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Moyen Orient et Monde - Syrie

« Je pense plus à la révolution qu’au ramadan »

Alors que les combats font rage dans plusieurs quartiers de Damas, les habitants du centre-ville ont commencé le ramadan le cœur lourd. Habituellement, le premier jour du mois sacré du calendrier musulman est une journée calme, avant que l’animation ne reprenne à la tombée de la nuit, avec la rupture du jeûne. Mais hier les Damascènes ont découvert une ville morte, avec de rares véhicules passant dans les rues, un spectacle contrastant avec les embouteillages qui engorgent normalement l’agglomération.


Les rares habitants qui ont osé sortir de chez eux ont pu noter que les forces de sécurité protégeant les lieux de pouvoir étaient moins présentes que les jours précédents. Les forces progouvernementales sont mises à rude épreuve, notamment après l’attentat de mercredi qui a décapité une partie de l’appareil sécuritaire du régime. Voulant montrer que le régime gardait la maîtrise de la situation, la télévision d’État a diffusé en direct des images des principales voies de communication et des quartiers.


Dans ce climat, seules quelques supérettes restaient ouvertes, tandis que la majorité des autres magasins avait gardé le rideau fermé. Difficile dans ces conditions de fêter le ramadan comme il est de coutume. « Si le régime reste en place et si les tueries se poursuivent, alors il va être difficile de ressentir l’ambiance habituelle du ramadan, avec le plaisir de se retrouver tous ensemble », explique Ghassan, homme d’affaires de 52 ans.
L’ambiance est d’autant plus pesante qu’il n’y a plus d’électricité dans de nombreux quartiers de la capitale, alors que la température dépasse les 40° C.


« Je pense plus à la révolution qu’au ramadan. Normalement, nous nous préparons au ramadan, mais là, il n’y a que mort et destruction », dit Lina, 40 ans, femme au foyer. « Mais si le régime tombe ces prochains jours, alors la portée du ramadan va redoubler », poursuit-elle.


Sur la grande place où se trouve la mosquée des Omeyyades, une dizaine de familles déplacées par les combats sont assises par terre, entourées des mosaïques vertes et dorées, qui faisaient il y a encore quelques mois l’admiration des touristes. « Tous les hôtels pas trop chers sont pleins », se désespère une femme pauvre, venue de Kfar Sousseh. Maigre consolation, le personnel de la mosquée a donné son accord pour que les familles dorment à l’intérieur.

Alors que les combats font rage dans plusieurs quartiers de Damas, les habitants du centre-ville ont commencé le ramadan le cœur lourd. Habituellement, le premier jour du mois sacré du calendrier musulman est une journée calme, avant que l’animation ne reprenne à la tombée de la nuit, avec la rupture du jeûne. Mais hier les Damascènes ont découvert une ville morte, avec de rares véhicules passant dans les rues, un spectacle contrastant avec les embouteillages qui engorgent normalement l’agglomération.
Les rares habitants qui ont osé sortir de chez eux ont pu noter que les forces de sécurité protégeant les lieux de pouvoir étaient moins présentes que les jours précédents. Les forces progouvernementales sont mises à rude épreuve, notamment après l’attentat de mercredi qui a décapité une partie de l’appareil...
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Et si le régime Assad faisait un jeûne de tueries de 24 heures !

Halim Abou Chacra

02 h 22, le 21 juillet 2012

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Commentaires (1)

  • Et si le régime Assad faisait un jeûne de tueries de 24 heures !

    Halim Abou Chacra

    02 h 22, le 21 juillet 2012

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