La commémoration des victimes du communisme ignorée par l’État
OLJ /
le 31 octobre 2012 à 00h24
Les défenseurs des droits de l’homme en Russie ont commémoré hier les millions de victimes des répressions de l’époque communiste, fusillés, exilés et prisonniers du Goulag, en l’absence de tout haut responsable de l’État. Toutefois, le Premier ministre russe Dmitri Medvedev a quand même condamné hier le « grave crime » commis par Staline contre son propre peuple. « Pour ce qui s’est passé à l’époque, non seulement Joseph Staline mais aussi un grand nombre d’autres responsables méritent sans aucun doute le jugement le plus sévère », a-t-il déclaré. C’est l’association de défense des droits de l’homme Memorial, créée par l’académicien dissident Andreï Sakharov et d’autres contestataires de l’époque soviétique, qui est à l’origine de cette commémoration. « Les répressions politiques, c’est une partie de notre histoire que nos dirigeants voudraient oublier. Pour nous, il s’agit du souvenir des victimes. Pour eux, c’est un passé vers lequel ils aimeraient bien revenir », a déclaré un responsable de Memorial, Alexandre Tcherkassov. À Kirovsk, les autorités locales ont interdit un rassemblement – jusque-là autorisé chaque année – ainsi que la pose d’une plaque commémorative dans un lieu pourtant éloigné de la ville, près d’un cimetière, a annoncé l’antenne locale de l’organisation. À Boutovo, une banlieue de Moscou où reposent dans une fosse commune quelque 20 000 personnes exécutées à l’époque stalinienne, un office religieux a été célébré hier, suivi par la lecture, tout au long de la journée, du nom des victimes. Cette commémoration a pris pour la première fois un aspect très politique : « Cette année, le 30 octobre n’est pas seulement la Journée du souvenir des victimes des répressions politiques, mais aussi la Journée du prisonnier politique dans la Russie d’aujourd’hui », a indiqué hier Memorial dans un communiqué. (Source : AFP)
Les défenseurs des droits de l’homme en Russie ont commémoré hier les millions de victimes des répressions de l’époque communiste, fusillés, exilés et prisonniers du Goulag, en l’absence de tout haut responsable de l’État. Toutefois, le Premier ministre russe Dmitri Medvedev a quand même condamné hier le « grave crime » commis par Staline contre son propre peuple. « Pour ce qui s’est passé à l’époque, non seulement Joseph Staline mais aussi un grand nombre d’autres responsables méritent sans aucun doute le jugement le plus sévère », a-t-il déclaré.C’est l’association de défense des droits de l’homme Memorial, créée par l’académicien dissident Andreï Sakharov et d’autres contestataires de l’époque soviétique, qui est à l’origine de cette commémoration. « Les répressions...
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