle », a déclaré la représentante spéciale de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) pour ce dossier, Maria-Grazia Giammarinaro. De plus en plus de femmes, d’hommes mais surtout d’adolescents et d’enfants originaires des pays des Balkans, de Moldavie ou d’Ukraine sont victimes de réseaux qui les forcent à se prostituer, à travailler comme des esclaves, à mendier ou commettre des délits. Leur destination : la « vieille Europe », à l’Ouest, mais également...
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