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À La Une - Liban

Sit-in de Saïda : cheikh Assir persiste, malgré les pressions

Les propriétaires des magasins affectés par le sit-in à Saïda organisent une contre-manifestation.

Cheikh Ahmad el-Assir et ses partisans lors du sit-in à Saïda le 29 juin 2012. MAHMOUD ZAYYAT /

Le cheikh intégriste Ahmad el-Assir a affirmé samedi avoir été contacté par de nombreuses personnalités politiques, dont le ministre libanais de l’Intérieur Marwan Charbel, qui lui ont demandé de "rouvrir la route de Saïda". "Je n’ai pas été convaincu par leur demande", a répliqué le dignitaire sunnite qui, depuis mercredi soir, bloque avec ses partisans l’une des entrées de Saïda, au niveau de la mosquée Bahaeddine Hariri, dans un sit-in "ouvert et pacifique" contre les armes "illégales" du Hezbollah.

"La peur de l’hégémonie du Hezbollah hante les esprits des gens, a ajouté cheikh Assir dans un entretien accordé à la chaîne LBC. Pour éradiquer la peur, cette hégémonie doit disparaître". Il a également tenu à s’excuser auprès des habitants de Saïda et du Liban-Sud pour le blocage des routes, tout en rappelant que l’accès au sud du pays reste accessible via la route maritime.

 

Cheikh Assir a par ailleurs invité les responsables politiques à avoir une approche "équilibrée et courageuse" vis-à-vis de son mouvement qui, selon lui, reste ouvert à toutes les confessions. "Je parle au nom de tous les druzes, chrétiens, chiites et sunnites libres, a-t-il assuré. Chaque soldat ou policier sait que je me place dans l’œil du cyclone pour restaurer la dignité de ce pays".

 

Dans le même temps, les propriétaires des magasins qui sont affectés par le sit-in à Saïda ont organisé samedi une contre-manifestation, a rapporté la radio Voix du Liban (VDL).

 

Les protestataires se sont approchés de la mosquée Bahaëddine Hariri où a lieu le sit-in du cheikh Assir, en présence d'un grand nombre d'agents des Forces de sécurité intérieure (FSI).

 

Les partisans du cheikh étaient sur leur garde et auraient averti les autres manifestants ainsi que les citoyens de ne pas s'approcher d'eux, selon la même source.

 

Vendredi, le ton est monté entre cheikh Assir et de nombreuses personnalités sunnites. "Nous respectons l’appel à un sit-in à Saïda, mais nous refusons que les routes soient bloquées", a déclaré l’ancien Premier ministre et actuel député de Saïda, Fouad Siniora, à l’issue d’une réunion de plusieurs personnalités de Saïda. "Bloquer des routes porte atteinte à la sécurité des citoyens et dépasse les formes acceptables de la liberté d’expression", a-t-il martelé.

 

Parallèlement, à Beyrouth, les partisans de Chaker el-Berjaoui, chef du Parti du courant arabe, sunnite proche du Hezbollah, se sont rassemblés sur la route de l'ambassade du Koweït, à Bir Hassan, à Beyrouth, en guise de protestation contre le discours de cheikh el-Assir.

Chaker el-Berjaoui a par la suite fixé un ultimatum de 48 heures aux partisans de cheikh al-Assir afin de lever leur campement à Saïda, menaçant, le cas échéant, de lancer un contre-mouvement. M. Berjaoui a par ailleurs invité le gouvernement à assumer ses responsabilités de protéger les citoyens, selon la LBC.

 

Dans ce contexte politico-sécuritaire très tendu, le mufti de la République libanaise cheikh Mohammed Kabbani a mis en garde contre l’éclatement d’un conflit confessionnel dans le pays. "Le feu de la discorde risque d’embraser tout le Liban, de la montagne au littoral, si les Libanais ne parviennent pas à s’entendre entre eux", a-t-il averti. "Nous devons rester vigilants et ne pas tomber dans le piège qui pourrait ramener le pays au temps de la guerre (civile) qui a duré plus de 15 ans", a ajouté le mufti. "L’insécurité rampante représente le plus grand danger actuel, un danger qui risque de détruire le Liban", a conclu le haut dignitaire sunnite.

 

Jeudi, cheikh Assir avait indiqué que son mouvement "se poursuivra pacifiquement jusqu’à la mort".

 

 

Le cheikh intégriste Ahmad el-Assir a affirmé samedi avoir été contacté par de nombreuses personnalités politiques, dont le ministre libanais de l’Intérieur Marwan Charbel, qui lui ont demandé de "rouvrir la route de Saïda". "Je n’ai pas été convaincu par leur demande", a répliqué le dignitaire sunnite qui, depuis mercredi soir, bloque avec ses partisans l’une des entrées de Saïda, au niveau de la mosquée Bahaeddine Hariri, dans un sit-in "ouvert et pacifique" contre les armes "illégales" du Hezbollah.
"La peur de l’hégémonie du Hezbollah hante les esprits des gens, a ajouté cheikh Assir dans un entretien accordé à la chaîne LBC. Pour éradiquer la peur, cette hégémonie doit disparaître". Il a également tenu à s’excuser auprès des habitants de Saïda et du Liban-Sud pour le blocage des routes, tout...
commentaires (8)

Ça y est, on leur a lâché la bride aux Intégristes libanais Sunnites ! Pauvres Intégristes chiites : qu’est-ce qu’ils vont ramasser…..

Antoine-Serge KARAMAOUN

09 h 29, le 01 juillet 2012

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Commentaires (8)

  • Ça y est, on leur a lâché la bride aux Intégristes libanais Sunnites ! Pauvres Intégristes chiites : qu’est-ce qu’ils vont ramasser…..

    Antoine-Serge KARAMAOUN

    09 h 29, le 01 juillet 2012

  • Concours - Barbes les plus terribles au Liban - Votez

    Halim Abou Chacra

    09 h 03, le 01 juillet 2012

  • Chacun a droit à son quart d'heure de célébrité, ça passe vite un quart d'heure, et un mauvais quart d'heure est vite arrivé, mais curieusement celui-là dure plus longtemps. Ah les mystères du temps...

    Tina Chamoun

    07 h 28, le 01 juillet 2012

  • Barbus en surface vs barbus enterrés.

    Robert Malek

    07 h 11, le 01 juillet 2012

  • Il en a dans la tunique, ce cheikh Assir sunnite….. et pas comme l’autre chiite caché en sous-sol depuis six années ; ya hassértééhhhh !

    Antoine-Serge KARAMAOUN

    12 h 30, le 30 juin 2012

  • Il ne mourra pas, mais il va ceder. Pierre qui roule n'amasse pas mousse. Une fois, de plus.

    Jaber Kamel

    09 h 03, le 30 juin 2012

  • Blocage des routes,pneus en feu , peur dune hégémonie , et au nom des opprimés Saïda comme en 1975 nous fait revivre le spectre de la guerre civile . Triste . Antoine Sabbagha

    Sabbagha Antoine

    06 h 36, le 30 juin 2012

  • Voila a quoi servent les armes de Hezbollah maintenant, a creer encore plus de discorde dans le pays. Ce mouvement s'arroge le droit de rester armé envers et contre tous (a part envers Michel Aoun bien sur dont le seul but est la Chaise evidemment et point la guerre avec Israel ou meme le bien-etre du peuple). On est a un tournant decisif, ce n'est plus Israel (ou la Syrie) l'ennemi le plus dangeureux pour les Libanais mais plutot nous-memes Libanais le sont envers nous-memes et notre pays! Hassan Nisrallah doit conceder qu'a long terme cette notion ridicule de "Armee-Resistance-Peuple" c'est de la foutaise excusez le terme, et que l'on pourra jamais batir un Etat viable et decent a partir de la!

    Fady Challita

    06 h 33, le 30 juin 2012

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