Le groupe "Unis contre le nucléaire iranien", (United against Nuclear Iran, UANI) basé à New York, a monté la pression sur le département du Trésor américain afin de désigner le système financier libanais en tant que système "à risque de blanchiment d’argent", a rapporté mardi le Wall Street Journal (WSJ).
Selon le quotidien, Washington craint que ses alliés au Liban soient affaiblis si la position financière de Beyrouth se détériorait par ce genre de mesures.
L'UANI est en train de mettre la pression sur des firmes financières à Wall Street et en Europe pour que celles-ci "se débarrassent de leurs avoirs libanais en forme de prêts(...), car le Hezbollah utilise les banques libanaises pour blanchir de l’argent et aider la Syrie et l’Iran à contourner les sanctions", précise le journal.
Selon le Wall Street Journal, l’UANI a envoyé des lettres à Blackstone Group LP, Fidelity Investments, la banque britannique HSBC ainsi que le groupe allemand DekaBank ces derniers mois afin de les pousser à se débarrasser de leurs avoir libanais.
Trois firmes financières, Ameriprise Financial Inc., Finland's Aktia Bank, et Erste-Sparinvest KAG auraient déjà adhéré à ces demandes, poursuit le quotidien américain.
"HSBC et DekaBank ont contacté l’UANI et indiqué qu’ils enquêtaient sur les accusations portées contre le système financier libanais. De son côté Fidelity a annoncé qu’elle respecterait toutes les régulations des États-Unis concernant les investissements au Liban (…)".
L’UANI est un groupe composé d’anciens diplomates, officiers et académiciens américains, dont l’objectif est de monter la pression sur Téhéran. Le groupe est dirigé par Mark Wallace, ancien ambassadeur des États-Unis auprès des Nations unies.
En décembre 2011, les autorités américaines avaient annoncé avoir porté plainte au civil contre des établissements financiers libanais accusés d'avoir aidé au blanchiment de 483 millions de dollars pour le Hezbollah, via les Etats-Unis et l'Afrique, en lien avec un trafic de drogue. Cette plainte visait notamment la banque Libano-Canadienne et deux établissements financiers basés au Liban, la compagnie de change "Hassan Ayache" et "Ellissa Holding".
Dans son dernier rapport visant à retracer l’argent illégal au Liban en 2011, la Commission spéciale d’investigation (CSI) contre le blanchiment d’argent a recensé 335 cas suspects en 2011 contre 245 cas en 2010.
Selon le quotidien, Washington craint que ses alliés au Liban soient affaiblis si la position financière de Beyrouth se détériorait par ce genre de mesures.
L'UANI est en train de mettre la pression sur des firmes financières à Wall Street et en Europe pour que celles-ci "se débarrassent de leurs avoirs libanais en forme de prêts(...), car le Hezbollah utilise les banques libanaises pour blanchir de l’argent et aider la Syrie et l’Iran à contourner les sanctions", précise le journal.
Selon le Wall...

