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Moyen Orient et Monde - Rio+20

La société civile monte au créneau

Le président bolivien Evo Morales.

La société civile, furieuse devant « l’échec » et « l’absence » d’engagements du sommet de l’ONU, est montée au créneau hier, au deuxième jour du sommet de Rio+20. Plusieurs grandes organisations de la société civile, dénonçant la faiblesse du document final, ont affirmé qu’elles se battraient avec d’autant plus d’énergie pour la nature et contre la pauvreté. Daniel Mittler (Greenpeace), considérant le résultat de Rio+20 comme « désastreux », a dit sa « déception » et sa « colère ». « On ne va pas rester tranquilles, il est temps pour nous de mobiliser pour que les gens que nous avons élus rendent des comptes », a lancé Sharon Burrow (Confédération internationale des syndicats).
À la tribune du sommet, les représentants des 191 pays membres de l’ONU présents à Rio continuaient à défiler avec des appels à une action rapide pour sauver la planète et réduire les inégalités dans le monde. Le président équatorien Rafael Correa a tranché avec les discours ronronnants en soulignant que les 20 % des pays les plus riches génèrent 60 % des émissions de gaz à effet de serre, tandis que les 20 % les plus pauvres en génèrent 0,72 %. Le président bolivien Evo Morales a estimé quant à lui que l’économie verte était « un nouveau colonialisme » que les pays riches voulaient imposer aux pays en développement. La veille, la présidente du Costa Rica, Laura Chinchilla, avait critiqué à la tribune l’absence des dirigeants des grandes économies (Allemagne, Grande-Bretagne, Russie...) et a demandé que la crise n’empêche pas de mettre fin à « un style suicidaire de progrès ».
Les chefs d’État et de gouvernement devaient par ailleurs se réunir en tables rondes pour étudier comment mettre en œuvre les résultats de la conférence, couchés dans un document final jugé généralement aussi mou que vide.
(Source : AFP)
La société civile, furieuse devant « l’échec » et « l’absence » d’engagements du sommet de l’ONU, est montée au créneau hier, au deuxième jour du sommet de Rio+20. Plusieurs grandes organisations de la société civile, dénonçant la faiblesse du document final, ont affirmé qu’elles se battraient avec d’autant plus d’énergie pour la nature et contre la pauvreté. Daniel Mittler (Greenpeace), considérant le résultat de Rio+20 comme « désastreux », a dit sa « déception » et sa « colère ». « On ne va pas rester tranquilles, il est temps pour nous de mobiliser pour que les gens que nous avons élus rendent des comptes », a lancé Sharon Burrow (Confédération internationale des syndicats).À la tribune du sommet, les représentants des 191 pays membres de l’ONU présents à Rio...
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