De la fumée et des flammes s’élèvent sur le site où des engins explosifs ont détoné à proximité d’un hôtel où le président français Emmanuel Macron devait séjourner, à Damas, en Syrie, dans cette capture d’écran extraite d’une vidéo obtenue le 7 juillet 2026. Photo Yamam AL SHAAR / AFP
Le chef de l’État libanais Joseph Aoun et le Premier ministre Nawaf Salam ont tous deux condamné les attaques qui ont eu lieu mardi matin à Damas, en Syrie, en marge de la visite du président français Emmanuel Macron dans le pays.
« Cibler la sécurité de la capitale syrienne à ce moment sensible constitue une tentative de déstabilisation et de porter atteinte au processus de redressement que connaît la Syrie », a dénoncé Joseph Aoun, avant d’exprimer « la pleine solidarité du Liban avec la Syrie, son peuple et ses institutions, face à toutes les tentatives visant à porter atteinte à sa sécurité », et de souhaiter « un prompt rétablissement aux blessés ». « La stabilité de la Syrie fait partie intégrante de la stabilité du Liban et de l’ensemble de la région », a-t-il conclu dans un communiqué publié sur le compte X de la présidence.
Un peu plus tôt, le Premier ministre avait condamné « les actes criminels survenus ce matin à Damas, ainsi que tout ce qui est susceptible de porter atteinte à la sécurité et à la stabilité », affirmant la solidarité du Liban envers la Syrie et son peuple
Dix-huit personnes ont été blessées mardi matin à Damas dans l’explosion de deux bombes à proximité de l’hôtel où Emmanuel Macron avait passé la nuit, illustrant la situation sécuritaire précaire en Syrie, où le président français achève une visite inédite.
Les deux engins ont explosé après le départ du chef de l’État pour le palais présidentiel, et l’Élysée a assuré qu’il poursuivait normalement sa visite. Quatre policiers figurent parmi les victimes, selon le ministère syrien de l’Intérieur. L’une des bombes « artisanales » était placée dans une benne à ordures et l’autre dans un véhicule à proximité de l’hôtel Four Seasons, dans le centre de la capitale, ont précisé les autorités.
Le président syrien Ahmad el-Chareh a indiqué que l’enquête était en cours afin de retrouver les auteurs de ces attentats. Le ministre syrien de l’Intérieur Anas Khattab, qui s’est rendu sur les lieux, a affirmé de son côté que « ces actes de sabotages avaient pour but de porter atteinte à la visite du président français ».

