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Culture - Concert

Brassage champêtre à Sourat

Pour la onzième année consécutive, la fête a battu son plein au village de Sourat, qui confirme le rôle de l’art dans le dialogue des cultures.

Le flûtiste Michel Tirabosco accompagné par l’Amsterdam String Players. Photo Jad Bechara

Sous les chênes centenaires de la place de Sourat, les initiés – mais aussi de nombreux « novices » – se sont donné rendez-vous. C’est qu’on aime revenir à Sourat, d’année en année, pour une soirée placée sous le signe des retrouvailles et de la convivialité.
Des retrouvailles concoctées avec soin par les « Amis de Sourat » et son initiateur, Dr Issa Farkh, qui ouvre la soirée par quelques mots chaleureux et succincts « car à Sourat, on n’aime pas les longs discours, on préfère laisser la place à l’art ! »
Le programme a fait appel, cette fois encore, à tous les sens : visuel, auditif et gustatif, le parcours a varié les plaisirs avec délice ! La première partie de soirée fut menée par Michel Tirabosco, virtuose de la flûte de pan, accompagné des sémillants Amsterdam String Players, sous la direction de Claude Chalhoub. Considérant le jeu comme un véritable art de vivre, le flûtiste a permis au public de découvrir La symphonie n° 25 en sol mineur de Mozart et Le concerto pour violoncelle en do majeur de Haydn aux sonorités lyriques et chatoyantes. Ce soir-là, même le vent a semblé sous le charme du flûtiste, puisque l’espiègle souffleur s’est immiscé jusque dans les micros et les partitions des artistes...
La soirée s’est enchaînée avec des airs de Marcel Khalifé et Fayrouz, interprétés par Georges Nehmé et son orchestre. Ceux-ci furent rejoints par les jeunes membres du Amsterdam Strings Players, pour un final tout en métissage, donnant tout son sens à un événement qui s’affirme comme symbole de respect de la diversité culturelle, locale et internationale.
Un doyen de Sourat a dédié aussi la soirée à la jeunesse, « notre avenir » et s’est remémoré l’époque où, au village, « on étudiait sous les chênes ».
Issa Farkh rappelle aussi l’importance du patrimoine qui doit motiver les habitants, mais aussi intéresser les jeunes, très souvent attirés par la pétillante Beyrouth. « Je suis parti moi aussi à une époque. Je voulais vivre en ville. Mais je suis revenu. »
Cette volonté de dialogue s’est aussi manifestée auprès des voisins les plus proches : sur l’invitation de Sourat, Zan, charmant petit village bucolique, a ouvert ses portes aux visiteurs, le temps des festivités.
Au registre des arts visuels, Sourat a également chouchouté ses visiteurs avec les toiles de Liliane Tyan et ses paysages de la région hauts en couleur – dont les bénéfices de la vente reviendront à la création d’un terrain de sport et la rénovation de la salle paroissiale du village – ; les céramiques contemporaines de Michèle Assaf Kamel – évoquant les dilemmes de la communication au Liban au travers des entités « Nahnou » et « Antoum » – ; ainsi qu’une sélection de lithographies et de gravures de la collection d’Aimée Achcar George, passionnée d’estampes.
L public a pu aussi admirer le travail photographique de Michel Esta dont les voyages en Inde, Turquie et Normandie, mais aussi au Liban, lui ont inspiré différentes séries en couleur et en noir et blanc.
Après avoir séduit les yeux et les oreilles, ce fut au tour des papilles gustatives d’être comblées avec un festin où les produits locaux, naturels et savoureux ont fini de conquérir le cœur des invités. La nuit est loin de s’achever lorsque le duo Christine et Isabelle termine d’enflammer la piste de danse : c’est au tour des percussions de faire leur entrée, suivie, entre autres, par les jeunes musiciens Hollandais adeptes de Mozart, désireux de s’initier à la dabké...

Hélène Baquet
Sous les chênes centenaires de la place de Sourat, les initiés – mais aussi de nombreux « novices » – se sont donné rendez-vous. C’est qu’on aime revenir à Sourat, d’année en année, pour une soirée placée sous le signe des retrouvailles et de la convivialité. Des retrouvailles concoctées avec soin par les « Amis de Sourat » et son initiateur, Dr Issa Farkh, qui ouvre la soirée par quelques mots chaleureux et succincts « car à Sourat, on n’aime pas les longs discours, on préfère laisser la place à l’art ! »Le programme a fait appel, cette fois encore, à tous les sens : visuel, auditif et gustatif, le parcours a varié les plaisirs avec délice ! La première partie de soirée fut menée par Michel Tirabosco, virtuose de la flûte de pan, accompagné des sémillants Amsterdam String Players, sous...
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