Halte ! Des erreurs ont été commises, des dérapages se sont produits, une circonstance douloureuse a été ternie par des têtes brûlées, tous en conviennent, tous en ont tiré la leçon, s’en sont mordu cruellement les doigts. Point à la ligne.
Et qu’on ne vienne surtout pas claironner que la cause défendue s’est fracassée contre les portes du Sérail... Ce serait insulter la mémoire de tous ceux qui, depuis 2005, sont morts, sacrifiés sur l’autel de la vraie résistance, tous ceux dont le sang réclame justice, une justice que s’évertuait à bétonner Wissam el-Hassan avant d’être, lui aussi, assassiné.
Ni 8 ni 14 Mars, scandent depuis quelques jours des milliers de jeunes ulcérés par les assassinats à répétition, par les déconvenues sans cesse renouvelées, comme en ce triste dimanche du 21 octobre.
Mais ces slogans de dépit ne doivent pas faire oublier l’essentiel, ne doivent pas occulter le fait que sans État de droit il n’y a point de salut, que sans justice il n’y a point de garantie de vie meilleure, de vie tout court, et que sans des instances légales en état de fonctionner, c’est la voie ouverte au chaos, à l’insécurité généralisée.
Lors de sa dernière intervention télévisée, Walid Joumblatt a, en quelque sorte, adopté la même attitude de désillusion, mettant dans le même sac et Saad Hariri et Hassan Nasrallah, les pourfendeurs de l’État de droit, dont il a subi les foudres un certain 7 mai, comme les victimes des exactions perpétrées par ceux-là mêmes avec lesquels il cohabite au sein du gouvernement.
Pour louable que soit son intention, monsieur Joumblatt se trompe dans son positionnement actuel : la caution accordée à l’équipe ministérielle ne contribue nullement à la préservation de la paix civile, mais exacerbe, au contraire, les tensions et les frustrations dans le camp adverse. En acceptant que le Hezbollah continue de fixer les règles du jeu, la conduite à suivre, alors même que de son propre aveu, l’inféodation de cette milice à l’Iran est source de conflits à venir, le leader de Moukhtara s’enfonce encore plus dans les contradictions, fournit de nouveaux arguments à ses anciens et nouveaux détracteurs.
Comment monsieur Joumblatt peut-il continuer de soutenir un gouvernement qui compte dans ses rangs un parti qui refuse de se soumettre à la juridiction internationale, alors que quatre de ses membres sont poursuivis pour le meurtre de Rafic Hariri, son défunt ami ? Comment monsieur Joumblatt peut-il couvrir un parti qui s’obstine à défendre le régime syrien qu’il abhorre, un pouvoir criminel soupçonné de plus d’un meurtre au Liban, dont celui de son propre père ?
La paix civile à ce prix ? Bien sûr que non et d’arbitre de la situation le leader druze risque fort d’en devenir rapidement l’otage, Gros-Jean comme devant, critiqué par les uns, toléré par les autres, toujours accusé de suivre l’humeur du vent...
Dans le contexte régional actuel, lourd de menaces, le maintien du cabinet Mikati dans sa composition partisane ne peut mener qu’à des crises répétitives. Contesté par les instances économiques qui réclament sa démission, honni par tous les syndicats réunis, incapable de gérer n’importe quel dossier vital, prisonnier de ses contradictions internes, sa seule présence est une insulte au bon sens, une atteinte à l’intérêt général.
L’aberration ne peut être corrigée, en toute logique, que par la mise en place d’une équipe ministérielle neutre, formée de technocrates et de représentants de la société civile, une équipe qui pourrait être dirigée par le même Mikati et qui redonnerait à l’action gouvernementale le crédit perdu tout au long des déshonorants mois d’impotence.
Le Hezbollah s’y résoudra-t-il ou continuera-t-il de privilégier ses intérêts propres liés à la situation en Syrie et à sa dépendance à l’Iran ? Se laissera-t-il convaincre par le chef de l’État qui bénéficie aujourd’hui d’une audience rarement égalée depuis Taëf et qui pourrait initier lui-même la formule magique tant souhaitée ?
Le temps presse et le Liban est, plus que jamais, confronté au risque d’une déliquescence générale sur fond de discorde sunnito-chiite et de prolifération des arsenaux de la haine qui pavent la voie au Liban écartelé de demain.
Savez-vous à quoi jouaient les enfants dans les quartiers misérables de Tripoli durant la fête d’al-Adha ? Aux caïds bardés d’armes, qui pour tuer des chiites et des alaouites, qui pour trucider des sunnites. À n’y point prendre garde, le reportage télévisé qui a montré ces images terrifiantes pourrait bien s’avérer prémonitoire.
À l’école de l’arrogance et du déni, du fanatisme et du défi, les interdits, inexorablement, se banalisent...


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Cher Monsieur Nagib Aoun, vous posez TROP de COMMENTS et de POURQUOI... et à QUI, de surplus ! Nous sommes, au LIBAN, que DIABLE ! Il me semble que vous l'avez oublié ! Le Pays des Mille et Une Merveilles... où chacun tient la clef d'une grotte... et quelqu'un d'autre celle de l'autre ! L'un joue à l'Aladin, l'autre fait le Antar, et un autre, plus moderne, le James Bond... tous payés, payants ! et ainsi de suite... la boite des merveilles est grande et grosse.... Elle Ouvre... et...
10 h 37, le 29 octobre 2012