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Moyen Orient et Monde - Diplomatie

À Moscou, le CNS condamne vertement le soutien russe à Assad

Lavrov se borne à réitérer la position de son pays.

Le chef du CNS, Abdel Basset Sayda, à sa sortie du bureau du ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov. Natalia Kolesnikova/AFP

Le nouveau chef du Conseil national syrien (CNS), principale coalition de l’opposition syrienne à l’étranger, a vertement dénoncé hier le soutien de la Russie au régime de Bachar el-Assad, après des entretiens à Moscou qui n’ont fait apparaître aucune avancée.
« Je confirme au nom de toute l’opposition populaire syrienne qu’il ne peut pas être question d’un dialogue, tant qu’Assad ne sera pas parti. La Russie est d’un autre avis (...) », a ainsi déclaré Abdel Basset Sayda, le nouveau chef du CNS, à l’issue de discussions avec le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov. « Nous n’avons pas vu d’évolution dans la position russe. J’étais ici il y a un an et la position (russe) n’a pas changé », a également regretté Burhan Ghalioun, membre de la direction du CNS, dont il a été jusqu’à récemment le chef. « Nous rejetons cette politique russe », a martelé Abdel Basset Sayda. « Quel que soit le masque qu’elle revêt, c’est une politique de soutien au régime qui donne la possibilité de poursuivre la violence. Le peuple syrien souffre à cause de la position de la Russie au Conseil de sécurité de l’ONU, où la Russie met son veto aux résolutions condamnant le régime de Damas », a-t-il ajouté, déplorant : « Le résultat est que se poursuivent les meurtres, les tirs. Les armes que la Russie a données au régime syrien, il les utilise contre son propre peuple. »
Abdel Basset Sayda a en outre indiqué avoir essayé de convaincre Sergueï Lavrov que « les événements en Syrie ne sont pas seulement des désaccords entre l’opposition et le gouvernement, mais une révolution » qui « ressemble à ce qui s’est passé dans la Fédération de Russie quand elle s’est engagée sur la voie de la démocratie », une allusion à la chute de l’URSS en 1991. Un autre dirigeant de l’opposition syrienne, Michel Kilo, à Moscou lundi, avait exhorté la Russie à contribuer à « la stabilisation de la situation » dans son pays.
Sergueï Lavrov s’est borné quant à lui à réitérer la position russe, à savoir que tout doit être fait pour l’ouverture d’un « dialogue avec la participation à la fois du gouvernement et de tous les groupes d’opposition ». Alliée depuis l’époque soviétique du régime de Damas, la Russie a toutefois reçu ces derniers jours une série de dirigeants de premier plan de l’opposition syrienne, juste après la conférence des Amis de la Syrie la semaine dernière à Paris, boycottée par les Russes et les Chinois. Sergueï Lavrov s’est à cet égard félicité de « la possibilité d’avoir une discussion directement » avec Abdel Basset Sayda.
La Russie est un acteur incontournable dans le dossier syrien, bloquant toute résolution à l’ONU qui condamne la répression et refusant de cesser son soutien au régime malgré les critiques internationales.
Abdel Basset Sayda a par ailleurs déclaré avoir « posé la question » des armes lors de son entretien avec M. Lavrov. « La réponse a été la suivante : la décision est prise de cesser les livraisons d’armes qui seraient utilisées dans un autre but que celui qui a été fixé. »
(Source : AFP)
Le nouveau chef du Conseil national syrien (CNS), principale coalition de l’opposition syrienne à l’étranger, a vertement dénoncé hier le soutien de la Russie au régime de Bachar el-Assad, après des entretiens à Moscou qui n’ont fait apparaître aucune avancée.« Je confirme au nom de toute l’opposition populaire syrienne qu’il ne peut pas être question d’un dialogue, tant qu’Assad ne sera pas parti. La Russie est d’un autre avis (...) », a ainsi déclaré Abdel Basset Sayda, le nouveau chef du CNS, à l’issue de discussions avec le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov. « Nous n’avons pas vu d’évolution dans la position russe. J’étais ici il y a un an et la position (russe) n’a pas changé », a également regretté Burhan Ghalioun, membre de la direction du CNS, dont il a...
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