Le duo Marcel Fisher, trompettiste, Anne Hallikmaa, pianiste, a donné un concert à l’Assembly Hall. Une initiative du Club des amis de la Suisse sous le patronage de leur ambassade*.
Charme et sensibilité d’un duo de talent. Photo Marwan Assaf
Avant de commencer sa prestation, Marcel Fischer s’est adressé au public, avec des mots qui se veulent fédérateurs : « Je viens d’un petit pays et je joue aujourd’hui pour un petit pays... Mais “petit” ne signifie pas “mal”. C’est justement tout le contraire ! » Et c’est avec la même sympathie, tout au long du concert, que le musicien transmettra un peu de sa passion pour un instrument peut-être moins connu du répertoire classique. Fischer, premier prix du Conservatoire de Strasbourg en 1977, ayant collaboré au sein des Orchestres symphoniques de Berne, Lausanne ou encore Strasbourg, propose un voyage couvrant la période du début du XIXe au milieu du XXe siècle, avec des escales aux noms des plus grands compositeurs de l’époque. Avec au piano la lettone Anne Hallikmaa, la soirée est définitivement placée sous le signe de la virtuosité. Débutant le piano à l’âge de 6 ans, la jeune femme est lauréate de nombreux prix nationaux et internationaux. C’est avec une grande maîtrise et une belle sensibilité qu’elle distillera les différentes étapes du programme. Dans une salle à la superbe acoustique, le duo a fait la part belle aux partitions de trompettistes tels Guy Ropartz ou Guillaume Balay, ainsi qu’aux compositeurs suisses comme Arthur Honneger et Paolo Longinotti. La trompette et le piano s’harmonisent avec une complicité enjouée. Les solos d’Anne Hallikmaa sont l’occasion de goûter à tout son talent, avec des interprétations envoûtantes de Claude Debussy, Robert Schumann et Frédéric Chopin. Avec une émotion palpable, Marcel Fischer rend hommage au grand trompettiste Maurice André, disparu en février 2012 et ayant considérablement fait évoluer le répertoire de l’instrument. Devant un public enthousiaste, le duo a offert deux bis, le Carmen de Bizet et une bulle légère issue de la planète Gershwin !
Hélène BAQUET
*Aujourd’hui le duo se produit à 19h00, en l’église St-Doumit, Zouk Mikhaël.
Avant de commencer sa prestation, Marcel Fischer s’est adressé au public, avec des mots qui se veulent fédérateurs : « Je viens d’un petit pays et je joue aujourd’hui pour un petit pays... Mais “petit” ne signifie pas “mal”. C’est justement tout le contraire ! » Et c’est avec la même sympathie, tout au long du concert, que le musicien transmettra un peu de sa passion pour un instrument peut-être moins connu du répertoire classique. Fischer, premier prix du Conservatoire de Strasbourg en 1977, ayant collaboré au sein des Orchestres symphoniques de Berne, Lausanne ou encore Strasbourg, propose un voyage couvrant la période du début du XIXe au milieu du XXe siècle, avec des escales aux noms des plus grands compositeurs de l’époque. Avec au piano la lettone Anne Hallikmaa, la soirée est définitivement...
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