Le ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius, visitant une garderie dans le camp de réfugiés syriens d’Oncupinar en Turquie. Adem Altan/AFP
M. Fabius a rencontré des réfugiés du camp de conteneurs turcs d’Oncupinar, qui abrite 12 000 personnes, expliquant que ceux-ci avaient demandé l’aide de la France pour mettre un terme à la répression du régime syrien et demandé notamment que l’on livre des armes aux rebelles. Il ne s’est pas engagé sur ce dernier point, mais a affirmé « qu’on ne pouvait pas accepter que Bachar, même s’il avait beaucoup reculé et perdu du terrain, continue ses exactions ». « Bachar nous massacre, pourquoi vous ne faites rien ? » a demandé au ministre français un habitant du camp, un rescapé arrivé il y a quelques jours avec sa famille de la ville syrienne d’Azaz, située près d’Alep, pilonnée par l’aviation syrienne, tuant des dizaines de personnes, dont des enfants. M. Fabius lui a répondu que le gouvernement français était en discussions avec la Turquie notamment et avec des gouvernements d’autres pays « pour faire cesser le massacre ». « Plus vite ce régime va changer, mieux ce sera », a souligné M. Fabius. « Mettez fin aux bombardements de Bachar », a asséné un autre réfugié, en demandant l’aide militaire de la France « comme en Libye ». « De plus en plus de gens font défection » du régime, a répondu M. Fabius, en référence aux défections ces dernières semaines du Premier ministre Riad Hijab, un ancien fidèle du régime, et du général Manaf Tlass, le plus haut gradé syrien ayant fait dissidence et ami d’enfance du président syrien.
La Turquie, qui partage une longue frontière avec la Syrie et qui est très critique envers le régime de Damas, abrite sur son sol près de 65 000 réfugiés, selon un chiffre annoncé hier par le Premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan, ainsi que des membres de l’Armée syrienne libre. Le chef de la diplomatie française est le premier ministre étranger autorisé à visiter l’un des camps de réfugiés syriens en Turquie. Un diplomate turc a confié que cette autorisation était le fruit de la reprise des relations turco-françaises après une période particulièrement tumultueuse sous le précédent président français Nicolas Sarkozy.
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Si le delegue fabius pouvait nous en dire autant sur natanyahou/videur on accorderait plus de credit a ses balivernes. La force de ses mots comme il pretend le redouter, il les tient parce qu'il represente un etat arrogant et manipulateur, c'est pas de la France que je parle, bien entendu.
04 h 02, le 18 août 2012