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Charles Elachi, un Américain d'origine libanaise derrière la mission Curiosity

Espace "Rester audacieux et toujours repousser les limites", tel est le mot d'ordre du directeur du JPL.
olj.com
06/08/2012

L'on a coutume de dire que les Libanais sont partout. Ils sont aussi, d'une certaine manière, dans l'espace.

Dans l'aventure du robot Curiosity qui s'est posé lundi sur Mars au terme d'un voyage de plus de huit mois et après avoir parcouru 567 millions de kilomètres dans l'espace, l'on trouve Charles Elachi, un Américain d'origine libanaise.

 

Charles Elachi est, depuis mai 2001, le directeur du Jet Propulsion Laboratory, (JPL) de Pasadena (Californie), à l'est de Los Angeles, en charge de la mission de contrôle de la mission Curiosity.

M. Elachi, né en 1947 au Liban, est également le vice-président de l’Institut de Technologie de Californie.

 

En terme d’études, Charles Elachi affiche un parcours pour le moins impressionnant. Après des études à Jounieh (Liban), au Collège des Apôtres puis à l'école orientale de Zahlé, Elachi part pour la France. A Grenoble, il décroche des diplômes universitaires en physique et en ingénierie. Il étudie ensuite à l’Institut de Technologie de Californie, à l’université de Californie (géologie) et à l’université de Californie du Sud (master en business administration).

 

En 1970, il rejoint le JPL et, douze ans plus tard, en devient le directeur des programmes Sciences de l’espace et de la terre. Au sein du JPL, il participe à plusieurs des grands projets de la NASA, parmi lesquels celui de la sonde spatiale Magellan et de la sonde Cassini.

 

Tout au long de sa carrière, M. Elachi a obtenu plusieurs récompenses, prix et distinctions, à travers le monde pour son travail et il occupait la 21e place du dernier classement du magazine Arabian Business des 500 personnalités arabes les plus influentes du monde. 

Mais la distinction qui le touche le plus devrait probablement être le fait qu'un astéroïde porte désormais le nom de 4 116 Elachi, en son honneur.

 

Dans une interview accordée au magazine Sciences news il y a trois jours, Charles Elachi rappelle qu'avec les précédentes missions Spirit et Oportunity, il avait été établi avec quasi certitute qu'un océan se trouvait sur Mars, il y a des milliards d'années. Un océan d'eau. "Donc la question suivante est : s'il y avait un océan liquide (et comme il était liquide, ceci signifie que la température était similaire à celle de la terre), et si cet océan existait au moment, en gros, où la vie a évolué sur la Terre, la vie aurait-elle pu évoluer sur Mars?", se demande alors le scientifique.

 

Le robot Curiosity doit, au cours de sa mission de deux ans, vérifier si la Planète rouge n'abrite pas des traces de constituants de la vie autres que l'eau recherchée lors des précédentes missions.

 

"Curiosity ne cherche pas spécifiquement la vie (sur Mars), mais il va étudier les ingrédients, le matériel organique, la composition des rochers. Bien sûr, s'il voit des insectes ou quelque chose, ce sera extraordinaire. Mais ce n'est pas le but premier. Nous travaillons en tant que scientifiques, étape par étape, en apprenant sur les éléments de base".

 

Interrogé sur son travail au JPL, M. Elachi met en exergue l'intérêt qu'il porte à l'exploration, à la découverte et au défi. "Vous pensez à ce qui peut représenter une limite, et vous y allez, vous poussez, et découvrez ce qu'il y a de l'autre côté. Je pense que l'esprit humain fonctionne ainsi, en se mettant des défis", explique M. Elachi qui a déjà déclaré, lors d'une autre interview : "Il est important de rester audacieux et de toujours repousser les limites".

 

Lors de cette interview, M. Elachi rappelle également aux politiciens et aux responsables qu'il est essentiel d'investir dans la science et l'éducation. "La raison pour laquelle notre pays (les Etats-unis) est si fort économiquement (...) tient aux investissements que nous avons faits par le passé pour développer de nouvelles capacités, de nouvelles technologies et pour éduquer les jeunes".

 

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GEDEON Christian

Mais on s'en fout qu'il soit d'origine libanaise...il est américain aujourd'hui...n'est ce pas?Tout comme Carlos Slim Hélou est mexicain ou Carlos Ghosn français...et je doute fort que le Liban soit aujourd'hui au centre de leurs préoccupations.

Paul-René Safa

Il est plus exact de dire Libanais naturalisé Américain.
Ces Libanais d'exception nous relèvent la tête et orientent nos pensées vers les véritables valeurs auxquelles nous devons continuellement aspirer.
Merci Monsieur Charles Elachi.

Jean-Pierre EL KHOURY

L'un de nos principaux défauts de Libanais est de FANFARONER en disant "tel est d'origine libanaise"
Carlos ghosn de Renault, Lina Ghosn de Lina's et là charles El achi..C'est bien..Bravo..Ceci prouve qu'à petite échelle, nous avons aussi des génies..Mais ceci devrait AUSSI nous faire avoir honte...Tous ces "génies" ne sont pas labellisés "libanais". Ils sont soit US, soit EU, soit russes etc...Aucun n'a comme signature "libanais". Donc au lieu de se gousser à dire "machin est libanais", essayons que ces exploits partent du Liban...Comme c'est presque le cas de ELIE SAAB où ses ateliers sont au liban. Mais ce n'est pas le cas des autres. ELIE SAAB est l'exception. (et encore, il possède des ateliers à Paris aussi).
Arrêtons de faire cocorico lorsque l'état libanais n'a rien fait pour cela, lorsqu'aucun organisme libanais n'est impliqué, et lorsqu'aucun financement n'est libanais...Le cerveau est libanais? Oui mais il a fallu qu'il le mette à contribution..AILLEURS. Au liban, ces cerveaux sont tous en panne ou non reconnus malheureusement. Merci.

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