« Le principal but était de dire “vous avez un interlocuteur crédible” et qu’un nouveau départ a été pris », a quant à lui estimé le commentateur politique Panagiotis Panagiotou sur la chaîne de télévision publique grecque NET. « Et deuxièmement, de cesser de parler d’une sortie de la Grèce de la zone euro. » Samedi, la France avait demandé à la Grèce de démontrer sa « crédibilité » sur ses engagements de redressement budgétaire, sans clairement prendre position sur une requête d’Athènes en vue d’obtenir un délai supplémentaire de deux ans pour réaliser ses objectifs. Comme la chancelière allemande Angela Merkel, qui avait reçu vendredi Antonis Samaras, M. Hollande a répété que les partenaires européens de la Grèce attendraient le rapport de la troïka des créanciers (FMI, BCE et UE), attendu pour octobre, avant que l’Europe ne fasse « ce qu’elle doit » faire pour aider davantage la Grèce. Ce n’est pas le cas de l’Autriche : « Il faut donner plus de temps à la Grèce pour qu’elle rembourse ses dettes à conditions qu’Athènes poursuive sur le chemin des réformes et que les objectifs d’économies soient atteints (...) Je pense qu’il y a de bonnes chances que nous arrivions à une solution par laquelle la Grèce respectera ses accords avec l’UE et qu’en retour elle obtiendra plus de temps pour rembourser », a ainsi déclaré le chancelier autrichien Werner Faymann, dans un entretien publié hier dans le journal Österreich.
Ces rencontres interviennent alors que le gouvernement de coalition d’Antonis Samaras se prépare à une bataille parlementaire à l’automne pour poursuivre l’ensemble des réformes, qui pourrait être un test de la cohésion avec ses alliés socialistes et de gauche modérée.
Après l’intermède des vacances d’août, le ballet diplomatique de rentrée autour de la Grèce et des autres pays en difficulté dans la zone euro va continuer avec des visites du président français à Madrid jeudi et à Rome le 4 septembre, tandis que le président du Conseil italien Mario Monti est attendu mercredi à Berlin.
(Source : agences)


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