Alors que le printemps arabe prend une couleur sang, que l’homme, dans son intégrité, dans sa sacralité, est massacré et humilié en Syrie, un vaste débat secoue la Cité du Vatican opposant réformateurs et conservateurs, ceux qui estiment qu’il est temps désormais d’appeler un chat un chat et de s’adapter aux réalités nouvelles et ceux qui veulent éviter de heurter les sensibilités, de créer des situations qui pourraient être préjudiciables aux communautés chrétiennes.
Quel Liban accueillera vendredi le souverain pontife ? Le Liban-message, « exemple vivant pour l’ensemble de l’humanité », celui d’une pluralité transcendant toutes les divisions, ou le Liban réel, celui qui est en crise, victime d’un environnement malfaisant et explosif, piégé par ses propres enfants, ceux qui ont rabaissé Allah au service de leurs propres ambitions ?
Beaucoup d’eau a coulé sous les ponts depuis la visite de Jean-Paul II au pays du Cèdre en 1997, beaucoup d’hypocrites, de « retourneurs de veste », de nouveaux venus sur la scène des conflits ont semé les germes de la haine, arraché les plants de l’espoir, incrusté le désespoir dans l’âme des croyants comme des mécréants.
Et pourtant, depuis deux ans, un véritable séisme s’est produit dans la région, l’impossible s’est même produit avec la révolte des peuples opprimés, une prise de conscience collective contre l’injustice et la tyrannie à laquelle le Vatican ne peut rester insensible engagé qu’il est dans la défense des droits de l’homme. C’est pourquoi la tragédie en cours en Syrie, dont les répercussions se font de plus en plus sentir au Liban, appelle une position claire de la part du Saint-Siège, une position qui ne peut aller que dans le sens de la condamnation du régime infanticide.
Les Assad, père et fils, ont longtemps fait croire que la Syrie est un État laïque. L’imposture est évidente : c’est un clan alaouite, fort des armes détenues par cette coterie, qui a longtemps assujetti les autres communautés à sa volonté. Les chrétiens étaient tenus de se taire et les sunnites de s’écraser. Le résultat en est aujourd’hui une guerre civile atroce avec l’irruption inévitable de combattants fanatisés qui veulent en découdre avec les « usurpateurs ». Mais plus vite Bachar sera éjecté du pouvoir plus vite sera neutralisé le courant extrémiste et plus aisée sera l’implication des chrétiens dans la construction de la Syrie de demain.
C’est dans cette optique que la hiérarchie vaticane doit œuvrer, encourageant ses ouailles à se positionner d‘ores et déjà dans le futur, dans l’après-chute du despote, condition indispensable pour le rétablissement de la démocratie plurielle dans ce pays martyr.
Le pape se décidera-t-il à prendre position, donnera-t-il le la lors de sa visite au Liban, initiant une politique de plus grand engagement au Proche-Orient, comme l’y incitent beaucoup de ses collaborateurs, infirmant ainsi l’affirmation selon laquelle l’Église est en léthargie, coupée des réalités du monde. Une affirmation émise par un prélat réformateur, respecté de tous, qui a en quelque sorte laissé un testament à l’adresse du Vatican quelques semaines avant sa mort.
Le cardinal Carlo Maria Martini, puisque c’est de lui qu’il s’agit, a utilisé des termes sévères pour décrire l’état de la catholicité : « L’Église, a-t-il dit, est fatiguée, elle a 200 ans de retard et n’est plus en conformité avec le temps, avec l’évolution des mœurs et des idées. »
L’appel à la réforme, aux prises de position courageuses est évident et le pape, homme de culture et de grande écoute, ne peut qu’être réceptif aux conseils qui lui sont prodigués. Le vent du changement soufflera-t-il à partir du Liban ? Le drame syrien en sera-t-il le catalyseur ?
Il peut suffire d’une phrase, d’un mot et justice sera alors rendue aux damnés de la terre...


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Athées de tous les pays unissez-vous ! Et mêlez-vous, absolument, aux querelles des sacristains. Comme à celle du dénommé Benoît et qui est, dans ce dialogue inter-religieux, assurément loin de l'être ! Il faut s'appliquer à lire sa fameuse Ratisbonienne pour percevoir la façon chafouine et même benoîte, dont il chemine intellectuellement parlant jusqu'au moment où il sort de la manche de son immaculée soutane sa fragmentationelle bombinette. De quoi s’agit-il ? Du djihad, cette "sainte guéguerre", un thème qu'il qualifie de plutôt marginal mais qui l'a "fasciné et qui servira de départ à Ses réflexions ?". Vient alors sa citation d'une citation. Deux si petites citations ! Un important byzantin aurait dit à un lettré Pers(c)é du quatorzième passé et dépassé de lui montrer donc ce que Mahomet de nouveau a apporté. Et qu’il ne trouvera que des choses évidemment "mauvaises et inhumaines", comme celle de défendre par "l'épée la foi prêchée." ! On admettra qu'en ces temps difficiles ou, en effet, l'Islam fort secoué suscite de légitimes acnés, il est, façon de parler, inopportun, notamment de la part d'un pontife poncif pareil, de réduire le "message" islamique au fil des siècles à quelques "choses" comme celles-là. I.e. d'effacer, "purement ?!", ses indéniables apports et les périodes au cours desquelles il a, comme d'autres spirituelles? poussées! de la même espèce, "fertilisé!?" l'humanité et fini par la "capoter"…..
04 h 52, le 10 septembre 2012