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À La Une - Le Chiffre De La Semaine

22 euros pour marcher "sur les pas" de Hollande

Et ça ne marche pas vraiment...

Le président français François Hollande le 6 mai 2012 à Tulle. Photo d'archives/

"La chose est anecdotique mais ne manque ni de sel, ni de ridicule : la présidentielle ville de Tulle, un brin grisée par le destin extraordinaire de son plus célèbre citoyen avait décidé d'en exploiter commercialement la gloire toute fraîche, en créant un pèlerinage baptisé "Sur les pas d'un président"; avec l'assentiment du grand homme... Las... la première du Hollande-Tour, mercredi dernier, s'avéra être un flop..., un fiasco national et international. Pas un touriste...", écrit vendredi Philippe Le Claire dans le quotidien L'Union-L'Ardennais.

 

Voulant surfer sur l'impact médiatique de l'élection de François Hollande trois mois après le scrutin, Tulle, dont Hollande fut maire, propose depuis mercredi de marcher "sur les pas d'un président" dans cette ville, à travers les lieux emblématiques de sa carrière politique.

 

"Ce produit est la réponse à une demande. Depuis le 6 mai, un certain nombre de visiteurs sont venus, attirés par la lumière soudainement portée sur la cité tulliste, et on a souhaité leur faire découvrir notre riche patrimoine", expliquait quelques jours avant le lancement du projet Anne Bestault, directrice de l'Office de tourisme intercommunal de Tulle.


En mai-juin, des Français et des étrangers, notamment des Japonais et des Néerlandais, se sont pressés aux comptoirs de l'office de tourisme, de la mairie ou du Conseil général en quête d'informations sur les lieux fréquentés par l'actuel président pendant ses trente ans de vie politique corrézienne.


"Où mangeait-il?", "où buvait-il son café?", "où habitait-il?", "où a-t-il voté?": Certains habitants répondent volontiers alors que d'autres se montrent plus réservés, à l'image de Janine, une retraitée, "qui refuse de livrer l'adresse de son studio, trouvant la question trop personnelle".

 

Le lancement de ce tour, dont le nom a été choisi par M. Hollande lui-même parmi une liste de quatre titres, a eu lieu mercredi à 9h30 sur les hauteurs de la préfecture de la Corrèze, à l'hôtel Marbot, abritant le Conseil général que Hollande présida de 2008 à 2012.

 

Le bureau où il a attendu les résultats étant occupé, le tour devait passer par la salle plénière, une ancienne chapelle, où siège l'assemblée. Il était également prévu que les touristes écoutent les explications de la guide, assis dans le fauteuil de l'épouse d'un ancien président, Bernadette Chirac, conseillère générale UMP de la Corrèze.


Puis, Marie Bouchet, guide régional, devait conduire les visiteurs dans les jardins de la mairie, "bâtiment construit entre 1840 et 1850" offrant une magnifique vue sur les toits de la ville de quelque 15.000 habitants, "aux mille collines".

Les touristes devaient ensuite déjeuner dans l'une des trois cantines que le chef de l'Etat avait l'habitude de fréquenter, notamment au restaurant "Le Central" où il a déjeuné le 6 mai. Ils pouvaient également opter pour la "Taverne du sommelier" et manger à la table à laquelle François Hollande avait coutume de s'asseoir, à côté de celle de l'ancien président Jacques Chirac, autre homme politique corrézien habitué de l'établissement.


Puis, les touristes hollandophiles devaient repartir sur la place de la cathédrale de Tulle, ville datant de la fin du VIIème siècle, où le président élu a prononcé son discours le soir du 6 mai.

 

Le tout pour un prix compris entre 22 et 35 euros, déjeuner compris.

 

Problème, mercredi, les touristes n'étaient pas au rendez-vous, rapporte Le Figaro. "Malheureusement, nous n'avons pas eu d'inscrit, la guide n'est pas partie", a indiqué l'office de tourisme de Tulle au quotidien français, avançant une communication tardive sur l'événement pour expliquer cette annulation.

 

De nombreux tullistes avaient déjà noté, eux, qu'au fil des semaines, la curiosité des visiteurs semble s'être tarie et doutaient du succès du tour.


Et les plus avides de détails intimes sur la vie tulliste du président savaient, dès le départ, qu'ils risquaient de rester sur leur faim. La permanence du Parti Socialiste et l'appartement où M. Hollande dormait ont été exclus de la visite, les concepteurs de ce tour ayant pris le parti de ne faire une visite que des sites revêtant "un intérêt patrimonial", selon la directrice.

"La chose est anecdotique mais ne manque ni de sel, ni de ridicule : la présidentielle ville de Tulle, un brin grisée par le destin extraordinaire de son plus célèbre citoyen avait décidé d'en exploiter commercialement la gloire toute fraîche, en créant un pèlerinage baptisé "Sur les pas d'un président"; avec l'assentiment du grand homme... Las... la première du Hollande-Tour, mercredi dernier, s'avéra être un flop..., un fiasco national et international. Pas un touriste...", écrit vendredi Philippe Le Claire dans le quotidien L'Union-L'Ardennais.
 
Voulant surfer sur l'impact médiatique de l'élection de François Hollande trois mois après le scrutin, Tulle, dont Hollande fut maire, propose depuis mercredi de marcher "sur les pas d'un président" dans cette ville, à travers les lieux emblématiques de sa carrière...
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