Parmi la pléthore des activités culturelles accompagnant les Jeux olympiques de Londres, deux événements à signaler cette semaine et qui mériteraient bien une médaille d’or.
OLJ /
le 10 août 2012 à 23h58
La chorégraphe belge Anna Teresa de Keersmaeker dans les sous-sols de la Tate.
Attendre 2016 qui marquera le 4e centenaire de sa mort (et de celle de Cervantès par la même occasion !) ? Que nenni. Les British ont préféré tenir leur grande rétrospective sur Shakespeare à l’occasion des Jeux olympiques. Exposition faire-valoir ou vraie recherche ? Les ambitions affichées – plus de 400 objets réquisitionnés en Grande-Bretagne et en Europe – et la collaboration avec la Royal Shakespeare Company semblent plutôt militer pour la seconde hypothèse. C’est donc au très honorable British Museum que les touristes et autres échappés des arènes de l’Est End pourront admirer un exemplaire du premier Folio Arundel, des miniatures de Hilliard ou d’étranges reliques élisabéthaines, comme cet œil momifié du martyr Edward Oldcorne. « Shakespear, Staging the World » a ainsi pour objectif de montrer comment le Londres du XVIe siècle dans lequel vivait Shakespeare est devenu une source d’influence et d’inspiration pour ses pairs. Jusqu’au 25 novembre 2012.
La Tate Modern ouvre ses souterrains Lorsqu’elle a été inaugurée, la Tate Modern frappait déjà par son gigantisme. Cette ancienne centrale électrique a pu offrir à l’art contemporain des espaces spectaculaires, qui ont suscité l’engouement du public comme le prouve le succès des installations montées chaque année dans le grand hall des Turbines. Dans l’attente de l’extension pilotée par Herzog et de Meuron qui devrait, d’ici à 2016, lui ajouter 21 000 m2 (soit 60 % d’espaces supplémentaires), le musée a décidé de récupérer sans tarder d’autres volumes : les réservoirs où était entreposé le carburant chargé d’alimenter la centrale. Ces chambres souterraines de vastes dimensions (30 mètres de longueur, 7 mètres sous plafond) se sont trouvé une thématique originale : elles vont accueillir l’une des plus grandes concentrations en Europe de happenings et de performances. On y attend le Coréen Sung Hwan-kim, mais aussi la Cubaine Tania Bruguera ou la Flamande Anne Teresa de Keersmaecker. Par ailleurs, la Tate Modern présente « Edward Munch, l’œil moderne », cette exposition, présentée l’an dernier à Paris, qui se propose de porter un regard nouveau sur l’œuvre de Munch (1863-1944), notamment la période 1900-1944 et les rapports de l’expressionniste norvégien avec les arts du spectacle. En tout, quelque 70 œuvres sont exposées, mais aussi des documents d’archives sur Munch.
Attendre 2016 qui marquera le 4e centenaire de sa mort (et de celle de Cervantès par la même occasion !) ? Que nenni. Les British ont préféré tenir leur grande rétrospective sur Shakespeare à l’occasion des Jeux olympiques. Exposition faire-valoir ou vraie recherche ? Les ambitions affichées – plus de 400 objets réquisitionnés en Grande-Bretagne et en Europe – et la collaboration avec la Royal Shakespeare Company semblent plutôt militer pour la seconde hypothèse. C’est donc au très honorable British Museum que les touristes et autres échappés des arènes de l’Est End pourront admirer un exemplaire du premier Folio Arundel, des miniatures de Hilliard ou d’étranges reliques élisabéthaines, comme cet œil momifié du martyr Edward Oldcorne. « Shakespear, Staging the World » a ainsi pour objectif de montrer...
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