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Le courage du mea culpa

Fatalité, manque de discernement, irresponsabilité ou obstination criminelle ? Dans les pays arabes, dans les pays du printemps naissant, il est quasiment toujours trop tard. Trop tard pour parvenir à une solution agréée par toutes les parties en conflit, trop tard pour garantir une transition pacifique, trop tard pour les despotes qui s’accrochent à un pouvoir chancelant.
Le résultat en est une déstabilisation chronique, des conflits interminables, la résurgence de haines intercommunautaires, l’irruption de mouvances extrémistes, toujours promptes à profiter des situations de crise.
Ce qui se passe aujourd’hui en Syrie est l’exemple type, mais en plus terrifiant, des tragédies absurdes qui ont meurtri l’Égypte et la Libye, le Yémen et la Tunisie, celles qui auraient pu être évitées si seulement la raison avait prévalu, si les despotes ne s’étaient pas englués dans leurs tours d’ivoire. En ne retenant pas la leçon des amères expériences vécues par ses pairs arabes, des sorts infâmes qui ont clôturé leurs parcours, Bachar el-Assad assumera, face à l’histoire, la responsabilité des crimes commis, des massacres planifiés pour l’après-chute du régime.
Tous les analystes, tous les experts en conviennent : les hommes de main du régime, les milices et autres chabbiha ne lâcheront pas facilement le morceau et même le départ de Bachar et de sa famille vers des cieux plus cléments ne les dissuadera pas de poursuivre leur sale besogne à partir de leur réduit de Lattaquié-Tartous-Banias. Une plongée dans l’enfer de la guerre civile également entretenue par la montée en force d’islamistes sunnites, par l’irruption sur la scène syrienne de jihadistes étrangers venus cueillir les fruits de la désastreuse politique menée par le clan des Assad depuis des décennies.
Une guerre civile qui se déroule à la lisière du territoire libanais, qui y réveille les vieux démons de la « fitna », d’une discorde jamais définitivement éteinte, maintenue dans l’antichambre d’une République menottée par les mêmes courants adverses qui ensanglantent la Syrie.
Les incidents récurrents à Tripoli, les accrochages de la haine entre Bab el- Tebbaneh et Jabal Mohsen, la survenance du phénomène el-Assir à Saïda, les dérives sécuritaires aux frontières, les tentatives ou menaces d’assassinats : les alertes sont nombreuses et augurent de bien de tempêtes à venir.
Le Liban se laissera-t-il entraîner, une fois de plus, dans des luttes qui ne sont pas les siennes, dans des combats meurtriers dont il a déjà testé les terribles conséquences? Les alliances contre-nature continueront-elles à justifier l’injustifiable, à assurer la pérennité d’arsenaux illégitimes, ceux-là mêmes dont prennent prétexte les islamistes et autres salafistes pour prendre la rue sunnite en otage ?
Une imposture amène l’autre, les abus conduisent à de contre-abus et au fil des ans les masques tombent, les auras se délitent et les « armes sacrées » finissent dans les caniveaux du communautarisme, de l’hégémonisme.
Il est loin le temps où les armes du Hezbollah étaient considérées comme celles du monde arabe dans son combat contre Israël, où Hassan Nasrallah était adulé autant par les sunnites que par les chiites. La rupture a été consommée le jour où ces armes ont humilié la rue beyrouthine, le jour où les priorités sont devenues banalement domestiques.
Dans le contexte explosif d’aujourd’hui, à l’heure où les flammes syriennes menacent de s’étendre à toute la région, de raviver les détestations intercommunautaires, de créer de nouveaux « fous de Dieu », le Hezbollah saura-t-il procéder à une autocritique salvatrice, se décidera-t-il à revoir toute sa stratégie, celle qui le lie viscéralement au régime chancelant de Bachar el-Assad et, au-delà, à l’Iran ?
Aura-t-il tout simplement le courage du mea culpa ? C’est peut-être trop rêver, croire à d’impossibles reconversions...
Fatalité, manque de discernement, irresponsabilité ou obstination criminelle ? Dans les pays arabes, dans les pays du printemps naissant, il est quasiment toujours trop tard. Trop tard pour parvenir à une solution agréée par toutes les parties en conflit, trop tard pour garantir une transition pacifique, trop tard pour les despotes qui s’accrochent à un pouvoir chancelant.Le résultat en est une déstabilisation chronique, des conflits interminables, la résurgence de haines intercommunautaires, l’irruption de mouvances extrémistes, toujours promptes à profiter des situations de crise.Ce qui se passe aujourd’hui en Syrie est l’exemple type, mais en plus terrifiant, des tragédies absurdes qui ont meurtri l’Égypte et la Libye, le Yémen et la Tunisie, celles qui auraient pu être évitées si seulement la raison avait...
commentaires (5)

L'Avocat du Diable : A-al chou ? mea-culpa ! É, ni7na les huit marsistes, tab3al huitième parallèle de Mars, arib 3al volcan du Mont Olympus tab3al Marrikh, kill ma mninfijir mitlil volcan, 3ala toul mni3mil mea-culpa ou min oul kill il conneries yialli 3milnéha 3alanan. É, intou taba3 il quatorzième parallèle tab3al Marrikh, tiz, b3iid ktir 3an il Mont Olympus taba3na, léch ma bti3milou mea-culpa ? Hék kane fina n7it bil mizén toutes les conneries, taba3na ou taba3kon, la inou bass conneries bhal balad sar fi ba-a, ou khallil cha3ab, khallini idda7ak chwayé, i arrir min mina plus CON...structif que l'autre...

SAKR LEBNAN

02 h 16, le 31 juillet 2012

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Commentaires (5)

  • L'Avocat du Diable : A-al chou ? mea-culpa ! É, ni7na les huit marsistes, tab3al huitième parallèle de Mars, arib 3al volcan du Mont Olympus tab3al Marrikh, kill ma mninfijir mitlil volcan, 3ala toul mni3mil mea-culpa ou min oul kill il conneries yialli 3milnéha 3alanan. É, intou taba3 il quatorzième parallèle tab3al Marrikh, tiz, b3iid ktir 3an il Mont Olympus taba3na, léch ma bti3milou mea-culpa ? Hék kane fina n7it bil mizén toutes les conneries, taba3na ou taba3kon, la inou bass conneries bhal balad sar fi ba-a, ou khallil cha3ab, khallini idda7ak chwayé, i arrir min mina plus CON...structif que l'autre...

    SAKR LEBNAN

    02 h 16, le 31 juillet 2012

  • Le développement du sens critique, la recherche du goût pour revoir toute sa politique serait la meilleure solution salvatrice du hezbollah pour l'unité du pays mais avec certaines concessions aussi d' autres confessions surtout sunnites pour calmer le jeu en cessant de couper routes et autres . Antoine Sabbagha

    Sabbagha Antoine

    03 h 27, le 30 juillet 2012

  • Plus on les observe, plus ils font rire et/ou pleurer, kifkif ! Leur saison "Malsaine" tirant à sa Fin, on ne croit pas être les seuls à penser que ce patelin a connu des années beaucoup plus exaltantes que celles de ces Malsains. Tels des guetteurs, les Sains observent leur Monde Merveilleux Imaginaire avec une grande circonspection, et n'ont pas aimé que l’Anthracite "fakîh" ait pu être en ce temps-là plébiscité. Ils n'ont pas apprécié que l’Amèèèr bigaradier" ait été aussi "Gonflé" ! Ils avaient été accablés par le vote de ces "bossfàRiens" orangés et "fakîhàRiens Persés" sectaros-waliïyo-laïcisés ; ya waïylééh ! Le pire est qu'il ne faut pas espérer qu’ils admettront un jour que "leurs opinions" étaient erronées, et que leurs certitudes étaient contestables et contestées. Mais espérons, que malgré la sanglante désintégration que les "baassyriens" ont provoquée en occupant ce pays, celui-ci finira par se recomposer harmonieusement à peu près. Que cet émoulu new Batrak, "Rââëéé", soit moins définitivement confit dans ses aberrantes prises de positions qu’on ne le croit et qu’on le craint ; nchallah ! Et que cette campagne crevassée, après ces innombrables baffes encaissées, cesse d'osciller entre l'implosion et la déliquescence tel un gros plat de Hommoss mou et sans force, attendant comme fin des fins et fin de l’Histoire l’évolution de la situation en cette "chère ! sœur syrie" ; ya hassértééh !

    Antoine-Serge KARAMAOUN

    02 h 13, le 30 juillet 2012

  • Cher Monsieuir Nagib Aoun, n'est-ce pas trop demander, et aux Despotes et à leurs Peuples arriérés, car gouvernés pour des décennies sous la botte, et à leur supposés printemps, aux floraisons épineuses, que d'utiliser leurs cerveaux, partant la logique ? Au M.O. , on a la logique dans sa tête d'en bas au lieu de sa tête d'en haut. Des bulles d'air au lieu de pensées !

    SAKR LEBNAN

    01 h 24, le 30 juillet 2012

  • "Le Hezbollah procédant à une autocritique salvatrice ? Ayant le courage de faire un mea culpa" ? Bien sûr que "c'est trop rêver", M Aoun. C'est rêver qu'une telle autocritique et un tel mea culpa soient accomplis par le régime iranien dont le Hezbollah n'est qu'un rouage et dépend jusqu'au dernier atome. Le régime des mollahs d'Iran est le premier responsable de la tragédie du conflit entre sunnites et chiites dans le monde arabe et musulman, de la tragédie qui frappe cruellement la Syrie et le peuple syrien, de la tragédie du Liban de par la super anomalie d'un parti iranien super armé en son sein annihilant toute possibilité d'y ériger un Etat. Toute cette conjoncture procède et dépend de l'impérialisme perse et de son projet, sous couvert de la "moumana3at". Et cet impérialisme, il est impossible de l'amadouer pour le moment.

    Halim Abou Chacra

    21 h 28, le 29 juillet 2012

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