Mario Gomez. Patrik Stollarz/
Le groupe B, dit de "la mort", a déjà fait une première victime avec les Pays-Bas battus à la surprise générale par le Danemark (1-0) tandis que dans l'autre match, l'Allemagne a battu dans la douleur le Portugal grâce à un but de Mario Gomez (1-0).
Oui, les "Oranje" étaient amers. Il suffit de lire les déclarations de leur attaquant Arjen Robben: "Que le Danemark gagne ce match, cela tient du miracle! Je pense que même les Danois quand ils vont se mettre au lit, se demanderont encore comment ils ont pu remporter cette partie".
Et d'enchaîner avec un "J'ai voulu être trop collectif. C'est une erreur" lourd de sens. Ca promet pour la suite dans une équipe où les ego sont souvent chauffés à blanc.
Le joueur du Bayern qui avait manqué sa finale de Ligue des champions contre Chelsea pour un penalty manqué a encore été marqué par la poisse en trouvant cette fois poteau.
Son partenaire Rafael van der Vaart a été plus lucide: "A ce niveau de compétition, quand on a des occasions, il faut les mettre dedans". Et Robin van Persie a en manqué des wagons pleins !
Et van der Vaart de conclure: "Maintenant, nous sommes obligés de gagner nos deux prochains matches (contre l'Allemagne et le Portugal, ndlr). Sinon, c'est retour à la maison". Beau programme.
Si Robben a été maudit, son partenaire du Bayern et gardien de l'Allemagne, Manuel Nueuer a été béni des dieux. Le portier a été sauvé par ses montants, une balle de Pepe, trouvant notamment sa transversale pour rebondir sur la ligne.
Les spectateurs de Lviv ont bien cru revivre un moment le 8e de finale du Mondial-2010: l'Allemagne menait 2-1 quand l'Anglais Lampard expédia une frappe qui toucha le bas de la transversale de Neuer et rebondit nettement derrière la ligne. L'arbitre n'accorda pas le but et l'Allemagne l'emporta finalement 4-1.
Mais cette fois, l'arbitre français de la rencontre, Stéphane Lannoy, a pu souffler, il n'y avait pas but. Ouf !
Le match entre Allemands et Portugais ne fut pas la grande fête du football annoncée. Et c'est finalement Mario Gomez, qui vint délivrer la Mannschaft à un peu plus d'un quart d'heure de la fin (72e). Sous les yeux d'un Jose Mourinho dépité.

Deux joueurs danois célébrant leur victoire. Sergei Supinsky/AFP
Avec Espagne-Italie dimanche à Gdansk (19h00, heure libanaise), le Groupe C commence par le choc entre les deux gros favoris, le champion d'Europe et du monde en titre contre une "Nazionale" qui a déterré le "catenaccio", et l'Eire ou la Croatie pourrait bien en profiter.
L'Italie du sélectionneur Cesare Prandelli, assaillie par les doutes, peut-elle menacer l'Espagne championne d'Europe et du monde? Après deux ans passés à peaufiner un jeu d'attaque "à l'espagnole", justement, le sélectionneur a contre-braqué au dernier moment et s'est replié sur les valeurs ancestrales du football italien: bien défendre d'abord.
Il a troqué sa défense à quatre contre une arrière-garde à cinq éléments, et n'aura eu qu'une semaine pour la peaufiner. Mais le sens de la compétition de l'Italie, quatre fois championne du monde et une fois championne d'Europe (en 1968), peut toujours faire merveille.
L'Espagne arrive avec le statut de super-favori, elle qui a tout gagné ces quatre dernières années. Même privé de Carles Puyol en défense et de David Villa en attaque (blessés), le sélectionneur Vicente Del Bosque a toujours un des plus beaux effectifs de la planète football.
L'affrontement dès la première journée entre les deux grosses équipes du groupe pourrait bien offrir une chance aux outsiders. Le vainqueur d'Eire-Croatie à Poznan (20h45), s'il y en a un, mettrait la pression sur le vaincu d'Espagne-Italie, voire sur les deux si les Latins font match nul.
Si les vedettes de la "Roja" et de la "Nazionale" sont sur le terrain -Xavi, Iniesta pour l'Espagne ou encore Pirlo et Balotelli pour l'Italie-, les vedettes irlandaise et croate sont derrière le banc avec l'Italien Giovanni Trapattoni pour les Irlandais et Slaven Bilic pour les Croates.
Honneur aux anciens, le "Trap", doyen de l'Euro (72 ans) et idole des Irlandais, rêve d'un scénario à la danoise ou à la grecque, vainqueurs surprises de l'Euro. Il compte sur sa malice et un calendrier à sa démesure, avec un dernier match contre l'Italie, qui redoute les "trapole del Trap", les pièges du "Trap". Prandelli ne voulait "surtout pas" affronter l'Eire...
Bilic, membre de la légendaire équipe de Croatie demi-finaliste de la Coupe du monde 1998, a imprimé sa marque de gagneur à une équipe qu'il dirige depuis huit ans, et qu'il va quitter après l'Euro pour le Lokomotiv Moscou. La sélection n'a plus autant de bons joueurs qu'en 1998, et a perdu des pions importants sur blessure, notamment le buteur Ivica Olic. Mais tout le pays compte sur son étoile, Luka Modric, le N.10 de Tottenham.
Oui, les "Oranje" étaient amers. Il suffit de lire les déclarations de leur attaquant Arjen Robben: "Que le Danemark gagne ce match, cela tient du miracle! Je pense que même les Danois quand ils vont se mettre au lit, se demanderont encore comment ils ont pu remporter cette partie".
Et d'enchaîner avec un "J'ai voulu être trop collectif. C'est une erreur" lourd de sens. Ca promet pour la suite dans une équipe où les ego sont souvent chauffés à blanc.
Le joueur du Bayern qui avait manqué sa finale de Ligue des champions contre Chelsea pour un penalty manqué a encore été...

