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Moyen Orient et Monde - Proche-Orient

Israël critique la visite « bizarre » de l’émir du Qatar à Gaza

Hamad ben Khalifa al-Thani, premier chef d'Etat à se rendre dans le territoire palestinien depuis que le Hamas en a pris le contrôle en juin 2007.

Dans la bande de Gaza, un portrait géant de l'émir du Qatar, Cheikh Hamad bin Khalifa al-Thani. L'émir effectue le 23 octobre 2012, une visite à Gaza. Une visite sans précédent pour un chef d'Etat arabe dans la bande de Gaza depuis son occupation par Israël en 1967. AFP /MAHMUD HAMS

Israël a critiqué hier la visite de l’émir du Qatar, Hamad ben Khalifa al-Thani, dans la bande de Gaza, territoire contrôlé par le Hamas, en la qualifiant de « bizarre ». « On ose espérer que l’émir va encourager les Palestiniens qui ne prônent pas la violence », a ainsi déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères Yigal Palmor à la veille de la visite de l’émir du Qatar à Gaza. « En attendant, nous trouvons bizarre que l’émir ne soutienne pas les Palestiniens dans leur ensemble, mais qu’il prenne parti pour le Hamas contre l’Autorité palestinienne, à qui il n’a jamais rendu visite » en Cisjordanie. « L’émir a ainsi choisi son camp et ce n’est pas bon », a-t-il ajouté.

 

Lundi, le Hamas se préparait à accueillir mardi en grande pompe à Gaza l'émir du Qatar, premier chef d'Etat à se rendre dans le territoire palestinien depuis que le mouvement islamiste en a pris le contrôle en juin 2007.

Cette visite de quelques heures revêt d'autant plus d'importance qu'à de très rares exceptions, les personnalités qui viennent à Gaza depuis cinq ans, comme le secrétaire général de l'ONU Ban ki-moon, ou les ministres européens des Affaires étrangères, évitent tout contact avec le Hamas, boycotté par la communauté internationale pour son refus de reconnaître Israël et de renoncer à la lutte armée.

 

« Cette visite a une grande signification politique parce que c'est le premier dirigeant arabe à briser le blocus politique », a déclaré à l'AFP Taher al-Nounou, le porte-parole du chef du gouvernement du Hamas à Gaza, Ismaïl Haniyeh. « Nous avons achevé tous les préparatifs logistiques et de sécurité pour cette importante visite », a-t-il assuré.

 

A la veille de l'arrivée de l'émir, trois Palestiniens, dont au moins deux membres de groupes armés, ont été tués lundi lors de raids aériens israéliens dans le nord de la bande de Gaza. Le porte-parole du Hamas a « condamné cette escalade qui témoigne de la mentalité israélienne criminelle ». « L'occupant est par nature gêné par tout progrès politique du peuple palestinien, c'est pourquoi il est gêné par la visite de cheikh Hamad ben Khalifa al-Thani », a accusé M. al-Nounou.

 

Annoncée par le Hamas à Gaza, la « brève visite » de l'émir, qui doit arriver via l'Egypte à la tête d'une importante délégation comprenant son épouse, cheikha Moza, selon des sources officielles palestiniennes, a été confirmée lundi par l'agence officielle qatarie QNA.

 

Cheikh Hamad doit atterrir à l'aéroport égyptien d'Al-Arich, dans le Sinaï, pour rejoindre sous escorte égyptienne le terminal de Rafah, à la frontière entre l'Egypte et la bande de Gaza.

Il est attendu à 11H00 (09H00 GMT) dans la bande de Gaza, où il sera accueilli par M. Haniyeh et plusieurs ministres du Hamas, avant de se rendre à Khan Younès (sud) pour poser la première pierre d'un projet d'un millier de logements destinés à des familles défavorisées, qui portera son nom.

Les deux dirigeants doivent prononcer un discours à cette occasion.

 

L'émir doit également inaugurer un projet de reconstruction du territoire palestinien, dévasté par l'opération israélienne « Plomb durci » en décembre 2008-janvier 2009, d'un montant de 254 millions de dollars, notamment pour des infrastructures routières et des logements dans le nord de la bande de Gaza.

 

Cheikh Hamad s'est entretenu dimanche avec le président Abbas, des relations bilatérales et de cette visite. M. Abbas a remercié le Qatar pour ses efforts en faveur de Gaza, mais a insisté sur la nécessité de «  réserver l'unité des Territoires palestiniens et de mettre fin à la division », selon l'agence officielle palestinienne WAFA.

 

Le Qatar a œuvré en faveur de la réconciliation nationale palestinienne en parrainant en février une rencontre à Doha entre le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas et le chef en exil du Hamas, Khaled Mechaal, qui a quitté Damas pour s’installer dans la capitale de l’émirat. Mais la réconciliation est jusqu’à présent restée lettre morte.

Israël a critiqué hier la visite de l’émir du Qatar, Hamad ben Khalifa al-Thani, dans la bande de Gaza, territoire contrôlé par le Hamas, en la qualifiant de « bizarre ». « On ose espérer que l’émir va encourager les Palestiniens qui ne prônent pas la violence », a ainsi déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères Yigal Palmor à la veille de la visite de l’émir du Qatar à Gaza. « En attendant, nous trouvons bizarre que l’émir ne soutienne pas les Palestiniens dans leur ensemble, mais qu’il prenne parti pour le Hamas contre l’Autorité palestinienne, à qui il n’a jamais rendu visite » en Cisjordanie. « L’émir a ainsi choisi son camp et ce n’est pas bon », a-t-il ajouté.
 
Lundi, le Hamas se préparait à accueillir mardi en grande pompe à Gaza l'émir du Qatar,...
commentaires (4)

Ils n'ont que des Bizarreries sur la langue, ces... "Israéliens?" !

Antoine-Serge KARAMAOUN

08 h 02, le 24 octobre 2012

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Commentaires (4)

  • Ils n'ont que des Bizarreries sur la langue, ces... "Israéliens?" !

    Antoine-Serge KARAMAOUN

    08 h 02, le 24 octobre 2012

  • Le Titre fait RIRE !

    SAKR LEBNAN

    06 h 08, le 24 octobre 2012

  • C'est le minimum syndical! Tout est arrangé d'avance avec Israel et même avec ...mister Abbas... Le Hamas doit faire trèèèèès attention. J'espère que Haniyyeh n'a reçu aucun cadeau genre Stylo ou briquet en or fourni par les sections spéciales israéliennes et destiné à le localiser. (ne perdons pas de vue que monsieur Mechaal se trouve au qatar et n'a pas fait le déplacement.. un peu bizarre, non?). Plan B: Le fait de vouloir monter des projets plutôt de leur donner de l'argent pour acheter des armes entre autre est un très mauvais signe car ils tiendrait ainsi le Hamas à leur bon vouloir pour des années en s'accusant mutuellement qatar et egypte chaque fois qu'il ne veulent pas lâcher le prochain chèque d'avancement des travaux avant d'obtenir des garantie (...). Je ne sais pas pourquoi mais quand j'ai vu les images à la télé du convoi de l'émir et compagnie à Gaza, j'ai eu la forte impression (j'espère erronée) d'y voir le cheval de Troie.

    Ali Farhat

    18 h 30, le 23 octobre 2012

  • Bizarre eux mêmes ces hypocrites, c'est bien eux qui l'envoient à ce bouffon démocrate du désert démocratique.

    Jaber Kamel

    09 h 48, le 23 octobre 2012

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