David Cameron a rencontré des étudiants à l’Université Zayed d’Abou Dhabi, où il a évoqué notamment la question des droits de l’homme. WAM/AFP
M. Cameron s’est entretenu à Dubaï avec son homologue émirati, cheikh Mohammad ben Rached al-Maktoum, sur « les moyens de renforcer les relations d’amitié et de coopération entre les deux pays pour les élargir à d’autres domaines, dans l’intérêt des deux peuples », selon l’agence officielle WAM. « La situation sécuritaire et politique » au Moyen-Orient à la lumière des mutations politiques dans les pays du printemps arabe a été également abordée selon l’agence. Lors d’une réunion de la commission mixte de coopération économique qu’il a coprésidée à Dubaï, M. Cameron a souhaité voir « le partenariat » entre les Émirats et la Grande-Bretagne « s’élargir par davantage d’investissements mixtes ». Les deux pays cherchent à porter leurs échanges commerciaux à 12 milliards de livres sterling (19,2 milliards de dollars) en 2015, contre 9,6 milliards de livres sterling (15,3 milliards de dollars) actuellement, selon le ministre émirati de l’Économie, Sultan al-Mansour.
Avant ces entretiens, M. Cameron avait pris son petit déjeuner avec des soldats britanniques stationnés aux Émirats et était monté à bord du métro de Dubaï, selon l’ambassade britannique à Dubaï. Dans l’après-midi, il a rencontré des étudiants à l’Université Zayed d’Abou Dhabi où il a évoqué notamment la question des droits de l’homme. « Je pense que soutenir les droits de l’homme (...) et celui des peuples à avoir leur mot (à dire) est important », a-t-il dit, ajoutant toutefois qu’il fallait aussi « respecter les différentes traditions et cultures » des pays.
S’agissant de la crise syrienne, il a déploré que « l’ONU ait déçu le monde » par son impuissance à agir en Syrie en raison des divisions entre les membres permanents du Conseil de sécurité. Il a souligné la nécessité d’« aider le peuple syrien à se débarrasser » du président Bachar el-Assad, « ce dictateur brutal qui a tué tant de gens ». « Avec toute la violence et les destructions en cours en Syrie (...) Bachar el-Assad ne peut plus continuer à diriger son pays (...). Il doit s’en aller », a-t-il estimé. Abordant la question du programme nucléaire iranien devant les étudiants, le Premier ministre britannique a plaidé pour la poursuite des pressions sur Téhéran. Il faut « maintenir la pression, maintenir les sanctions (...) pour persuader l’Iran d’emprunter un chemin différent » dans ses rapports avec la communauté internationale, a-t-il dit.
Après les Émirats, M. Cameron doit se rendre aujourd’hui en Arabie saoudite. Dans ces deux pays, où il s’était déjà rendu respectivement en 2010 et 2012, le Premier ministre britannique espère établir un « vrai partenariat » de défense et vendre des avions de combat Eurofighter-Typhoon. Cet avion est produit par un consortium formé par le groupe européen EADS, le britannique BAE Systems et l’italien Alenia/Finmeccanica. Londres espère vendre plus d’une centaine d’appareils dans la région dans l’année à venir, ce qui pourrait représenter une manne de « plus de 6 milliards de livres (7,4 milliards d’euros) pour les entreprises britanniques », souligne Downing Street. Les Émirats ont déjà manifesté leur intérêt pour jusqu’à 60 avions, selon Downing Street.
La tournée de M. Cameron comprend également au moins une autre étape dans la région, mais elle n’a pas encore été communiquée pour des raisons de sécurité. Il rentrera demain à Londres, où il doit rencontrer la chancelière allemande Angela Merkel dans la soirée.
(Source : AFP)


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L'ONU ! Quelle ONU ? KHALASS BAÄÄÄ.....
08 h 15, le 06 novembre 2012