Je me suis rendue compte dernièrement qu’au cours de ces trois ans il n’a jamais été question de football dans cette rubrique, pourtant c’est le sport préféré de mes enfants et même s’ils suivent de très près les exploits de leurs équipes et joueurs adulés et ne ratent aucun de leurs matchs, il y quand même quelques anecdotes (parmi des centaines) que j’aimerai partager avec eux mais aussi avec vous à l’occasion de l’Euro 2012 ! Si le jeu de balle existe depuis la nuit des temps dans toutes les civilisations, selon de nombreux textes (chinois, grecs romains...), ce n’est qu’au début du XIXe en Angleterre que le football, connu et pratiqué depuis des siècles par les écoliers français sous le nom de ballon au camp, apparaît sous sa forme actuelle dans les public-schools. En 1857 naît le premier club de football : le Sheffield Football Club. En 1902 se joue le premier match officiel international : l’Autriche bat la Hongrie (5 à 0). 1904 voit la fondation de la Fédération internationale de football association (FIFA)... En 1958 : Just Fontaine marque 13 buts en phase finale de Coupe du monde. Le record tient toujours. Quant aux cartons jaunes et cartons rouges, on les doit à un Anglais : Ken Aston. Cet arbitre assiste au match Angleterre-Argentine durant la Coupe du monde 1966. À cette époque, rien ne matérialise les sanctions : l’avertissement et l’expulsion se font de manière verbale. Durant la rencontre, un joueur argentin est expulsé par l’arbitre mais il refuse de sortir. Depuis les tribunes, Ken Aston est écœuré par la réaction de l’Argentin. Sur le chemin du retour, il s’arrête en voiture à un feu de circulation. Et là, eurêka ! En voyant le feu jaune, puis le feu rouge, il se dit que le code est adaptable au football. Son idée séduit la FIFA, qui l’adopte lors de la Coupe du monde 1970 et depuis. Parmi les infractions passibles de sanction, le fait d’enlever son maillot. Carton jaune garanti, étant donné que certaines personnes utilisent le tee-shirt en dessous du maillot pour faire passer des messages politiques ou pour blesser des gens avec des mots. Le maillot, lui, est aussi toute une histoire : même si Nike et Puma entrent en lice, Adidas reste le partenaire historique du football. La marque a développé un concept novateur afin de s’adapter aux conditions climatiques extrêmes. C’est ainsi qu’est né le DLC, qui consiste en une superposition de deux couches.
Une en microfibre au plus près du corps, l’autre en un maillot ajouré léger. Avec en plus une induction en Téflon, le maillot bénéficie d’un séchage rapide et d’une fonction antitaches pour la terre et l’herbe : pour des champions non boueux ! D’ailleurs seules les répliques sont vendues au grand public, du fait du coût élevé de la confection de ces maillots. Pour le confort et la légèreté, les traditionnelles trois bandes et les logos sont thermocollés sur le maillot. À propos des bandes, Johan Cruyff était l’un des meilleurs footballeurs du monde dans les années 60-70. En sélection nationale, ses partenaires portaient un maillot et un short à trois bandes. Cruyff n’en arborait que deux sur les siens. Adidas équipait alors l’équipe des Pays-Bas mais Johan Cruyff avait signé un contrat personnel avec Puma. Il refusait donc de porter une tenue d’une marque différente. Avant 1911, l’équipe italienne jouait en blanc. En1911, elle dispute un match contre la Hongrie. Les Italiens portent alors un maillot bleu, en l’honneur de la famille royale issue de la maison de Savoie, dont la couleur « officielle » est le bleu. Depuis cette date, elle joue en bleu. D’où son surnom de « Squadra Azzurra »... Jusqu’au milieu du XXe siècle, la Seleçao brésilienne évolue en blanc. Le 16 juillet 1950, il dispute la finale de la Coupe du monde. Mais les Brésiliens s’inclinent face à l’Uruguay (2-1). Le blanc est alors associé à la défaite. Ils adoptent alors le maillot jaune à liseré vert et un short bleu, en référence au drapeau national... Quant aux sponsors, ils payent parfois extrêmement cher pour faire figurer leur marque sur les maillots. La société pétrolière Tamoil, par exemple, contrôlée jadis par la famille Khadafi, avait dépensé plus de 110 millions d’euros sur 5 ans pour être présente sur les maillots de la Juventus de Turin. En 107 ans d’existence, le FC Barcelone n’avait jamais eu un seul sponsor sur son maillot, celui-ci étant un symbole de l’identité régionale, ce qui reste une exception dans le foot européen. Mais, depuis septembre 2006, le club a accepté de faire figurer un partenaire sur son maillot : l’Unicef. Mais, fait insolite : le club n’a pas « vendu » son maillot, il paye son sponsor. Le Barça a versé 1,5 million d’euros sur 5 ans à l’organisme de l’ONU chargé de l’aide aux enfants dans le monde. Un parrainage éthique et une première dans le football. Depuis février 2011, la Fondation du Qatar, choisi pour accueillir le Mondial 2022, va payer pour avoir le droit d’y apparaître aux côtés de l’Unicef 165 millions d’euros jusqu’en 2016... Quand on est foudeball !
Sources principales :
storyfoot.com
laviedesidees.fr
ballon-football.com
fiches-pratiques.com
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