Rechercher
Rechercher

Continuer

« Keep calm and carry on ». Littéralement : Restez calmes et continuez. Cette consigne, préparée par le ministère de l’Information du Royaume-Uni en avril 1939 en prévision du déclenchement imminent de la Seconde Guerre mondiale, a été finalement placardée dans les rues de Londres au mois d’août. L’affiche, avec ses caractères blancs surmontés d’une couronne sur fond vermillon, exhumée en 2000 et reproduite sur toutes sortes d’articles dérivés, est devenue le nouvel emblème du flegme, de l’élégance et du courage britanniques.
Rester calme et ne pas s’arrêter, quoi qu’il arrive. Avons-nous fait autre chose, bon gré mal gré, toutes ces années, dans la poudrière qui nous sert de pays ? Rester calme. Tenter de vivre quand le vent se levait. Se demander chaque matin s’il y aurait école, s’il serait raisonnable d’envoyer les enfants. Filer entre deux attaques acheter quelques provisions, garder plein le réservoir de la voiture, laisser les passeports à portée de main avec un peu d’argent, aménager un abri, inviter les voisins, maintenir un semblant de vie sociale, l’homme a besoin de compagnie. Prier, sourire, continuer.
Eh oui, on a même connu des Libanais heureux. Même pris en tenailles par les milices qui sévissaient alors, même harcelés par les tireurs embusqués, tétanisés par les bombardements continus, enfermés des semaines, voire des mois entiers, ils « restaient calmes et continuaient ». Avec panache, avec une coquetterie devenue légendaire, avec générosité, ils savaient que toute forme de laisser-aller, vestimentaire ou moral, comme toute forme d’égoïsme, ne serait qu’une pente douce vers une mort certaine.
Rester calme consistait à ne pas croire les rumeurs, écouter plusieurs radios, lire plusieurs journaux, faire sa propre synthèse pour ne pas céder à l’affolement. Garder son sang-froid pour avoir les bonnes réactions quand le danger se rapproche. Rester aux aguets, distinguer les bruits les uns des autres. La guerre développe en vous des sens inconnus. On employait les trêves à ranger et lire, cuisiner avec les moyens du bord, jouer à des jeux de société interminables. On se découvrait des talents. « Continuer », c’était cela : économiser la vie et planter un peu d’avenir. Y croire et attendre. Apprendre la patience active.
C’est dans le terreau de cette foi que s’est développée la résilience exemplaire de toute une génération de Libanais. Leur métal a été trempé dans cette eau terrifiante, révélant souvent des êtres d’exception. « Keep calm and carry on »... Comme on aurait voulu que le bénéfice de ces souffrances perdure, que nos enfants rejettent la violence que nous avons vécue et cultivent les valeurs que les guerres nous ont apprises. Mais ce sont choses, semble-t-il, qui ne se transmettent pas.
« Keep calm and carry on ». Littéralement : Restez calmes et continuez. Cette consigne, préparée par le ministère de l’Information du Royaume-Uni en avril 1939 en prévision du déclenchement imminent de la Seconde Guerre mondiale, a été finalement placardée dans les rues de Londres au mois d’août. L’affiche, avec ses caractères blancs surmontés d’une couronne sur fond vermillon, exhumée en 2000 et reproduite sur toutes sortes d’articles dérivés, est devenue le nouvel emblème du flegme, de l’élégance et du courage britanniques.Rester calme et ne pas s’arrêter, quoi qu’il arrive. Avons-nous fait autre chose, bon gré mal gré, toutes ces années, dans la poudrière qui nous sert de pays ? Rester calme. Tenter de vivre quand le vent se levait. Se demander chaque matin s’il y aurait école, s’il...
commentaires (3)

Prière lire à la septième ligne de ma réaction comme suit : Certains DIVINS, aux aspirations douteuses, et truffés d'éléments douteux etc... Merci.

SAKR LEBNAN

02 h 44, le 23 août 2012

Commenter Tous les commentaires

Commentaires (3)

  • Prière lire à la septième ligne de ma réaction comme suit : Certains DIVINS, aux aspirations douteuses, et truffés d'éléments douteux etc... Merci.

    SAKR LEBNAN

    02 h 44, le 23 août 2012

  • Une consigne à suivre, ce que Madame Fifi Abou Dib nous avance. Mais, moi, je suivrai plutôt une autre consigne. Dans un pays où la population se range aveuglement et fanatiquement, et en épouse toutes les vues quoique erronnées, derrière des "ZAÏMS" , des fils d'arrières grands pères, de grands pères ou de papas, comme d'illuminés chefs dont l'unique but sont leurs intérêts personnels, ou des après moi le déluge, des inféodés et vendus, des Judas et Collabos en quantité, des prétendus PARTIS POLITIQUES DÉMOCRATIQUES, certains DIVINS, truffés d'éléments douteux, ( trouvez UN où ce ne sont pas ceux que je mentionne ci-haut qui sont les Présidents à vie, après leurs grands pères, leurs pères, eux et demain leurs fils et arrière petits fils, ou ailleurs des Collabos et leurs suites douteuses ), nos voix n'ont point d'écho, point de valeur, LE CITOYEN ETANT le STUPIDE RESPONSABLE, je me suis choisi la consigne : Non ! pas soit beau et tais-toi... Mais... "sois bête et tais-toi" ! Je ne commenterai plus des évènements ou donnerai mon avis. Mes interventions se limiteraient à des Appels au DIALOGUE, à L'ENTENTE et à L'UNITÉ ! sachant tout de même, qu'avec tous ces ci-haut mentionnés, c'est du temps pratiquement PERDU ! DIALOGUE ! ENTENTE ! ET UNITÉ : DIRECTE OU PAR CANTONS INTERPOSÉS ! QUE DIEU AIDE CE PAYS QUE SES PROPRES ENFANTS DÉTRUISENT CHAQUE JOUR DAVANTAGE...

    SAKR LEBNAN

    00 h 25, le 23 août 2012

  • Le vrai bonheur est en effet Fifi dans le calme de l’esprit et du coeur. Mais ce coeur à la longue ne pourra plus résister contre ces fausses rumeurs qui le tuent progressivement Antoine Sabbagha

    Sabbagha Antoine

    00 h 25, le 23 août 2012

Retour en haut