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Économie - Liban - Finances

UBA : le secteur bancaire arabe résiste aux crises économiques et politiques

C’est au cours d’une conférence de presse que le président de l’Union des banques arabes, Adnane Ahmad Youssef, a annoncé les résultats du secteur bancaire arabe, « résilient malgré la crise économique mondiale et les perturbations sécuritaires régionales ».

Le secrétaire général de l’Union des banques arabes (UBA), Wissam Fattouf, et le président de l’UBA, Adnane Youssef.

Le président de l’Union des banques arabes (UBA), Adnane Ahmad Youssef, a annoncé vendredi dernier au cours d’une conférence de presse à Beyrouth les résultats du secteur bancaire arabe pour le premier semestre 2012. « La croissance des pays arabes devrait diminuer à 3 % d’ici à la fin de l’année selon le Fonds monétaire international (FMI), et cette baisse est due aux diverses perturbations politiques qu’a connues la région ». Il a ainsi cité l’Égypte, la Libye, la Syrie, le Yémen, la Tunisie, mais également les pays aux alentours, victimes d’une forte baisse de leurs exportations vers les pays cités plus haut. Les pays du Golfe devraient enregistrer une croissance moyenne de 4,9 %, comparé aux 2 % pour l’ensemble des autres pays arabes.
M. Youssef a par ailleurs pointé du doigt un net recul des investissements directs étrangers (IDE) dans les pays arabes, toujours à cause des événements politiques dans la région. « En 2011, les IDE ont atteint 50 milliards de dollars, contre 66 milliards de dollars un an plus tôt ». Selon lui, les IDE en 2012 devraient atteindre 53 milliards de dollars dans l’ensemble des pays arabes.
Quant aux résultats bancaires arabes en soi, M. Youssef s’est dit confiant face à un secteur « résilient et à l’écart des crises politiques et économiques qui touchent la région mais également les pays européens ». Selon le président de l’UBA, la décision qui a sauvé le secteur bancaire arabe a été la séparation adoptée entre les banques de détail et les banques d’investissement. « Étant donné que 90 % des banques d’investissement se trouvent dans les pays du Golfe, cette décision a éloigné les banques de détail des effets directs de la crise économique mondiale », a-t-il indiqué.
La croissance des secteurs bancaires arabes a ainsi enregistré de très bons résultats au cours de l’année dernière, avec des taux atteignant 21,5 % au Qatar, 9,1 % en Arabie saoudite, 9 % au Liban et 8 % au Koweït.
Selon nos estimations, les actifs de l’ensemble du secteur bancaire arabe ont atteint 2,6 milliards de dollars à la fin de 2011, les dépôts 1,45 milliard de dollars et les prêts 1,3 milliard de dollars.
Enfin, M. Youssef a annoncé la tenue du Forum bancaire arabe annuel pour l’année 2012 à Beyrouth les 8 et 9 novembre prochain.
Le président de l’Union des banques arabes (UBA), Adnane Ahmad Youssef, a annoncé vendredi dernier au cours d’une conférence de presse à Beyrouth les résultats du secteur bancaire arabe pour le premier semestre 2012. « La croissance des pays arabes devrait diminuer à 3 % d’ici à la fin de l’année selon le Fonds monétaire international (FMI), et cette baisse est due aux diverses perturbations politiques qu’a connues la région ». Il a ainsi cité l’Égypte, la Libye, la Syrie, le Yémen, la Tunisie, mais également les pays aux alentours, victimes d’une forte baisse de leurs exportations vers les pays cités plus haut. Les pays du Golfe devraient enregistrer une croissance moyenne de 4,9 %, comparé aux 2 % pour l’ensemble des autres pays arabes. M. Youssef a par ailleurs pointé du doigt un net recul des...
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