Des athlètes saoudiennes lors d'un entraînment. Omar Salem /
L'Arabie saoudite, le Qatar et Brunei, les trois seuls pays à n'avoir jamais envoyé de femmes aux Jeux Olympiques, ont changé l'Histoire pour les JO de Londres.
Brunei a annoncé en juin qu’une spécialiste du 400 m haies représentera le sultanat lors des jeux olympiques.
De son côté, le Comité olympique du Qatar (COQ) a annoncé mercredi que quatre athlètes femmes avaient été sélectionnées pour les JO de Londres dont, Bahiya al-Hamad, championne de tir, qui a été désignée pour porter le drapeau de son pays lors de la cérémonie d'ouverture des jeux Olympiques, le 27 juillet à Londres.
Cette participation féminine est encouragée par le Comité olympique international (CIO), dont les dirigeants ont discuté longuement avec l'Arabie saoudite, le Qatar et Brunei pour que ces trois pays envoient pour la première fois des femmes aux Jeux de Londres.
Autre petite victoire pour le CIO, le comité a pu annoncer, aujourd'hui jeudi, que l'Arabie Saoudite, qui avait indiqué en juin qu'elle autoriserait pour la première fois des athlètes féminines à participer aux JO cet été, va envoyer deux femmes, une judokate, Wodjan Ali Seraj Abdulrahim Shahrkhani (+78 kg), et une spécialiste du 800 m en athlétisme, Sarah Attar, aux jeux de Londres qui s'achèveront le 12 août.
"Le CIO travaille en collaboration très étroite avec le Comité olympique d'Arabie Saoudite et je suis très heureux de voir que ce dialogue permanent a porté ses fruits. Le CIO n'a eu de cesse de lutter pour obtenir un meilleur équilibre entre hommes et femmes aux jeux Olympiques, et la nouvelle d'aujourd'hui peut être vue comme le signe d'une évolution encourageante".
"Avec ces athlètes saoudiennes qui rejoignent leurs consoeurs du Qatar et de Brunei à Londres, tous les Comités olympiques nationaux auront ainsi envoyé des femmes aux Jeux Olympiques", a souligné M. Rogge.
Le débat avait été intense en Arabie saoudite, la plus conservatrice des six monarchies du Golfe, les responsables religieux se montrant hostiles au sport féminin en général parce qu'il implique la mixité.
Pressé par le CIO de faire participer des femmes aux JO, le pays avait posé une série de conditions, reflétant des réticences d'ordre religieux. Le patron du sport saoudien, le prince Nawaf ben Fayçal, avait ainsi exigé début juillet le port d'une tenue islamique, la présence d'un parent proche et la non-mixité pour que puisse être acceptée la participation de toute Saoudienne aux Jeux de Londres.
Les conditions de participation des deux athlètes saoudiennes aux JO de Londres n'ont pas été précisées par le CIO.
Pour mémoire :
Saoudiennes aux JO : les malheurs de Dalma
Brunei a annoncé en juin qu’une spécialiste du 400 m haies représentera le sultanat lors des jeux olympiques.
De son côté, le Comité olympique du Qatar (COQ) a annoncé mercredi que quatre athlètes femmes avaient été sélectionnées pour les JO de Londres dont, Bahiya al-Hamad, championne de tir, qui a été désignée pour porter le drapeau de son pays lors de la cérémonie d'ouverture des jeux Olympiques, le 27 juillet à Londres.
Cette participation féminine est encouragée par le Comité olympique international (CIO), dont les dirigeants ont discuté longuement avec l'Arabie saoudite, le Qatar et Brunei pour que ces trois pays envoient pour la...


Un grand pas pour les Saoudiennes surtout. Il est grand temps que ce Royaume change enfin la condition feminine et que les femmes puissent apporter leur contribution a la societe d'une maniere plus efficace et plus ouverte. Nous sommes au 21eme siecle, et cette situation sociale ne devrait plus exister. Vivement des femme-pilotes, des policieres et surtout que ces dames puissent conduire leur propre voiture en Arabie !!! Bon, a ce stade on n'ose meme pas leur souhaiter une participation dans la vie politique, peut-etre on en reparlera dans cinquante ans?
11 h 51, le 12 juillet 2012