Le Premier ministre français, en butte à de nombreuses critiques sur sa manière de gouverner, ainsi qu’à une forte chute de popularité et confronté à des « couacs » à répétition au sein de son gouvernement, a reconnu hier « quelques erreurs ». Jean-Marc Ayrault est notamment revenu sur le dernier « couac » en date : les déclarations du ministre de l’Éducation nationale, Vincent Peillon, en faveur d’un débat sur la dépénalisation du cannabis. Une dépénalisation catégoriquement exclue par le chef du gouvernement au nom de la lutte contre l’économie souterraine et contre un problème de santé publique « très grave ». Il a confirmé avoir rappelé à l’ordre son ministre de l’Éducation. Pour le reste, « il y a quelques erreurs, c’est vrai, et il faut les reprendre », a-t-il reconnu à propos du fonctionnement de son gouvernement, tout en imputant ses difficultés du moment à la situation économique et sociale de la France. « Je crois que c’est la situation la plus difficile qu’un gouvernement ait connue depuis le début de la Ve République, parce que le grand chantier du redressement exige beaucoup de travail, beaucoup d’énergie », a-t-il fait valoir, ajoutant : « Donc la moindre bavure (...) se voit. » Pour leur part, des membres du gouvernement n’ont pas hésité à critiquer leur collègue Vincent Peillon à mots couverts. Et l’opposition de droite, dont certains membres ont appelé à la démission du ministre de l’Éducation nationale, continue pour sa part de se saisir des propos de M. Peillon pour critiquer le gouvernement. M. Ayrault n’en a pas moins assuré que le message était « passé » et qu’il avait été « bien compris ». Après la mise au point de M. Ayrault hier, ce sera au tour du président François Hollande de s’exprimer aujourd’hui. MM. Hollande et Ayrault paient toutefois au prix fort ces turbulences. Deux enquêtes BVA et LH2 annoncent ainsi une cote en baisse du président oscillant entre 40 % et 44 %, celle du Premier ministre culminant entre 45 % et 46 %. Par ailleurs, M. Ayrault a annoncé sa « visite prochaine » au Québec, à l’invitation de la Première ministre indépendantiste québécoise, Pauline Marois. Cette dernière a été reçue hier pendant environ une heure par son homologue français pour une entrevue qualifiée par M. Ayrault d’« amicale et chaleureuse ». M. Hollande, qui s’est entretenu lundi avec Mme Marois, s’était placé à l’issue de l’entretien « dans la continuité » de la position française traditionnelle de « non-ingérence, non-indifférence » sur l’avenir du Québec. Son prédécesseur à l’Élysée, Nicolas Sarkozy, avait pourtant mis à mal cette doctrine du « ni-ni », en fustigeant en 2009 le « besoin de division » et « l’enfermement sur soi-même » des indépendantistes québécois.
Le Premier ministre français, en butte à de nombreuses critiques sur sa manière de gouverner, ainsi qu’à une forte chute de popularité et confronté à des « couacs » à répétition au sein de son gouvernement, a reconnu hier « quelques erreurs ». Jean-Marc Ayrault est notamment revenu sur le dernier « couac » en date : les déclarations du ministre de l’Éducation nationale, Vincent Peillon, en faveur d’un débat sur la dépénalisation du cannabis. Une dépénalisation catégoriquement exclue par le chef du gouvernement au nom de la lutte contre l’économie souterraine et contre un problème de santé publique « très grave ». Il a confirmé avoir rappelé à l’ordre son ministre de l’Éducation. Pour le reste, « il y a quelques erreurs, c’est vrai, et il faut les reprendre », a-t-il reconnu à...
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