Pierre-Philippe Marcou/AFP
Dans les deux cas, la Roja sera en quête d’un triplé inédit Euro-Mondial-Euro.
Contre l’Allemagne, il s’agirait donc du remake de la finale de l’Euro 2008 remportée 1 à 0 par la Roja. L’Espagne, à l’époque requinquée par Luis Aragones, avait remporté à Vienne son second titre international après 44 ans d’attente depuis l’Euro 1964, en surprenant la Mannschaft, favorite avec sa 13e finale d’un grand tournoi à son actif (Mondial et Euro).
Dans les rangs espagnols, le héros s’appelait Torres. C’est lui qui, lancé par Xavi, avait mystifié Lahm, qui le devançait pourtant, et avait parfaitement piqué sa balle devant Lehmann à la 33e minute.
Dans les rangs allemands, le rôle du maudit (trouvant un poteau) revenait encore une fois à Ballack finalement titularisé après l’incertitude qu’avait fait planer son mollet droit la veille de la finale. Ce jour-là, le 29 juin 2008, les petits gabarits du Barça, Xavi et Iniesta, avaient fait énormément de mal aux armoires à glace allemandes, type Metzelder (1,94 m). La Roja, avec ce sacre, imposa sa marque de fabrique, un jeu de passes étincelant, tourné vers l’avant.
Que se passera-t-il cette fois si la Mannschaft se retrouve en travers du chemin de la Roja ? L’équipe allemande a bien changé depuis Vienne. Elle a été rajeunie et est devenue plus joueuse. L’Allemagne avait brillé au Mondial 2010 en Afrique du Sud, où elle s’était inclinée en demi-finale contre... l’Espagne (1-0). Comme on se retrouve !
Les retrouvailles pourraient aussi se conjuguer avec l’Italie car Espagnols et Italiens se sont déjà croisés le 21 juin 2008 en quarts de finale de l’Euro. Le match s’était fini aux tirs au but (Espagne victorieuse), avec une opposition à distance de deux des meilleurs gardiens du monde, Iker Casillas et Gianluigi Buffon, qui sont toujours là.
Mais ces deux équipes se sont affrontées plus récemment au premier tour de cet Euro.
Le 10 juin 2012, à Gdansk, à la surprise générale, l’Espagne avait été obligée de courir après le score face à l’Italie 1-1. Ce nul avait donné de l’espoir aux futurs adversaires de l’équipe de Vicente Del Bosque.
Laurent Blanc, sélectionneur français, à la veille d’affronter les Espagnols en quart, avait livré son analyse : « Certaines équipes les ont ennuyés comme l’Italie, avec une solidarité incroyable et surtout une efficacité défensive exceptionnelles. » Las : Les Bleus avaient bétonné leur côté droit et c’est là d’où étaient venus la première incursion dangereuse espagnole et le premier but (défaite des Français 2-0).
Ce que n’avait pas dit Blanc ce jour-là, c’est que l’Italie de Cesare Prandelli a agréablement surpris en jouant et en se découvrant durant cet Euro, sous la houlette d’un Pirlo majestueux. La « Fée clochette », un des surnoms du joueur de la « Juve », peut-elle faire des miracles encore contre l’Espagne si la « Nazionale » vient à bout de l’Allemagne ?
Dans les rangs espagnols, le héros s’appelait Torres. C’est lui qui, lancé par Xavi, avait mystifié Lahm, qui le devançait pourtant, et avait parfaitement piqué sa balle devant Lehmann à la 33e minute.Dans les rangs allemands, le rôle du maudit (trouvant un poteau) revenait encore une fois à Ballack finalement titularisé après l’incertitude qu’avait fait...

