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Moyen Orient et Monde - 50E Anniversaire Du Concile Vatican Ii

Benoît XVI lance une année de la foi

Benoît XVI va célébrer le 50e anniversaire du concile Vatican II, césure historique dans l’histoire des deux mille ans de christianisme, et tenter de redonner un nouveau souffle à l’Église, en lançant une année de la foi.


Le 21e concile de l’histoire avait alors permis un aggiornamento sans précédent de l’Église, selon le terme choisi par celui qui l’avait convoqué, le « bon pape » italien Jean XXIII, aujourd’hui bienheureux. Conduit par Jean XXIII puis Paul VI, il a apporté plusieurs évolutions considérées unanimement comme historiques parmi lesquelles la messe en langues vernaculaires, la liberté religieuse, y compris celle de ne pas croire, la collaboration avec les autres confessions chrétiennes, le respect absolu des autres religions, pour sortir de « l’enseignement du mépris ».


Cinquante ans après l’ouverture de cette immense réunion de 2 251 évêques qui dura quatre ans à Rome, l’Église est en crise : désaffection massive, difficulté à faire passer le message évangélique, émergences de scandales passés ou présents (corruption, pédophilie), chutes des vocations. Les courants conservateurs dans l’Église attribuent cette hémorragie à une mauvaise interprétation du concile.


Pour Joseph Ratzinger, lui-même ancien expert du camp réformiste au concile, celui-ci a eu de nombreuses dérives et n’a pas donné tous ses fruits, mais reste l’événement majeur pour l’Église dans les dernières décennies. À l’occasion de ce 50e anniversaire il a donc convoqué deux événements : un synode des évêques sur la « nouvelle évangélisation », qui s’ouvrira dimanche, et l’ouverture d’une « année de la foi » le jour même de l’anniversaire le 11 octobre, comme il l’a annoncé hier à Lorette, sur la côte Adriatique, sur les pas de Jean XXIII, venu à Lorette avant le concile Vatican II en 1962. La maison de Dieu « n’est pas une maison privée, elle n’appartient pas à une personne ou à une famille, mais elle est au contraire une habitation ouverte à tous, qui est, pourrait-on dire, sur notre chemin à tous », a insisté le pape, en appelant implicitement à sortir l’Église d’un cléricalisme étroit.


L’idée que chacun peut prendre l’initiative de réformes, que la loi de la majorité devrait prévaloir comme dans une démocratie, est toutefois de plus en plus vivement contestée dans l’entourage conservateur du pape. Mais d’autres, au contraire, estiment que l’Église est en retard sur son époque. « L’Église a peur », disait le cardinal progressiste Carlo Maria Martini, dans une interview publiée après sa mort fin août. Au point que certains catholiques appellent de leurs vœux... un « Vatican III ».
(Source : AFP)

Benoît XVI va célébrer le 50e anniversaire du concile Vatican II, césure historique dans l’histoire des deux mille ans de christianisme, et tenter de redonner un nouveau souffle à l’Église, en lançant une année de la foi.
Le 21e concile de l’histoire avait alors permis un aggiornamento sans précédent de l’Église, selon le terme choisi par celui qui l’avait convoqué, le « bon pape » italien Jean XXIII, aujourd’hui bienheureux. Conduit par Jean XXIII puis Paul VI, il a apporté plusieurs évolutions considérées unanimement comme historiques parmi lesquelles la messe en langues vernaculaires, la liberté religieuse, y compris celle de ne pas croire, la collaboration avec les autres confessions chrétiennes, le respect absolu des autres religions, pour sortir de « l’enseignement du mépris ».
Cinquante ans...
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